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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Cosmoship Yamato 1

Cosmoship Yamato – Tomes 1~3

Cosmoship Yamato – Tomes 1~3 Éditeur : Black Box
Titre original : Uchû Senkan Yamato
Dessin : Leiji MATSUMOTO
Scénario : Leiji MATSUMOTO
Traduction : Fabrice RENAULT
Prix : 10.9 €
Date de parution : 13/10/2015

Depuis des années, les hommes sont obligés de vivre sous terre suite à l’attaque d’extra-terrestres utilisant des astéroïdes radioactifs. Alors que plus aucun espoir ne semble permis, un vaisseau est trouvé sur Mars, contenant deux artefacts importants : un message en provenance de la reine de la planète Iscandar indiquant qu’elle possède une machine capable de décontaminer la planète, et le plan d’un vaisseau capable d’emmener les homes à travers l’espace. Ainsi commence la fantastique aventure de ces hommes à bord du YAMATO !

Cosmoship Yamato est une œuvre parue en deux parties, prépubliées dans le magazine Adventure King, chez Akita Shoten (compagnie qui a aussi publié Capitaine Albator entre 1977 et 1979, et Queen Emeraldas entre 1977 et 1978). La première a été publiée entre octobre 1974 et avril 1975 ; la seconde entre juin 1978 et novembre 1979. Le monde est en pleine folie concernant l’espace : Neil ARMSTRONG vient à peine de poser le premier pas sur la lune et George LUCAS commence la saga Star Wars !

LOGO YAMATO

C’est donc dans un tel contexte que Leiji MATSUMOTO créé ses différentes œuvres, et à la lecture de ces trois volumes on voit clairement que tout ce qui touche à l’espace est au stade de l’expérimentation et de la découverte pour MATSUMOTO. D’ailleurs, en passant du tome 1 au tome 2, on peut facilement se rendre compte que du temps s’est passé entre les deux parties, car deux traitements se ressentent.

L’histoire commence en 2199, soit 778 ans avant celle de Capitaine Albator. La première chose qu’on peut dire, c’est que, contrairement aux œuvres de MATSUMOTO contemporaines à Cosmoship Yamato, le manga n’est éponyme au capitaine, mais au vaisseau cette fois-ci. D’emblée, on a donc le sentiment que c’est davantage le vaisseau qui sera au cœur de l’intrigue plutôt que son capitaine ou un membre de l’équipage.
Mais revenons à l’histoire. On est plongé in medias res au cœur d’une bataille interstellaire entre la flotte terrienne, dirigée par l’amiral OKITA, et celle de la planète Gamilia. On ignore, à ce moment-là, pourquoi les deux flottes s’affrontent.

Je m’arrête ici un instant pour faire une parenthèse sur la terminologie employée, récurrente dans l’œuvre de MATSUMOTO : le lexique employé par les personnages est celui  de la marine. En effet, on retrouve des « nœuds », « bâbords » et autres mots de ce champ lexical : l’espace, comme cela est dit à de nombreuses reprises (et même représenté, comme on peut le voir dans les pages 200-201 et 210-211 du tome 2, où le niveau sous-marin et le ciel sont dessinés de la même façon), est considéré comme un nouvel océan, un nouveau lieu de découverte (rejoignant donc la réalité au moment de l’écriture, où l’exploration spatiale fait rêver tout le monde).

La bataille engagée s’annonce dès le début sous de mauvais auspices : c’est « la dernière flotte terrestre », sous-entendant donc que les autres ont été détruites précédemment. D’ailleurs, la bataille, peu détaillée et montrée finalement, est vite conclue par la défaite pressentie de la Terre. Pendant que les deux flottes s’affrontaient, un vaisseau inconnu s’est écrasé sur Mars, non loin d’un centre de recherche où travaillent Susumu KODAI (dont le grand frère, Mamoru, qui se battait en même temps aux côtés de l’amiral OKITA, finira par mourir en héros dans la bataille) et de Daisuke SHIMA. Ces derniers, envoyés inspecter l’épave du vaisseau qui s’est écrasé, découvrent le corps sans vie d’une jeune extra-terrestre et une sorte de micro-capsule. KODAI (qui porte la frange classique du héros chez MATSUMOTO) et SHIMA vont alors remettre la capsule à OKITA qui se dirige vers la Terre.

