Publicité

Publicité

Fairy Tail Zero

Fairy Tail Zero

Fairy Tail Zero Éditeur : Pika Édition
Titre original : Fairy Tail Zero
Dessin : Hiro MASHIMA
Scénario : Hiro MASHIMA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 272
Date de parution : 19/10/2016

Ayant perdu ses parents très tôt, Mavis travaille sur l’île de Tenrô au sein de la guilde Red Lizard pour le maître Jiself, qui la maltraite. Mais, un jour, la guilde est attaquée et détruite par les Blue Skull qui veulent s’emparer du trésor de l’île, le Jade de Tenrô. Lors de l’attaque, Mavis sauve Zera, la fille de Jiself. Ensemble, elles parviennent à s’enfuir.

Fairy Tail Zero, avant d’être publié en relié, est paru mensuellement dans le Fairy Tail Magazine, en compagnie de Fairy Tail – Ice Trail (aussi bien en France qu’au Japon). Cependant, lors de la parution originale, la demande pour une parution en format relié a été si forte que les éditeurs y ont répondu favorablement.
Il n’est donc pas étonnant que le même destin ait attendu la série dans l’hexagone, sans oublier que Fairy Tail Magazine était édité par Kana Video (détenteur de la licence de l’anime) alors que Pika détient la licence du manga. C’est donc le volume relié qui va nous intéresser.

Le titre du tome n’est pas anodin, puisque le récit concerne la manière dont la guilde Fairy Tail est née. De ce fait, il demande à être rangé avant le tome 1 de Fairy Tail, d’autant plus qu’il a été dessiné et scénarisé par Hiro MASHIMA. En résumé, on a affaire à une sorte de prologue, qui sort au moment adéquat par rapport au récit de la série principale où Mavis (1° Maître de la Guilde) et la création de Fairy Tail sont mis en avant.

Le principal intérêt scénaristique du tome réside dans le fait que, contrairement à ce qu’on aurait pu penser de prime abord, les fondateurs ne sont pas, au départ, des magiciens. Mavis est la première à apprendre des sorts, puis elle va entraîner 3 chasseurs de trésor, qui deviendront très importants dans le monde de la magie.
Le premier d’entre eux est Yûri Draer, le futur père de Makaroff qui deviendra le 3° maître de la guilde ; ensuite on a Precht Gaebolg qui succédera à Mavis, avant de partir et de créer la guilde noire Grimoire Heart ; et enfin Worlod Seaken qui deviendra non seulement l’un des 10 mages sacrés, mais en plus l’un des 4 Rois célestes d’Ishgar.
MASHIMA a donc su prendre son lecteur au dépourvu, en lui montrant des mages connus comme surpuissants sous un jour inattendu.

Après, sans trop en dire (je vous laisse la joie de la lecture), l’histoire reste assez classique, puisqu’elle suit le déroulement d’un roman d’initiation, où les personnages vont apprendre à développer et maîtriser leurs pouvoirs, à être moins téméraires et plus sages. Ce n’est pas ennuyeux, loin de là, car on découvre des personnages importants jusqu’alors peu exploités. Ce n’est juste pas très novateur…
En revanche, l’un des tours de force de MASHIMA n’est autre qu’une révélation sur l’un des personnages à laquelle peu de lecteurs devaient s’attendre. D’ailleurs, juste après celle-ci, vient une scène très touchante, qui donne au volume unique une dimension plus grande que celle de simple spin-off prologue de shônen.

Concernant le dessin, peu de choses nouvelles à dire. Après tout, MASHIMA étant totalement aux commandes du tome, on ne pouvait que s’attendre à une œuvre avec une qualité graphique assez bonne, faisant intervenir des personnages bien détaillés et expressifs, parvenant à mettre en scène efficacement aussi bien les scènes drôles que les scènes tristes ou dramatiques. Je pense que l’aspect le plus dur pour l’auteur a dû être de rajeunir ses personnages, en veillant à ce qu’on puisse les reconnaître d’après des souvenirs pas forcément frais dans l’esprit des lecteurs.

Je conclurai cette chronique en m’intéressant à l’édition qui est très bonne, il faut bien l’admettre. La jaquette met bien en valeur l’illustration couleur et le papier est assez épais pour permettre qu’on ne voie pas la planche au dos, mais il est peut-être un peu rêche au toucher.
En revanche, là où Pika a été très intelligent, c’est bien dans le prix : au même prix qu’un tome classique de Fairy Tail, vous avez un volume de presque 300 pages ! C’est très attractif, d’autant plus qu’en fin de volume, on retrouve une interview de MASHIMA, et que si vous utilisez l’application Shazam sur la couverture, vous serez envoyé vers une page où vous trouverez la vidéo d’une interview de l’auteur, et d’autres surprises !

Fairy Tail Zero, avant d'être publié en relié, est paru mensuellement dans le Fairy Tail Magazine, en compagnie de Fairy Tail - Ice Trail (aussi bien en France qu'au Japon). Cependant, lors de la parution originale, la demande pour une parution en format relié a été si forte que les éditeurs y ont répondu favorablement. Il n'est donc pas étonnant que le même destin ait attendu la série dans l'hexagone, sans oublier que Fairy Tail Magazine était édité par Kana Video (détenteur de la licence de l'anime) alors que Pika détient la licence du manga. C'est donc le volume relié…

Au commencement

Graphisme - 79%
Histoire - 57%
Mise en scène - 73%
Originalité - 61%
Edition - 69%
Dans son genre - 64%

67%

Création

MASHIMA a su publier au bon moment les origines de la création de Fairy Tail, puisque cela est au coeur de l'intrigue de la série principale. On découvre avec intérêt les prémisses de ce qui deviendra l'une des guildes les plus importantes du continent. Un "must have" pour tout fan de la série.




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

Laisser un commentaire

banner