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Dossier Boichi

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Dr DMAT - Tome 8

Dr. DMAT – Tome 8

Dr. DMAT – Tome 8 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Dr. Dmat - Gareki no shita no Hippocrates
Dessin : Akio KIKUCHI
Scénario : Hiroshi TAKANO
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 8.29 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 27/01/2016

Plusieurs mois se sont écoulés depuis le grand tremblement de terre qui a frappé la région de Tokyo et la vie a repris son cours. Hibiki Yakumo travaille désormais à Taiwan, où il forme du personnel hospitalier, et c’est la chirurgienne Kumiko Isezaki qui a pris à contre-cœur la tête de la DMAT de la capitale nipponne. Appelée sur le lieu d’un accident de la circulation, l’équipe découvre deux blessés graves : une jeune femme, victime d’un viol, et un homme, son agresseur présumé. Or le dilemme auquel Isezaki doit faire face réveille en elle de terribles souvenirs…

Quelques mois après la fin du premier arc, ou plutôt, de la première saison (même si aucune coupure officielle n’a été effectuée par Kazé Manga) de la meilleure série médicale de ces dernières années, on retrouve un univers où la vie ne s’est pas arrêtée. Qui dit nouvel arc dit nouvelle héroïne. On ne quitte pas le centre hospitalier Arisugawa des précédents volumes, mais Yakumo étant parti pour Taïwan, c’est la fille du directeur, Kumiko Isezaki qui endosse le rôle de personnage principal.

Déjà présente dans la première partie du manga, Kumiko passait pour un personnage dur et sans pitié mais avec un bon fond. Maintenant que la lumière est braquée sur elle, ce sera l’occasion de connaître les raisons de se tempérament sévère. Ayant perdu sa meilleure amie (et modèle) pendant ses études, Kumiko s’est retrouvée seule face à ses doutes en tant que médecin. Sans entrer dans les détails, c’est ce passé qui va lui revenir en pleine figure lors de l’une de ses interventions.

Suite à ce nouveau choc, l’équipe de Kumiko mettra en doute sa manière de faire à cette occasion (sans vraiment se l’avouer), mais elle fera preuve de responsabilité au moment de faire son rapport. C’est alors qu’une nouvelle facette de ce personnage se dévoilera au lecteur. Plus intime, loin de l’image que l’on se fait d’un médecin toujours sûr de lui.

C’est justement ces passages qui donnent l’un des intérêts principaux de Dr. DMAT. On y voit la vie de médecin de terrain lors de catastrophe ou d’accidents graves ainsi que des moments intimes, dans la vie de tous les jours des protagonistes. Un peu à la manière d’une série TV, à la fois prenante dans ses moments d’action et attachante quand il s’agit d’approfondir les personnages.

Parlons des autres personnages justement. Le directeur, fan de karaté, est toujours là mais il s’est fait un nouveau partenaire avec le recrutement de Nakajima, un personnage plein de vie et de bons sentiments. Quelle entrée en matière d’ailleurs !
Pour ce qui est des autres, nous avons déjà fait leur connaissance auparavant. Ils n’ont pas beaucoup d’importance en tant qu’individus dans ce tome 8, mais vont réussir à faire réaliser certaines choses à Kumiko en tant que groupe comme lui montrer qu’elle n’est plus seule. Professionnels lorsqu’il s’agit de l’être, mais amicaux et délurés lorsque l’occasion se présente.

Je disais en début de chronique à quel point Dr. DMAT est une excellente série dans son genre et pour cause. La narration est particulièrement maîtrisée, les personnages travaillés intelligemment et le côté médical est réaliste, mais assez facilement expliqué aux lecteurs pour ne pas les perdre. Ce titre combine donc une histoire prenante à des protagonistes de qualité ainsi qu’un dessin fin et détaillé, que ce soit sur les décors ou sur les personnages.

L’édition n’a rien de spécial à offrir, même si le papier et l’impression sont de qualité. Pas de pages couleur, ni de bonus. Le strict minimum en somme. On peut cependant noter que les couvertures sont un peu plus jolies que dans leur édition japonaise.

Isezaki's Anatomy

Graphisme - 80%
Histoire - 75%
Mise en scène - 75%
Originalité - 59%
Edition - 65%
Dans son genre - 80%

72%

Code vert

Pour résumer, nous avons une série prenante et de très bons personnages auxquels on s'identifie aisément. Des situations qui font monter l'adrénaline comme une bonne série médicale peut le faire avec un réaliste saisissant. Ce volume 8 peut, de surcroît, offrir une bonne porte d'entrée aux nouveaux lecteurs.




A propos de Robot-M

Robot-M

Il a tellement été chamboulé lorsqu’il est tombé sur Akira un jour en médiathèque, qu’il a décidé d’y travailler. C’est aujourd’hui un médiathécaire herbivore spécialisé en jeux vidéo et dévoreur de mangas.

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