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DEATHTOPIA 01

Deathtopia – Tome 1

Deathtopia – Tome 1 Éditeur : Soleil Manga
Titre original : Deathtopia
Dessin : Yoshinobu YAMADA
Scénario : Yoshinobu YAMADA
Traduction : Julie GERRIET
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 22/02/2017

Des crimes horribles, sans le moindre indice… Pas de sang, pas de larmes… Certains d’entre eux sont commis par « eux »… Ceux qui ont quelque chose en plus, une différence indétectable…

Kô Fujimura, un jeune homme de 19 ans, est admis aux urgences les yeux ensanglantés après avoir été renversé par une voiture. Les médecins parviennent à sauver sa vue, mais depuis l’opération, il est doté d’un étrange pouvoir de perception : il a le don de voir ceux qui ont « quelque chose en plus ». Il va alors mettre sa nouvelle faculté au service de trois jeunes et belles policières qui tentent d’élucider d’horribles et mystérieux meurtres.

Cage of Eden se terminant ce mois-ci, Soleil Manga enchaîne sur le dernier titre (qui vient de se terminer au Japon) en date de l’auteur, Yoshinobu YAMADA, un thriller fantastique nommé Deathtopia.

Alors que la première série de l’auteur était un shônen (il était publié dans le Shônen Magazine de Kôdansha), Deathtopia montre tout de suite des ambitions différentes avec ses allures de seinen décomplexé. Dès les pages en couleur du début, on remarque une belle dose de sang et même sur la couverture, la jupe très courte du personnage vient laisser présager un ton un peu ecchi qui tease quelques passages difficiles à justifier pour des moins de seize ans.

Bien évidemment, ça ne rate pas et on retrouve pas mal de scène dans lesquelles les trois héroïnes (et même une antagoniste) n’hésitent pas à dévoiler leurs parties intimes sans aucun gêne. Ces scènes ont-elles un quelconque intérêt ? Eh bien… malheureusement non, surtout celle en fin de tome qui fait plus office de démonstration de fan service qu’autre chose. On en vient à se demander si le mangaka ne cherche pas à cacher la pauvreté de ce début de série grâce à ça…

Le ton se veut un peu plus sérieux que dans un shônen et l’auteur peut se permettre de montrer des scènes assez violentes et il ne s’en prive pas. Les quelques massacres que l’on voit ne sont pas particulièrement choquants mais ils restent quand même assez marquants pour que l’on comprenne que le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Pour le moment, YAMADA nous propose quelque chose de classique au possible avec un jeune garçon ayant une vision un peu spéciale qui se retrouve pris dans des événements qui le dépassent (ça ne vous rappelle pas Awaken par hasard ?). Là où d’autres séries ont un petit élément d’originalité pour compenser la base souvent similaire du scénario, il est difficile d’en trouver un ici.

Même au niveau du rythme, ce n’est pas tout à fait ça. Le mangaka délaye un peu trop le moment où il dévoile ce que sont les ennemis de Kô, ce qui fait que le protagoniste (tout comme le lecteur) passe presque un tome complètement dans le flou et ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Au final, le lecteur ne veut pas savoir qui sont les adversaires parce qu’il est intrigué mais parce qu’il ne comprend pas vraiment ce qui se passe et pourquoi les attaques se concentrent sur le héros.

Difficile de dire beaucoup de choses sur les personnages principaux. Que ce soit Kô où les trois jeunes femmes qui vont l’épauler dans sa lutte contre les ennemis invisibles, le mangaka ne prend pas vraiment le temps ou la peine (on ne sait pas vraiment) de les développer dans ce premier tome et c’est un peu dommage puisqu’il est difficile de s’attacher à eux. Difficile d’avoir vraiment envie de savoir ce qui les attend…

Tout n’est pas à jeter dans Deathtopia (promis, c’est vrai !), le dessin est plutôt joli et on sent que les années passées sur Cage of Eden ont été bénéfiques. Les personnages ont un petit côté rondelet qui leur donne une bonne bouille et les décors ont le mérite d’être variés. Il y a de bons jeux de rythme avec le découpage qui sait varier le nombre et la taille des cases pour accélérer et ralentir les différentes scènes proposées.

Soleil a fait, une fois de plus, un très joli boulot sur la jaquette avec une bonne utilisation de l’illustration de base et un vernis sélectif sur le titre et les quelques gouttes de sang présentes pour accompagner le nom de l’auteur. On retrouve aussi quelques pages en couleur sur papier glacé qui ressortent bien par rapport au papier crème très moyen présent pour le reste des pages.
Ce papier fin et très (trop) souple se retrouve une fois de plus chez un imprimeur italien (les remarques similaires faites sur des titres Glénat et Kana étaient aussi imprimés en Italie…). Il est loin d’être aussi agréable que le papier blanc et semi-rigide auquel on pouvait avoir le droit il y a quelques mois encore chez bon nombre d’éditeurs…

En ce qui concerne la traduction, Julie GERRIET s’en sort plutôt bien avec des textes plutôt fluides et des tournures bien senties. On a un langage adapté à des situations qui peuvent paraître simple au premier abord mais qui aurait pu amener certains anglicismes pas forcément bienvenus, sans oublier la facilité de céder à un langage beaucoup trop familier (ce que l’on retrouve dans d’autres titres du groupe Delcourt et notamment Yamada-Kun).

Cage of Eden se terminant ce mois-ci, Soleil Manga enchaîne sur le dernier titre (qui vient de se terminer au Japon) en date de l'auteur, Yoshinobu YAMADA, un thriller fantastique nommé Deathtopia. Alors que la première série de l'auteur était un shônen (il était publié dans le Shônen Magazine de Kôdansha), Deathtopia montre tout de suite des ambitions différentes avec ses allures de seinen décomplexé. Dès les pages en couleur du début, on remarque une belle dose de sang et même sur la couverture, la jupe très courte du personnage vient laisser présager un ton un peu ecchi qui tease quelques passages difficiles à justifier pour des moins de seize ans. Bien évidemment, ça ne rate pas…

No one is innocent !

Graphisme - 68%
Histoire - 51%
Mise en scène - 56%
Originalité - 58%
Edition - 64%
Dans son genre - 65%

60%

Cage of Nothing ?

Deathtopia fait un départ un peu poussif et on sent que l'auteur a voulu mettre pas mal d'éléments "vendeurs" pour que son titre démarre et ne soit pas lâchés par les lecteurs dès le début. Est-ce une stratégie pour pouvoir installer une histoire plus développée ? Pour le moment, c'est le flou mais on devrait y voir plus clair dès le prochain tome.




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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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