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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Drakengard, Destinées Écarlates – Tome 1

Drakengard, Destinées Écarlates – Tome 1 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Drag-On Dragoon - Shi ni Itaru Aka
Dessin : ZET
Scénario : Jun EISHIMA & Taro YOKO
Traduction : Fabien NABHAN
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 14/04/2016
One est un guerrier énigmatique sans pitié, capable de contrôler un dragon. Nero est un Elfe pervers et arbalétrier de génie. Tous deux s’adonnent au massacre des individus aux yeux rouges, en brûlant leurs villes et en perpétuant toutes sortes d’atrocités. Quel sombre objectif poursuivent-ils ?

3 tomes (le dernier paraîtra au mois d’octobre 2016), c’est ce qu’il vous faudra pour arriver à bout de cette adaptation du jeu Drakengard. Ce titre a commencé sa parution en 2013 chez Square-Enix pour fêter les dix ans de la série. L’idée était de proposer une suite à l’une des fins (la branche A pour les connaisseurs) de Drakengard 3, un épisode censé introduire le premier jeu de la série.

Tout ceci vous semble compliqué ? Ça tombe bien, c’est aussi notre cas. C’est l’un des reproches que l’on peut faire d’emblée au titre : le non-initié sera complètement paumé. Les auteurs ne prennent pas vraiment le temps d’introduire les personnages ou le monde dans lequel ils évoluent.
Le lecteur se retrouve donc un peu jeté dans l’inconnu, en plein massacre. Il est difficile de comprendre pourquoi ceux qui semblent êtres deux héros massacrent tout le monde sans distinction : monstres, villageois…

Alors que One se met à chanter (un rituel qui développe ses pouvoirs), un dragon apparaît un peu de nulle part pour tenter de le bouffer et il faut compter sur l’intervention de Nero pour le renvoyer on ne sait trop où. On se doute que cet élément est clair pour les joueurs mais pour le novice, c’est une chose aléatoire de plus.

On nous dit quand même un peu après qu’il y a une maladie qui fait transforme les infectés en sortes de zombies mais ça prend quand même plusieurs dizaines de pages pour qu’on nous le dise…
La seule raison que l’on peut trouver à cela : faire en sorte que les héros paraissent incroyablement badass et, pour le coup, c’est réussi. Que ce soit One ou Nero, les deux protagonistes apparaissent comme des guerriers ultra-violents à qui il ne faut pas chercher des noises.
Il s’avère que l’elfe noir, Nero, est le pire des deux. Même dans les zones « de paix », Nero est incapable de contenir ses pulsions et n’hésitera pas à recourir au viol pour soumettre celles qu’il désire et assurer sa domination sur des personnages qui n’avaient pourtant rien demandé.

Pour l’instant, l’objectif réel des deux héros reste très flou. Cependant, il semble y avoir un fil conducteur intéressant avec la famille de One. Il y a d’ailleurs un très beau combat en milieu de tome où ce dernier n’hésite pas à donner de sa personne pour arriver à garder le rythme.

Graphiquement, le trait de ZET est somptueux. Vraiment, c’est du beau boulot à tous les niveaux. Les scènes d’actions sont au niveau d’un Mortal Kombat survitaminé. Autant vous le dire clairement : c’est brutal. Ça coupe de partout et n’importe comment et c’est un vrai plaisir pour les yeux. L’action est tellement concentrée sur les mouvements que les décors sont presque absents et franchement, ça ne gêne absolument pas !

Au niveau de l’édition, Kurokawa a fait du beau boulot avec un grand format, des pages en couleur sublimes. On notera aussi l’excellent travail sur la traduction et l’adaptation puisque, même si l’histoire est difficile d’accès, les dialogues sont fluides.
On sent aussi le travail sur les petits dialogues entre EISHIMA et YOKO qui n’ont pas dû être si simples que ça à retranscrire. De fait, on ne sait pas trop s’ils sont censés être humoristiques ou non au final mais dans un titre aussi sérieux, ça fait une coupure assez violente…

3 tomes (le dernier paraîtra au mois d'octobre 2016), c'est ce qu'il vous faudra pour arriver à bout de cette adaptation du jeu Drakengard. Ce titre a commencé sa parution en 2013 chez Square-Enix pour fêter les dix ans de la série. L'idée était de proposer une suite à l'une des fins (la branche A pour les connaisseurs) de Drakengard 3, un épisode censé introduire le premier jeu de la série. Tout ceci vous semble compliqué ? Ça tombe bien, c'est aussi notre cas. C'est l'un des reproches que l'on peut faire d'emblée au titre : le non-initié sera complètement paumé. Les auteurs ne prennent…

"Where are my dragons ?" Khaleesi, 2012

Graphisme - 77%
Histoire - 26%
Mise en scène - 30%
Originalité - 35%
Edition - 75%
Dans son genre - 40%

47%

Sans flamme

C'est beau, ça découpe de partout et le sang gicle bien comme il faut... Cependant, ça ne suffit pas à faire de Drakengard un hit absolu. Avec une histoire qui s'avère plus qu'obscure et difficilement compréhensible pour qui ne serait pas familier avec l'univers de la saga, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de se lancer. Attention cependant, rien ne dit que ce point ne sera pas rattrapé dans le volume qui suit !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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