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Darker than Black (2009)

Darker than Black (2009) – Tomes 1~4

Darker than Black (2009) – Tomes 1~4 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Darker than Black - Shikkoku no Hana
Dessin : Yuji IWAHARA
Scénario : Yuji IWAHARA
Traduction : Géraldine OUDIN
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 12/02/2015

Voilà 10 ans maintenant qu’un champ de force d’origine inconnue, la Porte des Enfers, s’est dressé autour de Tokyo. Ce mystérieux bouleversement s’est accompagné de la mutation de nombreux humains en êtres dotés de pouvoirs surnaturels, les Contractants. Ces implacables machines à tuer sont souvent employées illégalement par certaines organisations mafieuses, voire quelques organismes d’État, pour s’acquitter des basses besognes… Si leur existence reste une rumeur pour le grand public, c’est en partie grâce à la Section 4, une brigade d’élite créée dans le but de surveiller et d’appréhender les Contractants pour empêcher leur circulation au sein de la société civile… Pour Misaki Kirihara, jeune et brillant lieutenant de la Section 4, les dernières semaines n’ont pas été de tout repos : un mystérieux Contractant erre dans les rues de Tokyo et dupe ses victimes, des humains au bord du suicide, en leur proposant de les aider dans leur quête de vengeance…

Le quatrième et dernier tome étant fraîchement sorti en novembre, l’heure du bilan a sonné et un petit retour sur la série s’impose.

Initialement, Darker than Black est un anime produit par le studio BONES et réalisé par Tensai OKAMURA. Il fut diffusé du 6 avril 2007 au 28 septembre 2007 au Japon et se compose de 25 épisodes. Puis, une deuxième saison fut produite en 2009. Comme beaucoup d’autres séries TV à succès, il eut droit à plusieurs adaptations en manga qui sont, plus précisément, au nombre de 2. La première, publiée en parallèle de la diffusion TV, est constituée de 2 volumes en marge de la série originale et n’aura pas particulièrement marquée les esprits.

Par ailleurs, ce n’est pas celle-ci qui va nous intéresser ici mais la seconde parut quelques années plus tard en 2009 au pays du Soleil Levant. C’est là, l’objet de cette chronique car l’éditeur Ki-oon a eu la bonne idée de sortir chez nous cette deuxième transposition de l’œuvre originale. Ainsi, la série complète est sortie dans l’hexagone à un rythme régulier entre le 12 février 2015 et le 26 novembre 2015.

Darker than Black
© 2009 Yuji Iwahara / SQUARE ENIX © BONES, Tensai Okamura / DTBG Committee, MBS

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Cette version, pour se différencier et faire le lien avec son contenue scénaristique, porte un sous-titre : Shikoku no Hana ou plus clairement Fleur au Noir Profond en français. Sous-titre dont Ki-oon a par ailleurs fait le choix de se passer pour l’édition française, ce qui peut parfois prêter à confusion avec la première adaptation manga (sortie chez Panini).

Darker than Black est dessiné et scénarisé par Yuji IWAHARA qui fut le chara designer de la série animée.

A contrario de son homologue qui était une sorte de préquelle, celle-ci fait partie intégrante du matériau d’origine, son scénario faisant suite à la première saison de l’anime et se déroulant avant la deuxième voire s’y substitue. Attention, que les novices se rassurent, ils pourront sans aucun problème se plonger dans cette œuvre sans en connaître l’univers puisque toutes les informations nécessaires à sa bonne compréhension sont présentées dans le premier tome sans aucun spoiler. D’autant plus qu’à la fin de chaque volume, on retrouve quelques pages d’explications clairement énoncées au travers d’un mini-strip présenté par un des personnages de la série.

L’histoire de ce titre est totalement inédite et se situe peu de temps après le dernier épisode (de la saison 1 de l’anime donc). Elle en reprend ainsi les personnages principaux et s’inscrit dans la continuité du scénario de base. Il est important de noter le changement de point de vue vis à vis de l’anime pour lancer le récit. Ainsi, nous verrons Misaki KIRIHARA mener une enquête sur une série de meurtres liée à une certaine fleur de jais (cf sous-titre) venant tout droit de la fameuse porte des enfers et faisant le lien avec un personnage issu du passé de Hei.

