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Distopiary

Distopiary – Tomes 1 & 2

Distopiary – Tomes 1 & 2 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Yakushoku Distpiari
Dessin : Tellmin'
Scénario : Fumitaka SENGA
Traduction : Lilian LEBRUN
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 212
Date de parution : 05/04/2017

Dans un univers fantasy, teinté de RPG, le 23ème roi du Mal va bientôt être choisi. Il peut émerger à tout moment dans n’importe laquelle des 7 strates qui le composent. Dans ce monde, où les classes sont paramétrées à la naissance, les Exterminateurs ont pour mission de trouver et d’anéantir le roi du Mal avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, ces héros devront réunir une équipe de coéquipiers de classes différentes. Les Exterminateurs sont reconnus comme des héros mais contrairement aux autres classes, ils ne peuvent pas acquérir d’expérience mais seulement augmenter temporairement leur puissance. Suivez Tolza, un jeune Exterminateur, dans son voyage pour anéantir le roi du Mal en compagnie de ses coéquipiers et découvrez le terrible et sombre secret que ces derniers ne doivent jamais apprendre à propos de la classe des Exterminateurs et de leur habilité, le Supplément Héroïque !

Série terminée en cinq tomes au Japon, Distopiary est un shônen qui débarque chez Pika avec une sortie simultanée de ses deux premiers tomes. Le shônen étant le genre du « vu et revu », il est difficile de vraiment se fier à l’argumentaire de l’éditeur et à vraiment avoir envie de s’y lancer mais pour le coup, ne pas se retenir pourrait être synonyme d’une très bonne surprise.

Les premières pages sont à l’image de ce que l’on pouvait s’imaginer : un monde assez classique pour tout amateur de RPG et un personnage principal un peu stéréotypé (grand ténébreux mystérieux qui n’a plus de secret pour les lecteurs fans du genre). Heureusement, les choses changent très rapidement et une fois que l’on commence à comprendre la spécificité du monde dans lequel se trouve Tolza, les choses deviennent beaucoup plus palpitantes.

Les auteurs parviennent à proposer une vision originale mais aussi assez sinistre d’un univers qui devient beaucoup plus riche qu’il ne semblait au premier abord. Le concept qui régit Distopiary est bien pensé et surtout donne un twist bienvenu au genre.
Il est difficile de vraiment parler du « Supplément Héroïque » sans spoiler le titre et véritablement ruiner la surprise qui vient avec sa découverte mais sachez juste que c’est un pouvoir que l’on pourrait facilement qualifier de game changer et qui va donner une profondeur nouvelle à l’histoire.

Au niveau de la structure, on suit les aventures de Tolza et son combat contre le 23ème roi du mal qui n’est pas une seule personne mais un cirque composée de nombreux monstres qui vont se révéler plus violent les uns que les autres. Pour pouvoir se battre efficacement, il va avoir besoin de nombreux compagnons puisqu’ils sont la condition sine qua none pour le Supplément Héroïque fonctionne correctement.

Pour un shônenDistopiary va piocher dans des thèmes assez adultes et certaines réflexions passeront inaperçues des plus jeunes mais les plus âgés y verront une tentative d’aller peut-être un peu plus loin et de chercher à ouvrir le débat de la part du scénariste. En tout cas, certaines questions soulevée par la nature du « Supplément Héroïque » mais aussi celle du monde dans lequel évolue le héros.

D’un point de vue graphique, c’est quand même super bien gratté, difficile de se plaindre à ce niveau là. Même si le chara-design peut paraître un peu simpliste, il y a un joli travail fait sur les yeux qui seront d’excellent vecteurs d’émotions en tout genre.
Les décors ne sont pas forcément exceptionnels mais ils font le travail. Il n’y a pas encore eu énormément d’endroits différents mais ce qu’on a vu était assez bien dessiné et assez détaillé pour ne pas que le lecteur ressente de vide particulier à aucun moment.

Les combats sont plus rapides qu’on ne pourrait l’imaginer mais souvent bien mis en scène. Ce n’est pas un hasard s’ils sont ainsi et n’allez pas croire qu’ils sont « expédiés ». Les auteurs savent ce qu’ils font et vont faire en sorte que le lecteur sente tout ce qui se passe et pourquoi ça se passe ainsi.

Tellmin’ fait peu de cas de sa mise en page qui reste assez sobre. On note quand même un peu plus de prise de risque lors des affrontements qui font souvent appel à de superbes plans larges et autres double-pages qui permettent d’apprécier pleinement le travail de l’artiste.

Pour l’édition, Pika s’en sort plutôt bien avec quelques pages en couleur et malgré un papier que l’on pourra trouver un peu trop fin. Attention cependant, comme avec de nombreux titres imprimés chez Grafica Veneta (imprimeur Italien), les jaquettes ne sont pas très bien pliées. On retrouve aussi ce problème chez Kana et les autres éditeurs qui font fabriquer leurs ouvrages chez eux. Force est de constater que c’est assez désagréable…
La traduction est de très bonne facture et le vocabulaire spécifique aux RPGs est bien utilisé, de quoi procurer une lecture fluide et sans accroc.

Série terminée en cinq tomes au Japon, Distopiary est un shônen qui débarque chez Pika avec une sortie simultanée de ses deux premiers tomes. Le shônen étant le genre du "vu et revu", il est difficile de vraiment se fier à l'argumentaire de l'éditeur et à vraiment avoir envie de s'y lancer mais pour le coup, ne pas se retenir pourrait être synonyme d'une très bonne surprise. Les premières pages sont à l'image de ce que l'on pouvait s'imaginer : un monde assez classique pour tout amateur de RPG et un personnage principal un peu stéréotypé (grand ténébreux mystérieux qui n'a plus de secret pour les lecteurs fans…

Ne cherchez pas les chaotiques neutres ici...

Graphisme - 80%
Histoire - 73%
Mise en scène - 81%
Originalité - 65%
Edition - 70%
Dans son genre - 80%

75%

Cis ou Trans ?

Distopiary est une très bonne surprise shônen de ce début d'année. Le titre commence de manière assez banale mais les auteurs tournent assez intelligemment leur récit pour que le lecteur se fasse happer très rapidement dans un univers riche et plus complexe qu'on ne pouvait le croire.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. Comme vous le soulignez, il serait bon que les éditeurs fr se montrent un peu plus exigeant envers Grafica Veneta si ils continuent d’imprimer chez eux, ce problème de pliage de jaquettes est vraiment trop récurrent pour ne pas être pris plus au sérieux…
    Pour la chronique, j’ai acheté Distopiary mais pas encore lu, mais voir la bonne note me rassure ^^

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