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La Confrerie des Lions Blancs T01

La Confrérie des Lions Blancs

La Confrérie des Lions Blancs Éditeur : Komikku
Titre original : Shiro shishi no Kodomotachi
Dessin : Natsuko TAKAHASHI
Scénario : Natsuko TAKAHASHI
Traduction : Yohan LECLERC
Prix : 7.9 €
Date de parution : 10/09/2015

Thomas est un nouvel élève de l’école de chevalerie Wolston. Juste, droit, sincère et persévérant, le jeune homme se donne à fond pour pouvoir vivre son rêve : devenir chevalier blanc ! A-t-il l’étoffe pour y parvenir ? D’après ses résultats aux premières épreuves, il risque d’avoir beaucoup de travail avant d’y arriver… Heureusement pour lui courage, détermination et audace font partie de ses nombreuses qualités ! Mais dans La Confrérie des Lions Blancs nous n’allons pas seulement suivre le destin de Thomas. D’ailleurs, à son arrivée il rencontre directement Bernard, l’un des plus atypiques et fainéants personnages de l’école. Il fera également rapidement connaissance avec Hermann et Buzz. Si leurs envies, leurs motivations et leurs parcours sont différents, ça ne les empêchera pas de devenir amis. Mais réussiront-ils à atteindre leurs rêves… ?

Avant la bonne surprise Border, je suis passé par une lecture un peu moins convaincante, celle de la Confrérie des Lions Blancs, un shônen en deux tomes chez komikku. Détail trivial : pour faire un peu comme l’auteur et casser totalement la temporalité de cette critique, je parlerai technique au début et de l’histoire à la fin. Hommage.

La Confrerie des Lions Blancs T01 PRESSE     La Confrerie des Lions Blancs T02 PRESSE

Autant le dire dès le début, les personnages sont de vrais stéréotypes : Thomas le héros au grand coeur qui n’a aucune qualité si ce n’est sa persévérance, Bernard le rival prodige qui sait tout faire mais qui se fout de tout, Herman Strauss l’élève sérieux dont le génie se situe dans l’application, le blondinet faire-valoir du héros dont j’ai oublié le nom…

Bref, je ne vais pas passer en revue tous les personnages (je l’ai presque fait) mais ils sont tous là. Vous me direz qu’avoir des stéréotypes, ce n’est pas si grave que ça et qu’il y en a partout de nos jours… Le problème, c’est que Natsuko TAKAHASHI («aucun rapport» – référence de vieux) ne fait que les balancer sans chercher à bien les utiliser. Ils sont là pour satisfaire les codes du genre et puis c’est tout.

Gros point négatif pour La Confrérie des Lions Blancs, son graphisme est totalement inégal. Natsuko TAKAHASHI possède assez de talent pour nous proposer des planches magnifiques (certaines double-pages sont somptueuses) mais la plupart de l’oeuvre souffre de problèmes de proportions évidents. On notera aussi quelques problèmes d’anatomie masculine avec des pelvis trop rectilignes dans certaines cases.

Evidemment, avec son nom de famille, difficile de passer à côté des bouches à la Captain Tsubasa quand il y a beaucoup de monde. Même s’il n’y a probablement aucun lien de parenté, son père spirituel du dessin des bouches n’est autre que Yôichi TAKAHASHI. Maintenant que vous le savez, vous lirez ce titre d’un autre oeil, croyez-moi !

En tout cas, si le graphisme était le plus gros problème du titre, disons que ça ne serait pas si mal. Le souci, c’est que l’auteure a aussi fait preuve d’une gestion de la temporalité catastrophique. On me dira qu’elle a peut-être du faire face à l’arrêt précipité de sa série, ça n’y changera rien…

Le premier volume se passe sur un laps de temps très courts (quelques jours, un petit mois tout au plus) et dans le tome 2, tout s’emballe et ce sont plusieurs années qui passent presque à chaque chapitre. Alors oui, grâce aux ellipses, on peut voir Thomas évoluer mais on perd les meilleurs moments à chaque fois, les coupures étant particulièrement mal placées.