Darker than Black
© 2009 Yuji Iwahara / SQUARE ENIX © BONES, Tensai Okamura / DTBG Committee, MBS

Parlons maintenant un petit peu des différents types de personnages. On a tout d’abord les fameux contractants ayant obtenu un pouvoir surnaturel mais devant payer une contrepartie lors de l’utilisation de ce pouvoir. On pourrait les qualifier de machines tant leur absence de sentiments humains est prononcée, ce qui traduit la solitude insoutenable dans laquelle ils sont plongés à cause de leur statut. Il y a aussi les dolls qui possèdent également des pouvoirs mais qui ne peuvent subvenir à leurs besoins toutes seules, étant dénuées d’émotions et de personnalité. S’ajoutent à ces deux types de personnes, des contractants qui ne contrôlent pas leur pouvoir ou même, n’en ont pas conscience, on les appelle : moratorium.

Misaki KIRIHARA, lieutenant de la section 4, est l’enquêtrice chargée de percer le mystère de la fleur de jais. On retrouve bien sûr, Hei contractant torturé par son passé et sa doll Yin qui se révèle être plus « humaine » que lui. Puis, se mêlant aux anciens, de nouveaux protagonistes apparaissent et joueront un rôle crucial tout du long de l’aventure. Ils n’ont rien à envier à ceux existants et sont tout aussi travaillés autant dans leur caractère que dans le dessin. On regrettera seulement, un antagoniste possédant des motivations somme toute légères au vu des actions qu’il mène pour parvenir à ses fins.

Cette palette de personnages est magnifiée par le talent indéniable de Yuji IWAHARA qui maîtrise sans peine le découpage des cases et la mise en scène qui sait mettre en valeur chaque événement décrit. Il sait présenter les choses distinctement sans perdre de temps ni diffuser trop d’informations d’un coup, juste ce qu’il faut pour faire avancer le récit et ne pas perdre le lecteur. Le découpage de chaque scène n’est pas sans rappeler les différents codes utilisés dans les thrillers au cinéma et apporte une véritable valeur ajoutée au déroulement de l’histoire. Les cases fourmillent de détails et les scènes d’actions sont prenantes tenant en haleine le lecteur qui en redemande. Bref en deux mots, le graphisme est soigné et de grand qualité.

Les 4 volumes sont riches et denses avec un bon papier bien épais et des noirs très profonds qui ressortent bien. Chaque tome a droit à des pages en couleurs au début et les jaquettes bien que mates ont toutes une couleur dominante qui est dans une matière brillante. Une bien belle édition proposée par Ki-oon.

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Le quatrième et dernier tome étant fraîchement sorti en novembre, l'heure du bilan a sonné et un petit retour sur la série s'impose. Initialement, Darker than Black est un anime produit par le studio BONES et réalisé par Tensai OKAMURA. Il fut diffusé du 6 avril 2007 au 28 septembre 2007 au Japon et se compose de 25 épisodes. Puis, une deuxième saison fut produite en 2009. Comme beaucoup d'autres séries TV à succès, il eut droit à plusieurs adaptations en manga qui sont, plus précisément, au nombre de 2. La première, publiée en parallèle de la diffusion TV, est constituée de 2…

Plus noir que noir

Graphisme - 77%
Histoire - 69%
Mise en scène - 79%
Originalité - 68%
Edition - 78%
Dans son genre - 75%

74%

Fleur

Darker than Black est une série accessible à tous, autant à ceux connaissant la licence qu'à ceux qui la découvriront. Le lecteur est plongé dans une ambiance sombre proche des romans noirs à suspense pour une enquête palpitante à en faire pâlir les rois du thriller. Une série courte qui se savoure sans faim.

A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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