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Drifters4

Drifters – Tome 4

Drifters – Tome 4 Éditeur : Tonkam
Titre original : Drifters
Dessin : Kohta HIRANO
Scénario : Kohta HIRANO
Traduction : Ryoko SEKIGUCHI
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 235
Date de parution : 23/09/2015

Saint-Germi a décidé de vendre le pays d’Orte à Toyohisa pour sauver sa peau. Mais Raspoutine, l’allié du Roi Noir, prend connaissance de son plan de coup d’État et les prend de vitesse. Une énorme bataille éclate alors entre les armées de Raspoutine, Hijikata, et celle des Drifters. Entre temps, le terrible Akechi, meurtrier historique de Nobunaga, a rejoint le Roi Noir.

Un an, presque jour pour jour. C’est ce qu’il aura fallu attendre pour pouvoir lire la suite de Drifters et force est de constater que le titre de Kohta HIRANO n’a rien perdu de sa superbe.

L’auteur met encore une fois Oda Nobunaga sur le devant de la scène en lui donnant un rôle de « metteur en scène » dans une guerre violente à souhait. Dans Drifters, il n’y a pas de « gentils » ou de « méchants », cette frontière est volontairement brouillée par l’auteur qui met en scène des héros dangereux, monstrueux même. Celui qui est considéré comme « l’unificateur du Japon » le dit clairement dans l’un des chapitres.

Ce sont les aléas de la bataille qui forcent les généraux à revoir leur stratégie. Pillage, viols, destructions… Tout ça peut s’avérer nécessaire dans une situation où la victoire ne serait pas acquise. Le tout est de renverser la situation à son avantage. Nobunaga en fait d’ailleurs une belle démonstration en utilisant parfaitement tout le personnel et toutes les ressources qui lui sont disponibles.

Au début du combat, il va affilier un chef à chaque espèce (elfes, nains, humains…) et donner des directives très claires et efficaces. Cependant, en plein combat, lorsque le Roi Noir va jouer son va-tout, le général de génie ne va hésiter à changer de tactique et à mettre en danger tout le monde dans un passage explosif.

Shimazu aura, lui aussi, son heure de gloire face à Hijikata du Shinsengumi.  Encore une fois, le mot d’ordre n’est autre que « violence ». Shimazu se bat à l’instinct, un instinct qui est resté sauvage, primitif et qui n’hésite pas à se lancer à corps perdu dans une attaque suicide s’il le faut. Si Nobunaga est un stratège prodige, Shimazu est un magicien du combat. Sans avoir réfléchir, il sait quoi faire et comment faire pour gagner un combat. Que ce soit dangereux ou non pour lui, il fonce sans demander son reste. Un vrai guerrier !

Même si l’auteur tente de nous rappeler que c’est toujours lui son héros en lui offrant un affrontement en 1 vs 1 pendant plusieurs pages, il reste éclipsé par le talent de tacticien de Nobunaga mais bon, qui viendra vraiment s’en plaindre ?

Pour l’édition d’un tel titre, Tonkam ne pouvait que mettre le paquet : format seinen, page couleur au début, traduction soignée (les variantes de style selon l’époque d’origine des personnages est subtile mais perceptible), papier épais et agréable… Bref, c’est du très beau boulot de la part de l’éditeur qui a clairement compris la force de Drifters.

Un an, presque jour pour jour. C’est ce qu’il aura fallu attendre pour pouvoir lire la suite de Drifters et force est de constater que le titre de Kohta HIRANO n’a rien perdu de sa superbe. L’auteur met encore une fois Oda Nobunaga sur le devant de la scène en lui donnant un rôle de « metteur en scène » dans une guerre violente à souhait. Dans Drifters, il n’y a pas de « gentils » ou de « méchants », cette frontière est volontairement brouillée par l’auteur qui met en scène des héros dangereux, monstrueux même. Celui qui est considéré comme « l’unificateur du Japon » le…

J'irai piller chez vous

Graphisme - 92%
Histoire - 75%
Mise en scène - 86%
Originalité - 77%
Edition - 83%
Dans son genre - 90%

84%

Violent Jack

Graphiquement quasi-parfait, passionnant du début à la fin, difficile de trouver des défauts à la série d’HIRANO qui parvient à trouver l’équilibre entre combats bien bourrins et stratégies guerrières subtiles. Le quatrième tome vient encore le prouver en faisant briller Oda Nobunaga, seul à jouer avec tous. Le seul point noir de la série, c’est son rythme de parution. Qui sait combien de temps on va devoir attendre avant le prochain volume ?

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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