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Freak Island – Tome 1

Freak Island – Tome 1 Éditeur : Éditions Delcourt
Titre original : FREAK ISLAND
Dessin : Masaya HOKAZONO
Scénario : Masaya HOKAZONO
Traduction : Vincent ZOUZOULKOVSKY
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 160
Date de parution : 19/08/2015

Les six membres d’un club de fouilles s’approchent de l’île déserte de Kikuike pour visiter ses ruines. Alerté par ce qui lui semble être un naufragé, Higashiyama rejoint le rivage… et se retrouve face à un homme à tête de cochon ! Tandis que ce dernier lui explose littéralement la cervelle à coups de marteau, le bateau des étudiants fait naufrage. Ils n’ont pas d’autre choix que de se réfugier sur l’île…

Les vampires en moins, la base du scénario fait un peu penser à Higanjima (qui paraît chez Soleil). Pourtant, plus on continue notre lecture et plus on se rend compte que non, il n’y a pas beaucoup de points communs entre les deux titres. Freak Island est un titre qui commence de façon très classique avec un groupe de jeunes qui profitent un peu de leur temps libre ou du moins… en façade.

En réalité, on se rend très vite compte qu’il y a pas mal de dissensions dans le cercle d’archéologie. Alors que l’un a rejoint le groupe parce qu’il est amoureux de l’une des filles, cette dernière est plutôt attiré par « le beau mec » du groupe, toujours prévenant et naturellement prêt à tout pour sauver la moindre âme en danger.

C’est d’ailleurs ce caractère qui provoque le naufrage du bateau puisque le jeune garçon se jette à l’eau afin d’aider un homme qui se trouve sur l’île. Malheureusement pour lui, cet « homme » porte un masque de cochon et va commencer à le tabasser. Les autres ne sachant pas bien manoeuvrer le bateau, ils vont finir par couler…

Le « héros » de l’histoire, Takaku n’a pas grand chose pour lui. Petit, faiblard, lâche même, il ne manque pas une occasion pour matter Tomoka en secret, ce qui le desservira dans sa « quête » amoureuse. Il va pourtant savoir se montrer débrouillard une fois arrivé sur l’île et les autres pourront même compter sur lui.

Dans Freak Island, ce qui compte pour nos héros, c’est bel et bien la survie. Il n’est pas question de venger qui que ce soit même s’ils veulent quand même tenter de récupérer leur camarade capturé. Malheureusement, ils devront se méfier de l’environnement inhospitalier ainsi que de ce mystérieux homme au masque de cochon (même si on se doute qu’en réalité, c’est une peau qu’il doit avoir directement arraché)…

Graphiquement, ça reste acceptable mêmes c’est en dessous de ce qu’on attend pour un seinen. Ce n’est pas moche mais c’est loin du niveau d’un titre de Junji ITO ou même d’un Cruler than Dead par exemple. Par contre, l’auteur se lâche sur le sang et la découpe et à ce niveau là, il a l’air de savoir ce qu’il fait.

L’édition est classique pour un seinen Delcourt même si on remarquera l’épaisseur réduite (et ce, même s’il n’y a que 160 pages). Cependant, même le manga est très fin, il reste de bonne facture. Il plie un petit peu mais pas trop et le papier reste acceptable (même si certaines pages sont un peu transparentes).

Ce premier tome de Freak Island est un peu light à plusieurs niveaux : l’histoire n’en est qu’à ses balbutiements, les relations entre les personnages sont encore très fluctuantes, le trait reste moyen et l’édition pourrait être meilleure. Pourtant, le titre se lit d’une traite et difficile de ne pas être accroché par l’ambiance qui reste de très bonne facture.

Les vampires en moins, la base du scénario fait un peu penser à Higanjima (qui paraît chez Soleil). Pourtant, plus on continue notre lecture et plus on se rend compte que non, il n'y a pas beaucoup de points communs entre les deux titres. Freak Island est un titre qui commence de façon très classique avec un groupe de jeunes qui profitent un peu de leur temps libre ou du moins... en façade. En réalité, on se rend très vite compte qu'il y a pas mal de dissensions dans le cercle d'archéologie. Alors que l'un a rejoint le groupe parce qu'il est amoureux…

Le Freak, c'est chic (désolé...)

Graphisme - 55%
Histoire - 72%
Mise en scène - 68%
Originalité - 58%
Edition - 46%
Dans son genre - 62%

60%

Groink

Freak Island n'a pas encore fait ses preuves mais l'atmosphère pesante et le scénario intrigant donnent envie de continuer l'aventure et de voir ce qu'HOKAZONO nous réserve pour le tome 2.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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