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Dragon Ball Super 1

Dragon Ball Super – Tome 1

Dragon Ball Super – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Dragon Ball Chô
Dessin : Toyotarô
Scénario : Akira TORIYAMA
Traduction : Fédoua LAMODIÈRE
Prix : 6.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 05/04/2017

Les mois ont passé depuis le terrible affrontement entre Goku et Majin Boo… Mais après une période de paix, une nouvelle menace s’abat encore sur la Terre !! Et cette fois, les ennemis viennent de “l’univers 6”… Qu’est-ce que ça signifie ?!

Plus de vingt ans après la fin de publication du shônen manga Dragon Ball d’Akira TORIYAMA, parait sa suite officielle en mangaDragon Ball Super (Dragon Ball Chô), signée par le mangaka Toyotarô sur une idée originale de TORIYAMA. Éditeur de la saga depuis 1993, c’est Glénat qui nous propose la version française de ce nouveau chapitre des aventures légendaires de Son Goku.

Dragon Ball Super

Si la couverture du tome 1 crédite Akira TORIYAMA en tant que scénariste du titre, il semble que cela soit quelque peu usurpé car si le maître est bien l’auteur du synopsis global de Dragon Ball Super, il n’est pas à proprement parlé le « scénariste » du manga. Il donne une trame globale à Toyotarô, tout comme à Toei Animation pour la version animée, qui se charge de développer tout ça et d’en faire une œuvre cohérente.

Dessin et message de Toyotarô à l'occasion de la parution française de Dragon Ball Super
Dessin et message de Toyotarô à l’occasion de la parution française de Dragon Ball Super

L’histoire narrée dans DB Super prend place juste après l’élimination de Majin Boo (et donc avant le chapitre conclusif du manga), se plaçant dans la continuité des deux derniers long-métrages animés, Dragon Ball Z : Battle of Gods et Dragon Ball Z :  La Résurrection de ‘F, et devant mettre en place le personnage de Beerus introduit dans le premier des deux films sans pour autant revenir totalement dessus. Ainsi les quatre premiers chapitres résument Battle of Gods quand La Résurrection de ‘F’ est lui purement zappé (il a déjà fait l’objet d’une adaptation en manga, au Japon, signée Toyotarô).

Les chapitres suivants entament alors l’histoire originale de Dragon Ball Super et s’intéressent au tournoi entre les guerriers de l’univers 6 et ceux de l’univers 7 au centre du premier arc de la nouvelle licence.
Il est dommage que ce premier arc sente trop fortement le recyclage intensif, tant au niveau des personnages que du déroulé des combats. Les enjeux planétaires et la dramaturgie qui auront pu naître face à des antagonistes tels que Freezer, Cell ou Boo s’effacent ici au profit d’un certain nombre de personnages plus comiques qu’effrayants, à l’instar du duo Beerus / Champa, ou totalement repompés tel Frost. Ce jeu des univers parallèles permet à Akira TORIYAMA d’éviter astucieusement d’avoir à créer trop de personnages originaux, mais cela se fait au détriment de leur intérêt.
L’originalité et l’inspiration qui ont rendu Dragon Ball aussi célèbre et marquant sont, ici, presque totalement absents avec un jeu du « j’ai-encore-de-nouvelles-transformations-tous-les-deux-volumes-yohoho » un peu gonflant dans sa surenchère de pouvoir inutile.
Le travail réalisé par Akira TORIYAMA lui-même sur Jaco The Galactic Patrolman est, à ce titre, le contre-exemple parfait de DB Super avec un récit nettement plus inspiré.

Toujours est-il que, malgré ces considérations quelque peu négatives, il reste le plaisir incommensurable de retrouver Son Goku, Vegeta et tous les Z Warriors dans un nouveau récit, avec des nouveaux enjeux, de nouveaux personnages et surtout la résultante de l’existence de Dragon Ball Super : le minable Dragon Ball GT est purement et simplement rayé de la carte.

