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Dilemma – Tome 1

Dilemma – Tome 1 Éditeur : Komikku
Titre original : Shônen Y
Dessin : Tatsuya TÔJI
Scénario : Hajime
Traduction : Yohan LECLERC
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 02/07/2015

Yuzuru n’est guère enchanté d’aller dans une nouvelle école. Pas très sociable, il préfère être seul et serait même prêt à souhaiter la mort de ses nouveaux camarades pour ne pas affronter cette épreuve… Lorsqu’il arrive dans sa nouvelle classe, le drame commence : tous les élèves et le professeur sont morts, allongés sur le sol. Encore sous le choc et dans un état de panique total, Wabiko, une jeune fille qui prétend être Dieu, entre en contact avec lui. Elle le plonge dans un dilemme infernal et lui demande de choisir qui elle doit ressusciter et qui elle doit laisser pour mort. Un choix impossible…

Dernièrement, la mode est un peu « survival manga ». Le public en demande donc on lui en donne. Malheureusement, tous les titres proposés ne sont pas de qualité égale. C’est donc avec une certaine appréhension qu’on ouvre ce premier tome du nouveau komikku. Premier constat : le héros n’en est pas vraiment un. On l’a vu et revu cet anti-héros antisocial, banal et qui devient presque caractéristique de la victime d’ijime ou du futur hikkikomori (ces reclus qui ne sortent jamais de chez eux) du Japon moderne.

Fort heureusement, ce qui est un peu plus original, c’est la situation dans laquelle il se trouve. Juste avant de rentrer dans sa nouvelle classe, il souhaite qu’ils soient tous mort et… c’est chose faite. Alors qu’il rentre, il remarque toutes leurs âmes au plafond et leurs corps sur le sol. Pour l’aiguiller dans cette situation, une sorte de déesse nommée Wabiko qui n’est pas sans rappeler Murmur de Mirai Nikki.

Un peu à la manière d’un Jiminy Cricket (Pinocchio), Wabiko va faire en sorte que Yuzuru fasse des choix. Cette notion est un peu la clé de cette série puisque chaque épreuve est basée sur une décision que doit prendre le héros. Il n’a pas besoin d’avoir de pouvoirs, d’être fort ou autre, juste de choisir. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix puisque chaque épreuve se termine automatiquement par une mort. Cependant, on se doute que les personnes que Yuzuru ramènera à la vie pourront l’aider dans les futurs jeux, ce qui rend le choix un peu plus intéressant.

Pourtant, même à la fin du premier tome, le lecteur est laissé dans le flou, ce qui vient un peu ternir ce premier tome. Le personnage principal n’est vraiment pas attachant et tellement spécifique que toute identification est très difficile. Pour le reste, on ne sait pas grand chose. D’où vient Wabiko ? Pourquoi Yuzuru ? Quel intérêt ? Alors que dans un tome 1, on s’attend à avoir une bonne exposition de la situation, ce n’est pas encore le cas pour le moment. On ne veut pas tout savoir, loin de là, mais on aurait bien aimé une ligne directrice un peu plus nette.

Néanmoins, il y a un domaine où Dilemma fait très mal et c’est au niveau du trait. L’auteur possède un style proche de celui de Kei Sanbe (auteur de l’excellent Erased disponible chez Ki-oon) et… c’est vraiment joli, tout simplement. L’encrage varie selon la situation, renforçant l’intensité ou le danger d’une situation donnée, de même que le tramage qui vient donner de nombreux niveaux de complexité aux noir utilisé.

Au final, la série tente de faire un démarrage à la Jeux d’Enfants, très rapide et marquant mais ça ne prend que très difficilement. C’est loin d’être mauvais mais c’est aussi loin d’être très bon, la faute à une narration qui s’attarde un peu trop sur les choix possibles que sur leurs possibles conséquences. Si les auteurs parviennent à développer cet aspect de leur série, la suite devrait être un peu plus intéressante.

Dernièrement, la mode est un peu « survival manga ». Le public en demande donc on lui en donne. Malheureusement, tous les titres proposés ne sont pas de qualité égale. C’est donc avec une certaine appréhension qu’on ouvre ce premier tome du nouveau komikku. Premier constat : le héros n’en est pas vraiment un. On l’a vu et revu cet anti-héros antisocial, banal et qui devient presque caractéristique de la victime d’ijime ou du futur hikkikomori (ces reclus qui ne sortent jamais de chez eux) du Japon moderne. Fort heureusement, ce qui est un peu plus original, c’est la situation dans laquelle…

Le choix dans la date.

Graphisme - 81%
Histoire - 50%
Mise en scène - 55%
Originalité - 42%
Edition - 58%
Dans son genre - 51%

56%

Celui là !

Un départ assez moyen, la faute à un personnage principal moyen et à un manque de clarté dans l'exposition. Cependant, le concept est assez intéressant pour que ça donne quelque chose de bon par la suite.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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