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Platinum End
©Tsugumi OHBA/Takeshi OBATA, Shueisha

Platinum End – Chapitres 1, 2 et 3

Platinum End – Chapitres 1, 2 et 3 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Platinum End
Dessin : Takeshi OBATA
Scénario : Tsugumi OHBA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 0.99 €
Nombre de pages : 74
Date de parution : 22/01/2016

Mirai, un jeune homme qui a perdu tout espoir en la vie, est sauvé par un ange alors qu’il tente de se suicider. Mais cette rencontre fatidique pourrait bien le plonger dans un désespoir plus profond encore… Takeshi OBATA et Tsugumi OHBA nous livrent un thriller sombre mettant en scène anges et humains autour d’un thème qui leur est cher : la frontière délicate entre le Bien et le Mal.

Platinum End est un titre amené à jouer un rôle d’importance dans le manga en France, d’abord parce qu’on le doit au talentueux duo Takeshi OBATA et Tsugumi OHBA déjà à l’oeuvre sur Death Note et Bakuman, mais aussi parce que c’est le premier titre qui sera disponible en simulpub chez nous dès son premier chapitre.

Lancé dans le magazine mensuel Jump SQ de Shueisha en novembre dernier, le titre compte trois chapitres totalisant presque 200 pages à l’heure actuelle (correspondant a priori au premier volume relié). Si l’éditeur en charge, Kazé Manga, a sorti ces chapitres en retard il y a quelques jours, le prochain sera publié le 4 février en simultané avec Japon, ce qui devrait devenir la norme pour ce manga.

Après les cartons de Death Note et Bakuman, tous deux pré-publiés dans le Weekly Shônen JumpPlatinum End a entamé sa carrière dans le mensuel plus “mature” Jump SQ (d’où viennent des titres comme Blue Exorcist, To Love Darkness, Twin Star Exorcists) et ça se ressent.
Les auteurs partent sur une histoire plus proche de Death Note (qui aurait sans doute été publié dans le SQ s’il avait existé sous cette forme), avec un côté sombre assumé qui pose une question assez similaire à celle de la premières œuvre commune des mangakas : que feriez-vous si on vous donnait un pouvoir divin ?
Si le Light de Death Note avait choisi d’être un juge des âmes, Mirai est assez différent dans son approche car, bien que malmené par la vie, il ne semble pas souhaiter faire le mal à autrui ni s’élever grâce aux dons offerts par Nasse, son ange.

Par contre, d’autres semblent vouloir s’en servir car, contrairement à ce que le protagoniste pense au début, il n’est pas seul à avoir ce type de pouvoirs. Ils ont treize en tout dont le but est de remplacer un Dieu vieillissant.
Va alors s’ouvrir un jeu de massacre entre ceux qui veulent devenir le tout-puissant et ceux qui ne veulent qu’être simplement heureux, comme Mirai.

Tsugumi OHBA revient avec ce manga à ce qui a fait son succès : les joutes mortelles à distance où l’intellect et la ruse des participants sont mis à rude épreuve.
Dans la narration, la mise en place, on ressent assez fortement la “présence” de Death Note, peut-être trop aux goût de certains. Mais le postulat de départ est intéressant, et l’utilisation brillante qu’en fait OHBA montre, une fois de plus, son aisance naturelle dans ce type de shônen torturés. Reste à espérer que le scénariste garde cette fois-ci le cap de son histoire et ne se perde pas en route.

Le trait de Takeshi OBATA est toujours aussi beau, précis, dynamique, plein de maîtrise. Assurément l’un des meilleurs dessinateurs (si ce n’est le meilleur) de l’écurie Shueisha.
Ses personnages sont superbes, expressifs, fouillés. Le mangaka se permet même une “fantaisie” en dessinant quelques planches de fan service, ce que lui permet le Jump SQ (au public officiellement plus âgé et habitué à To Love Darkness), démontrant un talent certain pour la plastique féminine.
Par contre, question décors on n’est pas toujours à la fête, l’artiste abusant des gros plans sur les protagonistes tout en délaissant quelque peu le fond. Bon, avouons-le, on pinaille quelque peu parce que, objectivement, son dessin est un régal permanent pour les yeux, mais les arrières plans et la mise en scène en pâtissent quelque peu.

Avec Platinum End le duo OHBA / OBATA montre qu’il fonctionne toujours aussi bien. Les chapitres se lisent d’une traite, sans temps mort mais sans précipitation inutile. C’est beau, c’est bien narré, ça semble solide. Un gros coup de la part de Kazé qui nous permet, une fois n’est pas coutume, de suivre “en direct” avec le Japon la parution d’un nouveau blockbuster du Jump !

Les trois premiers chapitres sont disponibles en numérique pour 0,99€ l’unité, depuis le 22 janvier sur les plateformes de e-librairies habituelles : SequencityIzneoGoogle PlayFnaciBooks StoreKoboBD Buzz et ComiXology.
Bien décidé à proposer ce titre au plus proche de la parution nippone, Kazé devrait atteler rapidement à la parution du volume relié (qui sort le 4 février prochain au Japon), répondant ainsi à une demande du public.

Platinum End est un titre amené à jouer un rôle d'importance dans le manga en France, d'abord parce qu'on le doit au talentueux duo Takeshi OBATA et Tsugumi OHBA déjà à l'oeuvre sur Death Note et Bakuman, mais aussi parce que c'est le premier titre qui sera disponible en simulpub chez nous dès son premier chapitre. Lancé dans le magazine mensuel Jump SQ de Shueisha en novembre dernier, le titre compte trois chapitres totalisant presque 200 pages à l'heure actuelle (correspondant a priori au premier volume relié). Si l'éditeur en charge, Kazé Manga, a sorti ces chapitres en retard il y a quelques jours, le prochain sera…

Caprice des Dieux

Graphisme - 92%
Histoire - 81%
Mise en scène - 69%
Originalité - 66%
Dans son genre - 75%

77%

Angel

Très attendu, ce nouveau manga du duo OHBA / OBATA ne déçoit pas et nous emmène en terrain connu à la suite d'un héros "normal" qui ne cherche que le bonheur simple mais va se retrouver mêlé à une bataille qui le dépasse. C'est beau, ça se lit d'une traite et c'est (divinement) passionnant !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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