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Dodoma T01

Dodoma – Tome 1

Dodoma – Tome 1 Éditeur : Komikku
Titre original : Dodoma
Dessin : Jun SHIRAISHI
Scénario : Jun SHIRAISHI
Traduction : Yohan LECLERC
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 196
Date de parution : 12/05/2016

Partez à la découverte d’Orbis, un monde de pierre, fermé, éprouvé par de multiples tremblements de terre avec en son centre un Arbre de vie. Mana, un jeune homme, intrépide, dynamique, optimiste et maçon de son état, et son frère, le studieux Shino, beaucoup plus modéré font la joie des autres résidents. L’un répare dans la bonne humeur les habitats tandis que l’autre les décore de runes qui maintiennent les vieilles croyances de son peuple. Mais malgré la paix apparente, tout bascule ! Un terrible séisme frappe violemment Orbis et la cité, autrefois paisible, est attaquée par un peuple étranger. Mana et Shino vont alors percer les secrets de leur petit monde et découvrir une bien étrange réalité…

En ce mois de mai un peu pluvieux, Komikku lance un titre dans un genre qui n’est pas encore très bien représenté dans son catalogue, le shônen. Du moins, c’est l’éditeur qui le décrit ainsi, le titre paraissant pourtant au Japon dans un magazine seinen. Même s’il est vrai que la prépublication au Japon cible un pan du public, certains titres d’un magazine peuvent déroger à la règle.

Dodoma, avec ce premier tome, pourra difficilement être considéré comme un seinen. Entre son héros jeune et au grand coeur, les élans de bravoure et les thématiques classiques du genre (sacrifice, protection d’un être cher, liens très forts), la série possède tous les éléments du shônen.
Dans sa narration, c’est aussi le côté action qui ressort le plus avec une alternance des scènes qui fonctionne plutôt bien puisque le tome se lit d’une traite. À ce niveau là, l’auteur a bien su doser le texte qui ne va, à aucun moment, se retrouver indigeste.

Au niveau de l’histoire, force est de constater que ça reste ultra-basique pour le genre. On retrouve un jeune héros, un élément à protéger (ici, Orbis et/où son frère, au choix) et un envahisseur venu d’ailleurs qui vient perturber une paix qui était déjà relative (référence aux tremblements de terre dont parlent les villageois).

Ces trouble-fêtes ne viennent évidemment pas seuls et on voit débarquer deux personnages mystérieux qui se mettent un peu en retrait au départ pour mieux assister le héros ensuite. Ils possèdent juste ce qu’il faut pour créer un peu de suspense et permettent aussi à l’auteur de renseigner le lecteur sur l’histoire sans avoir à utiliser des bulles de narration.

L’univers mis en place par SHIRAISHI reste efficace avec un conflit inter-civilisations et des robots géants qui n’est pas sans rappeler ce qui se faisait dans Orbitaria (Masakazu OOI, Doki-Doki) et Bokurano (Mohiro KITOH, Kazé Manga).
Les « machines vivantes » sont gérées un peu comme dans le titre de Masakazu OOI puisqu’il y a une véritable organisation à l’intérieur d’Orbis. Les habitants ne savent pas trop dans quoi ils vivent au départ et découvrent de manière assez inattendue ce qui fait la spécificité de leur « pays », un peu comme dans Orbitaria.
Pour l’instant, on ne sait pas trop comment sera développé l’aspect « pilotage » ou s’il sera développé mais la façon dont l’auteur place son personnage nous fait penser que ça sera un peu comme dans la série de Mohiro KITOH et que le pilote ne sera pas laissé intact…

Graphiquement, Dodoma est quand même très joli. L’auteur, même s’il n’est pas très adepte du détail, se débrouille quand même très bien pour que ses cases ne soient pas vides, surtout au niveau des arrière-plans qui sont souvent un peu négligés dans le shônen.
Mention spéciale pour les scènes de combat qui sont dynamiques juste comme on les aime. Les angles sont vraiment bien choisis, ce qui fait que ça reste super plaisant à suivre et que l’on peut le faire sans vraiment réfléchir (ce que l’on demande d’un titre du genre, non ?).

En fait, le véritable problème du nouveau titre de Komikku, c’est qu’il ne brille pas par son originalité. Le chara-design du héros est vu et revu avec ses cheveux ébouriffés et un bandana pour seul signe distinctif. La cité vivante Orbis ressemble aussi un peu trop à une version légèrement plus svelte de Tetsujin 28 (ou au Géant de fer si vous voulez quelque chose de plus récent) pour vraiment créer la surprise.
Les personnages sont prévisibles et c’est vrai que c’est le cas dans 90% des shônen mais cette caractéristique reste un gros frein à l’originalité. En fait, il n’y a rien qui sorte vraiment Dodoma du carcan classique de ce qui est disponible sur le marché.

Pour ce qui est de l’édition, Komikku reste fidèle à son format unique (hors Horizon) et on ne peut que lui donner raison. Avoir l’ouvrage en main est toujours aussi plaisant et même si les noirs ne sont pas prépondérants dans le titre, leur impression reste particulièrement soignée. Rajoutez une traduction assez fluide ainsi que quelques pages  en couleur en début de tome et vous vous retrouvez avec un boulot d’édition efficace.

Il était une fois, un jeune garçon...

Graphisme - 76%
Histoire - 59%
Mise en scène - 70%
Originalité - 41%
Edition - 70%
Dans son genre - 59%

63%

Dodonpa ?

Avec seulement 3 tomes, Dodoma nous promet une histoire qui sera traitée rapidement (et on l'espère efficacement). En tout cas, ce premier volume prend le temps de bien installer les choses et permet au lecteur de se faire une idée claire sur les personnages et l'univers. Malheureusement, le titre reste freiné par un manque d'originalité flagrant.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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