C’est au moment où le vaisseau arrive dans l’orbite de la Terre qu’on apprend les raisons de la bataille : depuis deux siècles environ, les Gamiliens n’ont cessé de bombarder la Terre avec des armes nucléaires, obligeant les rescapés à construire en sous-sol des habitations. À cause de ces bombardements nucléaires, la planète est devenue « plus rouge que Mars, plus dévastée que la lune » : c’est une Terre de désolation, la planète bleue est devenue la planète rouge (passant d’un extrême à l’autre, selon le spectre lumineux). Le vaisseau, après avoir atterri, s’en va décrypter la micro-capsule trouvée sur Mars. Ils trouvent à l’intérieur un message et un plan pour construire un moteur : le message vidéo a été envoyé par la Reine STARSHA de la planète Iskandar (on notera d’ailleurs ici une coquille d’édition, puisque sur le résumé de la quatrième de couverture, la planète s’écrivait « Iscandar » et non « Iskandar ») qui invitent les Terriens à venir sur sa planète afin de récupérer le cosmo-cleaner, un appareil permettant de nettoyer toute trace de radioactivité. L’espoir semble revenir, mais un vaisseau gamilien passe à proximité du dernier cuirassé construit sur Terre : le Yamato.

On touche ensuite à un problème d’écriture assez dérangeant, quand SHIMA et KODAI demandent l’autorisation de venir (où cela, on n’en sait rien vu que rien n’avait été dit. Est-ce une erreur de scénario ou de traduction?): la rapidité excessive des dialogues et des décisions. KODAI va être mis à un poste de commandement sans réelle raison autre qu’il est le frère de Mamoru. Certes, la figure du héros, dans l’Antiquité, tenait beaucoup à l’hérédité (tel parent avait telle qualité, donc le héros l’aura aussi), mais c’est assez archaïque de nos jours. D’ailleurs, cela rompt un peu avec le lecteur, qui peut avoir du mal à se reconnaître dans ce personnage posé comme exceptionnel. Cela brise l’illusion de vraisemblance.
Revenons au récit. KODAI et SHIMA vont arriver, tant bien que mal, face au Yamato qui apparaît comme une épave. Cependant, une épave qui écrase, en image, les deux personnages : le Yamato s’impose face aux humains, il reste leur espoir. Cependant, une réparation s’impose, car visiblement, cela fait un certain temps qu’il n’a pas été utilisé puisqu’il est ensablé sur une grande partie de sa structure. De plus, grâce au plan envoyé par STARSHA, il va falloir le doter d’un moteur plus puissant, afin d’aller à l’autre bout de l’univers.

Et là encore, quand on va faire connaissance avec les futurs membres d’équipage du Yamato, on va rencontrer des problèmes d’acceptation face à certains propos et à certains personnages (qu’on aura moins dans les tomes suivants, mais qui ont perduré pendant un moment dans l’œuvre de MATSUMOTO), notamment le Docteur SADO.
Outre qu’il est vétérinaire (mauvais en plus vu les résultats qu’on nous montre) et non médecin pour humains, il est machiste et alcoolique : il passe tout son temps à boire du saké et ce qui a l’air d’être des tentatives de créer de l’humour tombe à l’eau, car c’est assez lourd et répétitif. Pour lui, une femme n’a pas à être dans un service médical et il dit ne vouloir que des belles femmes pour l’assister (d’ailleurs, Yuki MORI, la seule femme à bord, n’est présentée dans le tome 1 que comme une faire-valoir sans importance). Déjà donc, le lectorat féminin peut être tenté de ne plus suivre le récit, puisque le discours du Docteur SADO, accepté au départ par tous les personnages, les considère simplement comme de beaux objets.

