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Fire Punch – Tome 1

Fire Punch – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Fire PUNCH
Dessin : Tatsuki FUJIMOTO
Scénario : Tatsuki FUJIMOTO
Traduction : Sylvain CHOLLET
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 21/06/2017

Dans un monde où tout est recouvert de glace, la famine et le chaos règnent sur la Terre. Parmi les quelques humains qui tentent de survivre, certains sont dotés de pouvoir surnaturels. Agni et sa soeur, Luna, font partis de ces « élus » et possèdent la faculté de se régénérer. Agni utilise ce pouvoir pour nourrir les habitants de son village. Pourtant cela ne suffira pas à les préserver du terrible malheur qui va s’abattre sur eux… Agni sera le seul survivant du massacre qui a brûlé tous ses proches. Il part alors dans une quête effrénée pour assouvir sa soif de vengeance !

Annoncé depuis plusieurs mois, le gros seinen de cette année pour Kazé, c’est assurément ce Fire Punch de Tatsuki FUJIMOTO. Présenté comme un titre ardent, les lecteurs avaient de quoi nourrir de nombreuses attentes sur ce manga qui ne possède pourtant pas de pitch qui sorte vraiment de l’ordinaire.

Premier gros point positif, le mangaka pose la base de son univers en deux pages : une sorcière de glace a fait de la terre une immense étendue blanche froide et cruelle et le commun des mortels doit y survivre. Parmi eux, une poignée « d’élus » disposant de pouvoir surnaturels.

Attention cependant, qui dit pouvoir ne dit pas forcément invincible et c’est encore plus vrai dans Fire Punch. Le héros, Agni, est immortel mais ça ne veut pas dire qu’il a la belle vie pour autant. Pauvre, il vit avec sa soeur dans un village en proie à la famine. La météo n’étant pas vraiment propice à l’agriculture et à l’élevage d’animaux, il y une pénurie de nourriture sévère dans le monde imaginé par FUJIMOTO.

Dès les premières pages, on comprend que l’auteur n’est pas un enfant de coeur. Pour lui, la meilleure façon d’utiliser le pouvoir de son héros… c’est pour nourrir le village ! Personne ne force Agni à faire don de sa personne (littéralement) et au contraire, tout le village ne fait que le remercier en permanence pour cette opportunité qu’il leur offre de survivre dans un monde où la ruine est devenue la norme.

À chaque fois que sa soeur lui sectionne un membre pour le donner aux gens du village (ce sont des cannibales par nécessité, certains continuent d’ailleurs à refuser la « viande » d’Agni), son esprit en paye le prix. Même s’il dit être habitué à la douleur, pas sûr que quelqu’un de normal puisse rester sain très longtemps alors qu’il se fait découper régulièrement.
Étonnamment, ce n’est pas cette douleur qui le fera basculer du côté de la folie mais la perte de sa soeur. Aveuglé par la rage, il ne va plus chercher qu’une chose : la vengeance. Même un être qui semblait bon et bienveillant comme Agni va être corrompu par le monde gelé de la sorcière blanche.

Obtenir ce qu’il veut ne sera pas chose facile et le mangaka nous le fait comprendre très rapidement. Avec la menace potentielle posée par les élus, des mesures ont été mises en place pour pouvoir les contrer. Un peu comme dans UQ Holder, les ennemis du héros auront donc des moyens de contrôler les immortels. D’ailleurs, si Agni est en feu, c’est à cause d’une attaque ratée de l’antagoniste principal de l’histoire.

Le protagoniste est, à partir du moment où le feu l’attaque, en souffrance permanence. Ce n’est pas comme la Torche humaine (membre des 4 Fantastiques) qui est complètement immunisé au feu puisqu’ici, les flammes consomment en permanence la chair de l’immortel qui doit donc se régénérer en permanence… C’est dans cet état qu’il arpente les plaines glacées à la recherche de son ennemi juré.

Graphiquement, l’intérieur n’est clairement pas au même niveau que les couvertures magnifiques proposées pour la série. Ça ne veut pas dire que le dessin est moche, loin de là mais disons qu’il y a quand même une différence notable entre les deux. Les personnages ne sont pas spécialement et la série n’est pas, thème oblige, riche en décors variés. Pourtant, on note une bonne utilisation des trames et un rendu global bien géré pour renforcer l’ambiance glacée posée par le dessinateur.
Le découpage reste assez classique et l’auteur a probablement préféré lancer sa série sur des bases plutôt traditionnelles puisqu’il propose des cases assez conventionnelles même s’il n’hésite pas à les multiplier ou les diminuer pour jouer avec le rythme de son histoire (dans l’ensemble, ça reste très lent).

Pour l’édition, difficile de vous parler de l’ouvrage puisque cette chronique est basée sur les chapitres prépubliés en ligne par Kazé. Cependant, on peut quand même toucher deux mots sur la traduction de Sylvain CHOLLET qui passe vraiment très bien. Aucun soucis de fluidité chez ce vétéran qui sait parfaitement adapter le niveau de langue quand c’est nécessaire.

Souffrance, cannibalisme, violence, régime totalitaire… Il y a de nombreux thèmes à explorer dans l’univers de Fire Punch et Tatsuki FUJIMOTO le fait avec la manière. Alors que la base de l’histoire ne paraissait pas plus originale que ça, le mangaka réussit à nous amener dans un monde intrigant (mais aussi à la limite du malsain) où règne la terreur et la loi du plus fort.
Rien que pour ça, son manga vaut la peine d’être découvert !

Annoncé depuis plusieurs mois, le gros seinen de cette année pour Kazé, c'est assurément ce Fire Punch de Tatsuki FUJIMOTO. Présenté comme un titre ardent, les lecteurs avaient de quoi nourrir de nombreuses attentes sur ce manga qui ne possède pourtant pas de pitch qui sorte vraiment de l'ordinaire. Premier gros point positif, le mangaka pose la base de son univers en deux pages : une sorcière de glace a fait de la terre une immense étendue blanche froide et cruelle et le commun des mortels doit y survivre. Parmi eux, une poignée "d'élus" disposant de pouvoir surnaturels. Attention cependant, qui dit pouvoir ne dit pas forcément invincible…

This book is... on fire !

Graphisme - 73%
Histoire - 67%
Mise en scène - 79%
Originalité - 75%
Edition - 70%
Dans son genre - 80%

74%

Brûlant

Au final, Fire Punch, c'est un titre assez angoissant et qui n'hésite pas à traiter des côtés sombres de l'âme humaine. Vous y verrez se côtoyer héroïsme et cannibalisme dans un monde aussi beau qu'il n'est froid. Si Agni ne peut pas prétendre à une vengeance à la Tarantino, on peut espérer une série à la Wolfsmund pour nous tenir en haleine !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. J’étais intrigué par le titre, mais j’ai décidé de ne pas le prendre finalement, ayant lu quelques extraits, ça m’est apparu plutôt bon mais sans plus.

    Je n’ai pas ressenti l’envie d’en savoir plus. Je suivrais les avis sur la série tout de même pour savoir si dans plusieurs tomes on a « une série à la wolfsmund », si c’est le cas ce sera un non définitif. J’ai vraiment détesté la seconde partie de Wolfsmund (à partir du tournant de la série pour pas spoiler ^^)

    Bonne critique en tout cas bien écrite et agréable à lire.

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