TAKAHASHI aurait plutôt dû continuer et finir proprement la première année d’étude et faire un chapitre épilogue un peu plus long avec un gros bond dans le futur, ça aurait au moins permis de sauver les meubles et une histoire qui s’effrite complètement dans le deuxième volumes, le développement étant clairement insuffisant.

L’histoire reste très convenue mais souffre d’un défaut majeur : il y a beaucoup trop de détails inexpliqués (les fameuses lose ends des américains).

Pourquoi Herman s’enfuit-il juste avant son grand combat, passant ainsi pour un lâche ? Personne ne connaissait sa véritable identité, il aurait très bien pu continuer sa vie comme si de rien n’était.

Comment Bernard fait-il pour retrouver Herman ? Sachant qu’il est un peu devenu chef des services secrets, on se doute qu’il lui fait parvenir des messages mais ce n’est jamais dit clairement…

Comment Thomas devient-il Lion Blanc ? Le tournoi qui voit sa nomination est totalement zappé pour nous montrer un retour triomphant d’une campagne quelconque ?! 6 ans d’études et on ne peut même pas voir sa cérémonie de fin d’étude (ou du moins le fruit de 6 ans d’efforts) ? Mais… Pourquoi ?! Quel intérêt ?!

Ces « trous » dans l’histoire résultent bien évidemment des sauts dans le temps trop fréquents du deuxième volume qui ne viennent répondre qu’aux interrogations principales, laissant en plans les intrigues secondaires que l’auteure a lancé dans ses chapitres.

Ah oui, avant que j’oublie… Ne cherchez pas de nombreux duels de chevaliers et autres combats. Il n’y en a presque pas. L’accent est plutôt mis sur les doutes et la psychologie de Thomas mais aussi sur son entraînement (shadow striking, pompes, abdos…) mais très peu sur d’éventuels combats de préparation et autres apprentissages de techniques à l’épée. Pardon aux fans de Dragon Quest, la quête de Daï, mais pas d’Avan Slash !

Petit détail cocasse : dans le monde de la chevalerie, les hommes font la loi, c’est bien connu… La chevalière n’est rien d’autre qu’une bague, n’est-ce pas ? Il n’y a donc pas de femme dans le monde imaginé par Natsuko TAKAHASHI, à tel point que de nombreuses bromances se mettent un peu en place sans trop qu’on fasse attention.

Attention, on est loin d’être dans un yaoi mais il a quand même un petit quelque chose entre certains personnages comme Bernard et Herman ou même Thomas et le blondinet qui lui sauve la vie. Etait-ce vraiment nécessaire à développer alors que les pages étaient limitées avant la fin ? Je n’en suis pas persuadé, surtout quand on se doute que les fans s’en sont sûrement donné à coeur joie dans des dôjinshi interdits qui se vendent des millions au Comiket (rêvons un peu, tout dans la démesure !).

Je vais quand même finir avec un petit mot sur l’édition qui est probablement le seul point positif du titre. C’est du classique komikku avec un papier que j’apprécie toujours autant, un soin du détail qui va grandissant au niveau de la couverture et du lettrage. Vraiment, à ce niveau là, c’est clean de chez clean !

Avant la bonne surprise Border, je suis passé par une lecture un peu moins convaincante, celle de la Confrérie des Lions Blancs, un shônen en deux tomes chez komikku. Détail trivial : pour faire un peu comme l’auteur et casser totalement la temporalité de cette critique, je parlerai technique au début et de l’histoire à la fin. Hommage.       Autant le dire dès le début, les personnages sont de vrais stéréotypes : Thomas le héros au grand coeur qui n’a aucune qualité si ce n’est sa persévérance, Bernard le rival prodige qui sait tout faire mais qui se fout de…

Aux armes… citoyens ?

Graphisme - 50%
Histoire - 46%
Mise en scène - 32%
Originalité - 41%
Edition - 75%
Dans son genre - 38%

47%

Chatons

La Confrérie des Lions Blancs est un titre qu’il est difficile de défendre. Catégorisé comme un seinen, il n’en a pas la moindre caractéristique. Plutôt (très) axé shônen, le titre ne brille ni par son graphisme variable, ni par son histoire d’un banal ennuyeux et ce ne sont pas ses personnages caricaturaux à souhait. Même en deux tomes, la déception est, cette fois-ci, difficile à éviter pour komikku. 

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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