Après, 40 ans se sont passés depuis, mais au vu de l’actualité française à cette époque, je doute que même alors, ces paroles et ces actes pouvaient prêter à sourire.
Heureusement, dans la suite du manga, il va y avoir un net retournement de situation : Analyser, le robot du vaisseau, va dire à SADO que ses propos sont archaïques (Surtout que le récit se passe en 2199, donc bien après la date d’écriture. On s’attendrait quand même à ne plus voir ce genre de propos). De plus, Yuki va obtenir un traitement plus intéressant. En effet, elle est présentée ensuite (surtout dans le tome 3) comme une excellente navigatrice, nécessaire au bon fonctionnement du vaisseau  (je vous renvoie à la page 23 du tome 3), et même si elle est encore associée au foyer, c’est plus dans une vision d’espoir : grâce à elle, l’avenir de la Terre sera assuré.

Vient maintenant le second défaut de ce premier tome (contre-balancé par les rectifications faites dans le tome 3) : l’invraisemblance de la durée du voyage et de la vitesse du vaisseau. Sans rentrer pour le moment dans les détails (j’explicite mon propos en fin d’article), même si la mesure de la vitesse de la lumière aurait été établie avec une certaine certitude en 1983 et que le manga date de la seconde moitié des années 70, les scientifiques avaient déjà théorisé cela au moment où MATSUMOTO a publié son manga. Or, dans le tome 1, le vaisseau va encore plus vite que la vitesse de la lumière, ce qui est impossible. De plus, MATSUMOTO donne l’impression d’oublier que l’année-lumière représente certes une distance, mais aussi une durée : une année-lumière représente la distance que l’on parcourt en une année en allant à la vitesse de la lumière.
Pour aller sur Iskander, il faudrait 148 000 ans aller, et même chose retour (donc 296 000 ans au total) puisque la planète est à 148 000 années-lumière. Pourtant, pour les besoins du scénario, cela va être fait en beaucoup moins de temps, ce qui rend invraisemblable l’histoire puisqu’elle se base sur une idée impossible. Même si le vaisseau a la possibilité de faire des sauts spatio-temporels appelés « warp », ceux-ci poursuivent l’invraisemblance en dépassant la vitesse de la lumière. Fort heureusement, dans le tome 3, MATSUMOTO a remédié à cela, puisque cette fois-ci, le warp parcourt une distance de plus de 700 000 kilomètres à une vitesse représentant moins de la moitié de la vitesse d’une seconde-lumière.

Le scénario est mis à mal par cette invraisemblance. Le lecteur a du mal à concevoir la possibilité que quelque chose se passe mal, tant tout est fait pour que le Yamato apparaisse comme le sauveur de la Terre, et que beaucoup de personnages (surtout KODAI) sont posés comme d’une qualité supérieure sans qu’on ait pu vraiment le voir pour nous-même. Une fois encore, MATSUMOTO peine à donner une fin à son manga : on termine le récit de KODAI à bord du Yamato sur une fin ouverte, juste avant la grande bataille amorcée auparavant. On reste avec beaucoup de questions.
Cependant, les nombreuses ellipses que l’auteur a pu faire dans le récit et cette fin va dans le sens de son œuvre générale. MATSUMOTO n’écrit pas une histoire finie, il l’inscrit dans une mythologie qui lui est propre et qui se retrouve dans un univers transcendant le temps et l’espace. Je prendrai en exemple un passage du tome 1. À un moment donné, le Yamato va être bloqué dans une autre dimension, et va être secouru par un vaisseau qui ressemble à un autre qu’aujourd’hui on reconnaît assez facilement : l’Arcadia, le vaisseau d’ALBATOR. D’ailleurs, ici, le capitaine du vaisseau s’appelle Harlock, qui est le nom original du corsaire de l’espace.
Le dernier chapitre, à la fin du tome 3, renforce cette idée, puisqu’il narre un moment qui se passe durant le premier voyage du Yamato. Ainsi, MATSUMOTO ouvre des portes qui lui permettront de faire des liens ou des clins d’œil avec ses autres mangas.

De plus, dans le tome 3, on peut voir que le Yamato n’est pas infaillible, ce qui permet de le rendre plus accessible pour le lecteur. La position de KODAI et de l’équipage est d’ailleurs plus intéressante dans les deux derniers tomes, car ceux-ci sont dans un statut de contestataires : ils deviennent des renégats, des opposants aux volontés d’un gouvernement vivant dans la paix et qui refuse de voir une nouvelle guerre se profiler. Le Yamato devient un symbole de lutte hors-la-loi pour la protection de la Terre, qu’il a sauvée auparavant. Ce n’est pas sans rappeler l’image future du Capitaine Albator, considéré par le gouvernement comme un criminel alors qu’il protège la Terre.