Dragon Ball Super : Son Goku & Vegeta

Si le trait de Toyotarô, alias Toyble auteur du dôjinshi Dragon Ball AF, est sans doute l’un des plus proches de celui de TORIYAMA (avec Dragon Garow Lee, l’autre artiste influencé par Dragon Ball) il reste très académique avec un découpage manquant singulièrement de dynamisme en comparaison de son illustre aîné.
Dans l’interview croisée de fin de volume, TORIYAMA tresse des louanges à son « apprenti » mais on ne peut que rester sur notre faim tant la puissance dégagée par la plume de l’auteur original est sans commune mesure avec celle du jeune Toyotarô.

La volonté de filiation entre la série Dragon Ball Z et Super est évidente dès le logo qui reprend la graphie de Z, délaissant ainsi le très classique logo du manga original. Une graphie utilisée d’ailleurs conjointement par le manga et la série animée qui se basent sur le même matériau d’origine, mais se permettent chacun certaines libertés qui rendent les deux médiums différents sur un certain nombre d’aspects comme l’auteur du manga l’a confié.

Question édition, Glénat nous propose son classique travail habituel sur les formats shônen. Il n’y a trop rien à ajouter de ce côté-là, l’impression est de bonne facture avec des noirs certes un peu ternes mais tout à fait acceptables et des illustrations couleur bien reproduites en noir et blanc.
Reste le graphisme de l’ensemble qui est peu inspiré avec des typos de couverture mal choisies et pas très bien agencées. Dans la même veine, le logo “Dragon Ball” apparaissant sur le dos du livre manque de façon incompréhensible d’épaisseur de contour quand celui de la première de couverture respecte la graphie officielle…

Le retour du roi Dragon Ball était manifestement attendu du public français, fidèle à la licence depuis les années 90, puisque ce premier tome français aurait obtenu le meilleur démarrage pour un manga en France sur sa première semaine de commercialisation, devant le précédent recordman : One-Punch Man !
Les lecteurs devront, toutefois, s’armer de patience car si le second tome est annoncé chez nous pour cet été, la publication au Japon est assez lente avec un unique chapitre mensuel pré-publié dans le V Jump de Shueisha.

Si Dragon Ball Super tome 1 reste un shônen manga agréable à lire, il souffre très nettement de la comparaison avec l’œuvre d’origine dont il n’arrive à capter qu’un fragment de la puissance. Ce que nous montre ce premier tome de la série de Toyotarô à un gros arrière-goût d’ersatz de Dragon Ball, ça en a la forme (de loin), ça y ressemble, il y a quelques fulgurances, mais ça n’est “pas” Dragon Ball. C’est une nouvelle série voulue par Toei Animation et Shueisha dont les fondations scénaristiques semblent bien frêles mais qui fait son possible pour capitaliser sur une œuvre mythique et intergénérationnelle sans jamais réellement réussir à l’atteindre. Ce n’est pas un mauvais titre, mais pas forcément un bon non plus.

Dragon Ball demi-teinte

Graphisme - 74%
Histoire - 50%
Mise en scène - 69%
Originalité - 39%
Edition - 67%
Dans son genre - 60%

60%

Super ?

Si Dragon Ball Super tome 1 reste un shônen manga agréable à lire, il souffre très nettement de la comparaison avec l'œuvre d'origine dont il n'arrive à capter qu'un fragment de la puissance. Ce que nous montre ce premier tome de la série de Toyotarô à un gros arrière-goût d'ersatz de Dragon Ball, ça en a la forme (de loin), ça y ressemble, il y a quelques fulgurances, mais ça n'est “pas” Dragon Ball. C'est une nouvelle série voulue par Toei Animation et Shueisha dont les fondations scénaristiques semblent bien frêles mais qui fait son possible pour capitaliser sur une œuvre mythique et intergénérationnelle sans jamais réellement réussir à l'atteindre. Ce n'est pas un mauvais titre, mais pas forcément un bon non plus.




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A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la "génération Club Dorothée", c'est un gros lecteur de mangas depuis plus de 20 ans et fan invétéré de Dragon Ball. Fondateur du podcast Mangacast, il est aussi l'un des créateurs de Manga Mag.

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