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Fire Force 1

Fire Force – Tome 1

Fire Force – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Enen no Shouboutai
Dessin : Atsushi OHKUBO
Scénario : Atsushi OHKUBO
Traduction : Frédéric MALET
Prix : 5.45 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 19/05/2017

L’humanité est terrifiée par le phénomène de combustion humaine. Des brigades spéciales Fire Force ont donc été mises en place avec pour mission de trouver la cause de ce mystérieux phénomène ! Le jeune Shinra, nouvelle recrue surnommée le Démon, rêve de devenir un héros. Mais le chemin sera long et il devra, avec ses camarades, apprendre à affronter quotidiennement des Torches humaines !!

L’auteur de l’excellent Soul Eater (qui revient chez nous ce mois-ci avec une nouvelle édition chez Kurokawa) est de retour en France mais pas chez l’éditeur chez qui on l’aurait imaginé ! Atsushi OHKUBO revient chez Kana avec Fire Force, un shônen qui met en scène… des pompiers !

Autant le dire tout de suite, ce début de série est méga classique. Est-ce que c’est mauvais pour autant ? Eh bien, pas du tout ! OHKUBO a appris de son erreur sur les premiers chapitres de Soul Eater où il avait proposé une forme clairement originale mais qui peinait à véritablement intéresser le lecteur. Il est vrai qu’il se rattrapait avec brio après seulement quelques tomes et la mise en avant de Médusa mais ce n’est pas vraiment ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Les fans qui s’attendent à retrouve l’ambiance pesante (due principalement à la folie du grand dévoreur) des derniers tomes des aventures de Kid, Maka et Soul seront peut-être un peu déçus par ce premier volume peut-être un peu trop lisse, trop tranquille. Les enjeux de la série ne sont pas encore clairs et même si l’objectif du héros est bien défini, les choses restent un peu trop simples et « normales » (pour un shônen en tout cas) pour que le lecteur ressentent les mêmes frissons que dans le titre phare du mangaka.

Même si la comparaison avec son précédent blockbuster était inévitable, il ne faut pas juger Fire Force uniquement par ce biais. Le titre dispose quand même d’un monde au concept de base intéressant : n’importe qui peut prendre feu. Avec ce phénomène de combustion spontanée (qui, on l’apprend très rapidement, est probablement induit), personne n’est à l’abri et n’importe qui peut faire les frais de cette menace invisible (un peu comme la folie qui rongeait les humains de l’intérieur).

Les ennemis, ce sont des « monsieur tout le monde » (des average joes comme diraient nos amis américains) qui peuvent prendre feu et par conséquent devenir des dangers pour leurs proches et tous ceux qui les entourent au moment où ils prennent feu. Même si certains se complaisent dans cette force nouvelle et n’hésitent pas à causer la mort autour d’eux, ces humains n’avaient, au départ, rien demandé.
On a l’impression que le mangaka insiste pas mal sur cet aspect de « victime », très vraisemblablement pour humaniser certains ennemis par rapport à d’autres (notamment ceux qui induisent les combustions et viennent semer le trouble dans l’esprit des transformés).

La galerie de personnages est bien posée et outre le héros (au passé trouble, sans parents, etc… je passe parce que c’est déjà vu dix mille fois et qu’il n’y a pas vraiment d’élément original), on retrouve une brigade aux membres variés. Du capitaine droit et valeureux au petit nouveau qui n’hésite pas à se mettre en avant malgré ses faiblesses et en passant par des femmes fortes et qui ont du caractère, le lecteur aura largement assez de diversité pour ne pas crier à la redondance.

En fait, malgré le côté super classique, on ne s’ennuie à aucun moment dans Fire Force. OHKUBO sait clairement utiliser les codes du shônen à son avantage et ça se voit très vite. Ce premier tome ne possède pas forcément une histoire folle et pourtant, difficile de ne pas sortir conquis par une fraîcheur difficile à identifier. Elle vient peut-être du thème des pompiers (Coïncidence ? Je ne crois pas… !) ou de l’univers qui fourmille de détails… Quoi qu’il en soit, on sent quelque chose !

Graphiquement, OHKUBO n’a rien perdu de son talent et s’il est vrai qu’il se permet moins de « folies » que dans série phare, c’est probablement parce qu’il ne s’en est pas encore donné les moyens, scénaristiquement parlant. Les premiers volumes de Soul Eater sont d’ailleurs assez difficiles visuellement mais se bonifie à une vitesse hallucinante (en 5/6 tomes, l’auteur trouve son style de prédilection et ne l’a pas quitté depuis).
Le dessinateur profite donc de toute son expérience acquise pour nous proposer un rendu propre au niveau du trait mais surtout un découpage intelligent qui est renforcé par des angles de vue originaux et souvent bien choisis pour rendre l’action la plus lisible possible. Pour une série qui bouge autant, force est de constater que le regard du lecteur est particulièrement bien accompagné.

Pour l’édition, on est dans les derniers standards de chez Kana pour un shônen, à savoir que le papier est très fin, de qualité assez moyenne et que l’ouvrage est peu épais et vraiment très souple….
Heureusement que la traduction vient contrebalancer ce petit aspect négatif avec un Frédéric MALET au top de sa forme. Le traducteur, habitué des shônen d’action où ça explose de partout (il officie sur One-Punch Man pour ne citer que celui-là) sait rendre son texte aussi vivant et dynamique que la situation l’exige et à ce niveau là, il n’y a vraiment rien à reprocher.

L'auteur de l'excellent Soul Eater (qui revient chez nous ce mois-ci avec une nouvelle édition chez Kurokawa) est de retour en France mais pas chez l'éditeur chez qui on l'aurait imaginé ! Atsushi OHKUBO revient chez Kana avec Fire Force, un shônen qui met en scène... des pompiers ! Autant le dire tout de suite, ce début de série est méga classique. Est-ce que c'est mauvais pour autant ? Eh bien, pas du tout ! OHKUBO a appris de son erreur sur les premiers chapitres de Soul Eater où il avait proposé une forme clairement originale mais qui peinait à véritablement intéresser le lecteur. Il est vrai qu'il se rattrapait avec…

Le feu ça brûle (et l'eau ça mouille)

Graphisme - 75%
Histoire - 65%
Mise en scène - 78%
Originalité - 75%
Edition - 60%
Dans son genre - 85%

73%

Cramé

Gommant les erreurs du début de sa précédente série, OHKUBO propose un début classique mais extrêmement maîtrisé, que ce soit au niveau de la présentation des personnages ou de la mise en place de l'univers. Si les planches n'ont pas encore le poids de celles que l'on pouvait trouver dans les derniers tomes de Soul Eater, on se dit que ça ne saurait tarder !

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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