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Dolly Kill Kill – Tome 1

Dolly Kill Kill – Tome 1 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Dolly Kill Kill
Dessin : Yûsuke NOMURA
Scénario : Yukiaki KURANDO
Traduction : Sylvain CHOLLET
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 05/10/2016

En un instant, le quotidien de toute l’humanité vole en éclats et l’enfer déferle sur Terre. Des nuées d’insectes volants aux piqûres mortelles déferlent brusquement partout à travers le monde, rapidement suivies de monstrueuses “poupées” géantes qui déciment la population. Face à cette menace, Iruma Ikaruga, un lycéen au moral d’acier, va tout faire pour tenter de sauver son meilleur ami et la fille dont il est amoureux, mais l’énigmatique envahisseur est implacable !

Dernier survival en date sorti chez PikaDolly Kill Kill arrive avec ses airs de Magical Girl of the End mais il faudra vraiment disposer d’atouts sérieux pour espérer tenir la comparaison avec le manga qui avait su donner toute sa mesure à la catégorie WTF?! d’Akata. 

Il faut commencer par souligner le trait du dessinateur qui donne un style graphique puissant et singulier à la série. Les sourires en particulier sont très travaillés et permettent presque instinctivement de reconnaître tel ou tel personnage. C’est beau, les angles choisis font qu’on ne voit que très rarement les quelques arrière-plans réutilisés par le mangaka et surtout, le découpage ultra-dynamique (mais sans aucune prise de risque) donne un excellent effet de vitesse aux combats qui passent à une vitesse folle.

Par contre, au niveau de l’histoire ou des personnages, les standards sont loin d’être atteint.
Le personnage principal apparaît comme très fade, que ce soit au début où il fait figure de « personne normale » ou après en mode « blasé ». Avec son chara-design bateau de base, il n’obtient son signe distinctif que plus tard puisqu’il s’agit de la fameuse écharpe qu’on le voit porter sur la couverture. L’habit ne fait pas le moine et c’est encore plus vrai ici puisque le héros ne montre les qualités qui lui donnent son statut que dans les premières et les dernières pages de ce premier tome.
C’est étrange comme façon de faire et ça n’aide pas vraiment le lecteur à s’attacher à lui ou à le découvrir, ce qui est un peu dommage.

Même chose pour les personnages secondaires qui ne sont que très peu développés et qui passent un peu pour des idiots avec leur Trial and Error (Essai et Erreur). Ils n’arrivent à rien et ne font que tenter des choses qui ratent et donc n’aboutissent à rien. Ça passe… vite fait. Dans ce tome un, ils servent un peu de faire valoir au héros mais c’est tout.

Le véritable problème de Dolly Kill Kill, c’est bien son rythme qui mise tout sur les scènes d’action. Il n’y a que très peu de mise en place et le scénario se laisse un peu trop porter sur des combats qui durent un peu trop longtemps pour être digestes. Le tome apparait donc comme assez maladroit pour un premier voyage dans le monde des dollies qui restent (bien sûr) mystérieuses au possible. On notera quand même quelques éléments qui laissent imaginer un futur développement intéressant concernant le trio annoncé de protagonistes.
Reste à voir comment les auteurs vont choisir de faire évoluer leur histoire et leurs personnages. Si on pouvait ne pas tomber dans la facilité, il y aurait peut-être quelque chose à faire.

L’autre soucis du titre de KURANDO et NOMURA, c’est qu’il souffre forcément de la comparaison avec Magical Girl of the End. Pour le coup, le titre de Kentarô SATÔ bénéficie d’un scénario bien ficelé et de personnages autrement plus attachants. L’auteur a bien mieux géré son scénario et a su imprégner un rythme plus efficace, notamment dans la gestion des phases action/narration, ce qui permettait de mieux comprendre les motivations et les envies des héros.

Au niveau de l’édition, Pika s’est très bien débrouillé avec un ouvrage semi-rigide aux pages crème qui donnent un ouvrage un plus compact que ce qu’on a l’habitude de voir chez l’éditeur. On notera aussi que, malgré la catégorisation en seinen, le format choisi est le même que pour les ouvrages shônen (celui de Seven Deadly Sins pour vous donner une idée) donc un peu plus petit que ce à quoi on pouvait s’attendre.
Rien à signaler concernant la traduction de Sylvain CHOLLET qui fait son boulot correctement et qui propose quelque chose de fluide mais ne permet pas vraiment de vraiment accrocher le lecteur à une histoire trop brouillon dans sa mise en scène.

Dernier survival en date sorti chez Pika, Dolly Kill Kill arrive avec ses airs de Magical Girl of the End mais il faudra vraiment disposer d'atouts sérieux pour espérer tenir la comparaison avec le manga qui avait su donner toute sa mesure à la catégorie WTF?! d'Akata.  Il faut commencer par souligner le trait du dessinateur qui donne un style graphique puissant et singulier à la série. Les sourires en particulier sont très travaillés et permettent presque instinctivement de reconnaître tel ou tel personnage. C'est beau, les angles choisis font qu'on ne voit que très rarement les quelques arrière-plans réutilisés par le mangaka et surtout, le…

Manga Ga Ga

Graphisme - 78%
Histoire - 44%
Mise en scène - 57%
Originalité - 28%
Edition - 70%
Dans son genre - 54%

55%

Poupées

Dolly Kill Kill fait partie de ces titres qui arrivent après un autre bien meilleur à tous les niveaux. Le manga de KURANDO et NOMURA ne pêche pas niveau graphisme ou découpage mais plutôt au niveau du scénario qui surfe un peu trop sur une mode et à des personnages qui ne réussissent pas encore à convaincre.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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