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Dragon Quest – Les Héritiers de l’Emblème – Tome 1 de Kamui FUJIWARA et Jun ESHIMA (Mana Books)

Dragon Quest – Les Héritiers de l’Emblème – Tome 1 de Kamui FUJIWARA et Jun ESHIMA (Mana Books) Éditeur : Mana Books
Titre original : Dragon Quest Saga Emblem of Roto - Monsho wo Tsugu Monotachi e
Dessin : Kamui FUJIWARA
Scénario : Jun EISHIMA
Traduction : Jean-Benoît SILVESTRE
Prix : 5 €
Nombre de pages : 210
Date de parution : 30/08/2018

Dans un monde vidé de sa magie et en plein chaos, un prince hors-la-loi s’éveille ! Il y a 25 ans, les héros légendaires ont vaincu le roi des démons. Mais la paix fut de courte durée… Deux décennies plus tard, le jour de la grande fête du royaume, une nouvelle tragédie bouleverse le monde : la magie s’éteint d’un coup. Au même moment, tous les habitants du château royal disparaissent sans laisser de traces… Tous, sauf un : le prince Aros. Amnésique, inconscient de son statut, le jeune garçon est recueilli par une bande de brigands, qui profitent de son talent de guerrier pour attaquer les villages alentours. Sans le roi et sa cour, le pays est livré au chaos. Aros devient hors-la-loi, et, s’il sent bien qu’il n’est pas fait pour cette vie, sait qu’il doit survivre avant tout. Son destin bascule quand son groupe s’attaque à deux voyageurs experts en combat. L’un d’eux semble le reconnaître ! Pourrait-il l’aider à retrouver le chemin qui devait être le sien, et à percer le mystère de la tragédie qui a bouleversé sa vie ?

Après avoir suivi les aventures d’Arus dans Dragon Quest – Emblem of RotoMana Books nous offre la possibilité de découvrir son descendant avec Les Héritiers de l’Emblème. Si Kamui FUJIWARA est toujours au dessin, ce n’est plus Junji KOYANAGI au scénario mais Jun ESHIMA. Il aura fallu attendre un peu plus de deux ans mais le titre est enfin là !

Arus, Aros… Non, on ne vous refait pas de déclinaisons en latin, c’est juste que les noms du monde d’Emblem of Roto ont un vrai penchant pour la lettre A ! Pour le coup, Aros n’est absolument pas comme Arus. Alors que le héros de la première série était présenté comme un héros dès le départ (courageux, …), ce n’est pas vraiment le cas d’Aros. Le nouveau protagoniste apparaît comme quelqu’un d’extrêmement fort mais aussi assez antipathique.

Il ne parle que très peu, fait des cauchemars (clairement, le traumatisme qui l’a séparé de ses parents a laissé des séquelles assez violentes) et même s’il est présenté comme très fort, il n’en reste pas moins qu’il traîne avec la bande de brigands qui l’a recueilli. Pour un enfant de la noblesse, c’est pas la folie.

Ce qui va le faire changer, c’est une rencontre avec deux voyageurs de son âge qui sont, eux aussi, particulièrement forts. Ils parviennent même à faire douter les brigands pendant quelques instants. Avec ces deux nouveaux compagnons d’infortune, Aros va donc partir à la recherche de son passé mais aussi de son héritage.

Alors qu’Emblem of Roto nous contait une véritable quête initiatique qui suivant Arus de zéro à héros, Les Héritiers de l’Emblème semble plutôt se focaliser sur la quête identitaire d’Aros. Le jeune garçon ne sait pas qui il est, ce dont il est capable ni à quel point ses ancêtres sont importants dans l’histoire du monde dans lequel il vit. Il découvre donc les choses au fur et à mesure mais rien ne dit qu’il va les accepter telles qu’elles sont.

Vous l’aurez compris, l’histoire, c’est du shônen pur et dur. Kamui FUJIWARA et Jun EISHIMA ne vont pas révolutionner le genre et ce n’est pas vraiment ce qu’on leur demande. Ce qu’on veut, c’est une histoire palpitante qui saura réveiller la fougue de la jeunesse qui brûle chez le lecteur.
Malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas dans ce premier volume qui démarre assez platement. La mise en place est très lente, ce qui est bizarre quand on fait le bilan du peu d’informations nouvelles dans cette suite. Certes, il faut que les nouveaux lecteurs puissent prendre le train en marche mais c’est très limite ici.

Si encore le but était de bien développer les personnages, on pourrait passer mais pas vraiment. Aros a évidemment le droit au meilleur traitement mais à part quelques flashbacks pas toujours bien placés, il n’y a pas grand chose pour justifier une telle lenteur. Mana Books a bien eu l’idée de sortir les deux premiers volumes d’un coup mais pour ceux qui ont acheté leur volume lors de Japan Expo (comme c’est le cas pour la rédaction), seul le premier était disponible.

Visuellement, il n’y a aucune différence avec les derniers volumes de la série précédente et tout ce qu’on avait pu dire sur le trait de FUJIWARA est toujours valide. C’est net, ça fait shônen des années 90 (pour les plus nostalgiques, ça sera un vrai plaisir) et c’est parfaitement adapté à l’action. On notera quand même dans ce premier volume un peu plus de grandes cases qu’à l’accoutumée, ce qui a pour effet de ralentir le rythme de l’action et contribue un peu à la mollesse de ce premier volume.

Le label d’AC Media bénéficie évidemment du savoir-faire de Ki-oon en ce qui concerne la fabrication de ses ouvrages. Le tome est donc à l’identique des shônen de l’éditeur et ira parfaitement se caler à côté de la première série. Bref, ça tient bien en main, la maquette est super propre (le bleu de la couverture est à tomber)… Il n’y a vraiment rien à redire.
On notera aussi la bonne opération de l’éditeur qui propose les deux premiers tomes à un prix de lancement défiant toute concurrence puisque chaque volume ne vous coûtera que 5 euros ! Sachant qu’ils font chacun plus de 200 pages, autant dire que ça vaut le coup de les prendre au plus vite !

Quel dommage de ne pas avoir gardé Fédoua LAMODIÈRE à la traduction ! Ce n’est pas que Jean-Benoît SILVESTRE fait du mauvais travail. Le traducteur a l’habitude de ce genre de titres (il travaille notamment sur The Rising of the Shield Hero donc les univers d’heroic fantasy, il connaît !) mais il est toujours mieux d’avoir une continuité dans la traduction des oeuvres d’un auteur. Celui ou celle qui s’en charge maîtrise mieux le style de l’auteur, la façon dont il fait monter le suspense, etc.

George Brassens en a fait une chanson ! (désolé)

Graphisme - 72%
Histoire - 64%
Mise en scène - 68%
Originalité - 60%
Édition - 75%
Dans son genre - 67%

68%

Retour aux sources

Dire que retrouver l'univers de Dragon Quest version Kamui FUJIWARA n'est pas un plaisir serait un gros mensonge. Tous les fans de la première série ont attendu cette suite avec impatience. Si on ne retrouve pas les héros que l'on connaissait, l'ambiance est toujours là. Dans cette nouvelle quête, les enjeux sont différents et l'univers a subi une modification qui change complètement la donne dans un monde d'heroic fantasy. Cependant, le bilan n'est pas parfait et ce premier tome apparait comme un peu mou. Il ne va pas vraiment avoir le temps de bien mettre en place tout ce dont a besoin l'histoire pour démarrer. Heureusement, Mana Books propose les deux premiers tomes, de quoi rassasier les lecteurs les plus voraces !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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