Concernant le graphisme de l’œuvre, le trait de MATSUMOTO est sublime quand il peint l’intérieur et l’extérieur des vaisseaux, ainsi que les représentations de l’espace. On dirait une estampe ou un tableau. Par contre, en ce qui concerne la représentation des personnages humains ou humanoïdes, le trait est beaucoup plus simpliste, et même par moment assez grossier (comme, par exemple, la tête du Docteur SADO). On prend beaucoup plus de plaisir à voir des pages entières montrant une bataille oppressante dans l’espace, où aucun échange de tir n’est représenté, que des cases avec les personnages, ce qui est un peu dommage vu que ce sont eux qui font fonctionner les vaisseaux.

Je terminerai avec l’édition que nous offre Black Box. L’impression et le format rendent hommage aux fresques spatiales de MATSUMOTO, on apprécie vraiment de voir un plan aussi beau que celui de l’affrontement entre le Yamato et l’Andromeda dans le tome 3. Cependant, outre les coquilles d’écriture comme celles que j’ai évoquées précédemment, il aurait mieux valu n’avoir que deux tomes au lieu de trois. Cela aurait permis de regrouper le tome 2 et le tome 3 qui forment un tout. De plus, le tome 3 coûte le même prix que le tome 1, alors qu’il est moins épais que celui-ci de plus de 50 pages.
Enfin, la qualité du papier est un peu en dessous de ce qu’on attendrait pour le prix, même si elle reste correcte.

Précisions sur l’invraisemblance de la vitesse du Yamato : N’étant pas scientifique, ce que je vais dire ne se base que sur les recherches et les calculs que j’ai pu faire. Je m’excuse s’il y a des erreurs.

Les données relatives à la vitesse de la lumière ont été officialisées en 1983, par le Bureau International des Poids et des Mesures qui a posé que la lumière se déplaçait dans le vide à une vitesse équivalent à 1 079 252 848,8 km/h. Concernant l’année-lumière, il s’agit plus d’une distance que d’une durée. En effet, on parle d’année-lumière pour exprimer la distance qu’on parcourrait en une année si on se déplaçait à la vitesse de la lumière (c’est même principe pour la seconde-lumière, la minute-lumière ou encore l’heure-lumière). Une année-lumière représente environ 1 000 milliards de kilomètres (à titre de comparaison, la distance Terre-Lune est de 384 400 km, ce qui représente 1,02 seconde-lumière).

Maintenant que les données théoriques ont été posées, revenons à ce qui est dit dans le tome 1 de Cosmoship Yamato. Même si les données relatives à la vitesse de la lumière ont été posées en 1983, il y avait déjà d’autres données théoriques, donc MATSUMOTO avait tout de même des données sur lesquelles s’appuyer. Iskandar est à 148 000 années-lumière, donc 296 000 années-lumière pour un voyage aller-retour. Rien que cela marque une invraisemblance : le vaisseau va faire en une année l’équivalent de ce qu’il aurait dû faire en 296 000 ans. Imaginez l’évolution possible en ce laps de temps (Pour rappel : si on revenait 148 000 ans en arrière, l’agriculture n’aurait pas été inventée, ni l’écriture. On ne serait même pas encore des homo sapiens).
S’il avait voyagé d’une seule traite, le Yamato (qui était encore en phase de « test de pilotage » à ce moment-là) aurait donc eu une vitesse au moins 290 000 fois supérieure à celle de la lumière. Le soucis, c’est que ce n’est pas le seul moment où une telle anomalie se produit.
Dans le tome 1, le Yamato va utiliser le warp pour aller de la Terre à Mars. Seulement, les deux planètes ne sont pas toujours à la même distance : selon les périodes, elles sont éloignées de 60 à 400 millions de kilomètres. Il faudrait donc, en voyageant à la vitesse de la lumière, entre 3 et 20 minutes pour y aller. Or, le Yamato y arrive en une minute grâce au warp, sans qu’on sache même où se situait Mars à ce moment-là. Le vaisseau a donc été entre 3 et 20 fois plus rapide que la vitesse de la lumière. Cela équivaut à 111,19 % de la seconde-lumière. Même si l’on pouvait voyager à la vitesse de la lumière, il est invraisemblable qu’on puisse aller plus vite que celle-ci.

