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DanMachi La légende des Familias – Tomes 1 & 2

DanMachi La légende des Familias – Tomes 1 & 2 Éditeur : Ototo
Titre original : Dungeon ni Deai o Motomeru no wa Machigatteirudarouka
Dessin : KUNIEDA & Suzuhito YASUDA
Scénario : Fujino OMORI
Traduction : Marie-Saskia RAYNAL
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 07/09/2017

Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres. C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, qui, malgré son manque d’expérience, part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe. Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque d’être semé d’embûches…

Après le light novel chez Ofelbe, c’est au tour d’Ototo de nous proposer l’adaptation manga de DanMachi La Légende des Familias. Si le chara-design de Suzuhito YASUDA et l’histoire de Fujino OMORI ont été repris, c’est KUNIEDA qui est aux crayons et il faut avouer que c’est carrément joli !

Autant en parler tout de suite, ce DanMachi est quand même super bien dessiné. Le style adopté par KUNIEDA est parfaitement dans l’esprit du chars-designer de la série et sa petite touche légère lui donne une lisibilité exemplaire. Les planches ne sont pas surchargées et il n’y a vraiment que les détails nécessaires dans chacune des cases du manga.

Évidemment, ça ne pourrait pas marcher sans une bonne mise en page et à ce niveau, on reste dans quelque chose de très scolaire mais force est de constater que c’est quand même très efficace. On retrouve donc une gestion dynamique de la taille des cases pour varier le rythme mais aussi l’incursion de planches non découpées ou presque pour mettre en valeur certains événements.

Cependant, une série ne se juge pas seulement à son style graphique, il faut aussi regarder du côté de l’histoire et des personnages. Le duo de héros formé par Bell et Hestia n’est pas sans rappeler celui de Norigami, la série d’ADACHITOKA publiée chez Pika. Ne vous attendez pas à retrouver un clone de Yato pour autant puisque la déesse sans le sou reste ici beaucoup plus volontaire et travailleuse que ce dernier. Elle n’hésite pas à faire des efforts draconiens pour se faire connaître et surtout pour faire en sorte de ne pas se reposer complètement sur les exploits de Bell.

Le jeune homme, lui, possède tout du héros tout ce qu’il y a de plus classique. Déterminé, courageux et possédant une capacité spéciale un peu trop puissante pour ne pas être douteuse, on retrouve en lui un personnage sur qui on peut compter et qui n’hésite pas à prendre des risques pour atteindre son but. S’il veut devenir plus fort, ce n’est pas seulement pour lui, c’est aussi pour le bien-être et la renommée de sa déesse délaissée par les autres aventuriers alors qu’elle a pourtant de nombreuses choses à leur offrir.

L’histoire se met en place calmement. C’est à dire que le premier tome suffit pour comprendre un peu comment fonctionne l’univers imaginé par OMORI mais ne lancera pas réellement l’intrigue principale. Il n’y a pas encore de danger réel, ça vient avec le second volume que l’on a, quoi qu’il en soit, envie de lire à cause d’une vilaine accroche à la fin du précédent.

Ce qu’il est surtout intéressant de noter, c’est ce développement autour des « familias » qui semblent être à mi-chemin entre le guilde et la secte (avec la Deusdea à sa tête). Les aventuriers y entrent pour recevoir une bénédiction mais aussi parce qu’ils font une confiance aveugle à la divinité en question. Qui dit groupes dit rivalités et ici, c’est un peu l’idée puisque dès le premier tome, les auteurs nous montrent la Familia de Loki comme étant assez méprisante envers les plus faibles. Avec la présence de celle qu’admire le héros se trouve au service de cette déesse, il y a fort à parier que ce sera l’une des guildes les plus importantes de la série.

Si les scènes de combat ne sont pas excessivement nombreuses dans le premier tome, le second viendra mettre en avant les capacités innées de Bell, le personnage principal. Alors qu’il se démène contre un monstre qu’il n’est pas censé pouvoir battre, il va devoir utiliser toutes ses capacités pour la première fois et justifier son statut de héros.

Ça aurait pu arriver comme ça, d’un coup mais non, le scénariste ne s’en contente pas et glisse, au fil des chapitres, de nombreux indices quant à la force cachée du jeune garçon.
Résultat, même lorsque ce « soudain » gain de puissance arrive, le lecteur n’est pas plus surpris que ça et ne se dit pas : « Oh, c’est normal, c’est le héros ». Les petits éléments subtils (la capacité spéciale, les petits coups de génie, l’intérêt de nombreuses personnes importantes…) vont venir le préparer inconsciemment à cette évolution qui s’avère plus naturelle qu’autre chose.

Ototo, comme à son habitude, propose une copie quasi parfaite au niveau de l’édition. Son format seinen est vraiment agréable en main. Que ce soit au niveau de la taille ou du papier, l’équilibre trouvé est parfait pour la lecture. Si en plus, on compte les pages en couleurs disponibles au début du tome, on ne peut que saluer le travail de l’éditeur.
Rien à redire non plus au niveau de la traduction. Marie-Saskia RAYNAL a clairement saisi les subtilités d’expression de chaque personne et ça se sent. Les textes de Bell et d’Hestia possèdent un petit quelque chose qui les rend reconnaissable facilement, ne serait-ce que par le côté très téméraire (pour ne pas dire frondeur) de la déesse.

Est-ce une mauvaise idée de draguer dans un donjon ?

Graphisme - 79%
Histoire - 63%
Mise en scène - 75%
Originalité - 65%
Édition - 85%
Dans son genre - 81%

75%

Level One

Sans avoir lu le light novel, DanMachi apparaît comme un bon titre d'heroic-fantasy. La base, qui fait un peu penser à Noragami, possède une petite touche d'originalité renforcée par des personnages variés qui devraient en surprendre plus d'un. En deux tomes, on a donc une histoire solide, des protagonistes dignes d'intérêt et un univers qui ne demande qu'à être développé sans oublier que c'est très joliment croqué... Que demande le peuple ?




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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