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Crueler than Dead – Tome 1

Crueler than Dead – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : CRUELER THAN DEAD
Dessin : Kozô TAKAHASHI
Scénario : Tsukasa SAIMURA
Traduction : Marie-Saskia RAYNAL
Prix : 10.75 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 24/06/2015

Elle se réveille dans un monde décharné. Elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est en danger, une proie dans un monde envahit par les zombies. Tuer, se cacher, courir encore et encore, trouver des armes, trouver à manger, fuir pour un endroit où survivre autant que possible. Et chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi ce monde, pourquoi ces zombies… et pourquoi, elle, saine, vivante, humaine, vient de vomir…. des doigts d’humains !

Que vous soyez sortis de chez vous ou non, vous n’êtes pas sans savoir que Japan Expo se tenait du 2 au 5 juillet et que les deux auteurs de Crueler than Dead étaient invités par Glénat. Petit retour sur le titre en lui-même.

Graphiquement, Takahashi n’hésite à balancer du gore et à le faire bien (et dans le détail) ; ça découpe, ça mord, ça arrache, ça déchiquète… Bref, des choses normales pour un manga de zombies mais on voit très rapidement qu’il ne se met absolument aucune restriction. Pour certaines scènes, mieux vaut avoir l’estomac accroché d’ailleurs. Mention spéciale à la gestion du sang qu’il fait gicler avec une précision… effrayante. Il a du bien s’amuser en faisant ses recherches préliminaires, peut-être même qu’il a travaillé un peu comme les experts avec des simulations utilisant des objets gorgés de peinture.

Impossible de ne pas remarquer non plus un intérêt marqué pour les doubles pages qui sont nombreuses et particulièrement réussies. On y a droit pour des actes héroïques de l’héroïne, une ruée de zombies mais aussi pour des scènes plus anecdotiques mais qui vient renforcer énormément l’ambiance angoissante et glauque de certaines parties du titre.

Malheureusement, cette spécificité fait qu’on arrive très vite au bout des deux cents pages du titre. Quand on sait que le deuxième tome n’arrivera qu’en juillet prochain, on se dit que Glénat aurait peut-être du sortir le titre en une intégrale de 400 pages et inviter les auteurs à Japan Expo 2016.

Pour l’édition, je n’ai pas trop compris pourquoi le titre n’avait pas le droit à une sur-jaquette. Il est imprimé dans une édition de la même taille que Jaco ou les éditions « perfect » de l’éditeur qui, eux, y ont eu droit. En tout cas, la grande taille fait plaisir, surtout quand on tombe sur des doubles pages. Les zombies nous sautent aux yeux tout de suite !

Au niveau de l’histoire, ne vous attendez pas à quelque chose de complètement fou. C’est classique mais il y a quand même un petit twist. Un virus a transformé toute l’humanité (bla bla bla bla) mais les auteurs passent complètement toute cette partie ! On commence dès le début avec une jeune fille qui ne sait pas qui elle est mais qui va vite apprendre qu’elle porte en elle l’antidote capable de sauver tout le monde. Le problème : elle doit l’apporter au Tokyo Dome…

Ce petit changement par rapports aux titres habituels du genre vaut son pesant de cacahuètes. Plutôt que de nous refaire un énième descriptif de la situation, on est directement dedans et le fait que l’héroïne soit une ancienne zombie lui confère une force dantesque dont elle aura bien besoin pour se sortir des échauffourées (celles avec les humains comme celles avec les zombies).

En réalité, quand j’ai commencé cette critique, j’étais sûr que je ferais une référence à The Walking Dead quelque part mais au je pense que je vais la garder pour celle du prochain tome, quand on aura tout en main et qu’on verra ce que les auteurs avaient en tête.

Que vous soyez sortis de chez vous ou non, vous n’êtes pas sans savoir que Japan Expo se tenait du 2 au 5 juillet et que les deux auteurs de Crueler than Dead étaient invités par Glénat. Petit retour sur le titre en lui-même. Graphiquement, Takahashi n’hésite à balancer du gore et à le faire bien (et dans le détail) ; ça découpe, ça mord, ça arrache, ça déchiquète… Bref, des choses normales pour un manga de zombies mais on voit très rapidement qu’il ne se met absolument aucune restriction. Pour certaines scènes, mieux vaut avoir l’estomac accroché d’ailleurs. Mention spéciale…

Je suis une humaine, sortez-moi de là !

Graphisme - 80%
Histoire - 57%
Mise en scène - 73%
Originalité - 40%
Edition - 55%
Dans son genre - 71%

63%

Un bras !

Ce premier volume reste sympathique mais pas révolutionnaire malgré quelques planches vraiment bien senties.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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