Néanmoins, dans le tome 3, MATSUMOTO a vu ses chiffres à la baisse, rendant alors le voyage plus envisageable qu’il ne l’était auparavant. Dans le tome 3, quand le Yamato doit se rendre sur la 11° planète (Il est intéressant de voir qu’on envisage alors d’autres découvertes de planètes dans notre système solaire. Même si de nos jours, avec la disparition de Pluton dans le compte, cela semble moins probable), située à 790 000 km (donc entre la Lune et Mars), le warp permet de faire la distance en 6 secondes. À vitesse-lumière, cela fait donc environ 131 666,667 km/s, soit l’équivalent de 43,92 % de la seconde-lumière (qui est de 299 792,458 km/s). Cette vitesse, moins importante tout en restant quand même impressionnante, permet de visualiser plus facilement et de manière plus vraisemblable le voyage à faire par KODAI et son équipage.
Du coup… cela contredit grandement le récit du tome 1.

Cosmoship Yamato 1 Cosmoship Yamato 2 Cosmoship Yamato 3

Cosmoship Yamato est une œuvre parue en deux parties, prépubliées dans le magazine Adventure King, chez Akita Shoten (compagnie qui a aussi publié Capitaine Albator entre 1977 et 1979, et Queen Emeraldas entre 1977 et 1978). La première a été publiée entre octobre 1974 et avril 1975 ; la seconde entre juin 1978 et novembre 1979. Le monde est en pleine folie concernant l'espace : Neil ARMSTRONG vient à peine de poser le premier pas sur la lune et George LUCAS commence la saga Star Wars ! C'est donc dans un tel contexte que Leiji MATSUMOTO créé ses différentes œuvres, et à…

Le Yamato, plus rapide que la lumière!

Graphisme - 60%
Histoire - 39%
Mise en scène - 53%
Originalité - 50%
Edition - 44%
Dans son genre - 55%

50%

Dark Space

Même si une amélioration se fait sentir entre le tome 1 et les tomes suivants, on est quand même loin du niveau des oeuvres suivantes de MATSUMOTO. Les dessins montrant les vaisseaux sous toutes leurs coutures et dans l'espace ne suffisent pas à faire oublier les lacunes du scénario et les problèmes de physique spatiale du tome 1. On ira se consoler dans l'Arcadia...




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

2 commentaires

  1. Je ne voie pas où est le problème avec les « bonds spatiaux » les voyages interstellaires de plusieurs années lumières effectué en un temps trésor court sont monnaie courante dans les œuvres de SF … Que cela soit les passages en hyperespace, des Warps, ou bien de la distorsion spatiale…
    Si ce concept là te gène, tu peut alors mettre aux orties Star Trek, Dune, Macross et même Star Wars 🙂

    • L'Otak' des Lettres

      J’ai juste souligné le fait que dans le tome 1, Matsumoto a exagéré les données qu’il offre à la lecture, puisque le Yamato va plus vite que la vitesse de la lumière elle-même. Dans le tome 3, ces données ont été reprises, mais en atténuant les chiffres, ce qui rend plus probable ce qu’il offre.

      Je n’ai rien du tout contre les voyages interstellaires à vitesse-lumière, mais je trouve que cela nuit de donner les informations en s’éloignant autant de la réalité. Dans L’Empire contre-attaque, on ne dit pas en combien de temps Luke va de Dagobah à Bespin, et ça ne nuit pas au scénario je trouve. De même, on ne sait pas comment le TARDIS du Docteur voyage dans le temps et l’espace, et je suis le premier à ne pas m’en soucier.

      Je le redis : pour moi, Matsumoto a été plus fin dans le troisième tome que dans le premier en ce qui concerne la vitesse des vaisseaux, ce qui fait que le troisième tome est mieux à mon sens que le premier. Néanmoins, cela ne reste que mon avis, je ne fais que pointer du doigt ce que je pense être dommageable pour la qualité, c’est tout ^^

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