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Pandora Hearts – Tomes 1~24+1

Pandora Hearts – Tomes 1~24+1 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Pandora Hearts
Dessin : Jun MOCHIZUKI
Scénario : Jun MOCHIZUKI
Traduction : Fédoua LAMODIERE
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 178
Date de parution : 01/07/2010

Oz Vessalius, 15 ans, est l’héritier d’un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus, l’Abysse, pour un crime dont il ignore tout. Dans cette prison à l’écart du temps, il rencontre Alice, une jeune fille aux pouvoirs mystérieux, qui lui propose de nouer un pacte pour l’arracher à ce cauchemar. Mais l’organisation secrète Pandora, qui a pour mission de lever le voile sur les mystères de l’Abysse, attend son retour de pied ferme…

Après 9 ans de publication (6 chez nous qui se sont terminés par une superbe exposition), Pandora Hearts tire sa révérence pour le plus grand regret des fans et ce n’est pas faute d’avoir repoussé l’échéance. En effet, Jun MOCHIZUKI prévoyait de finir sa série en 23 volumes quand finalement, ayant encore beaucoup de choses à dire, elle a décidé de faire un tome supplémentaire pour mettre un point final acceptable.
Ce 24ème tome est par ailleurs tellement épais (330 pages tout de même) qu’on pourrait presque dire qu’il regroupe 2 volumes comme si, en fait, 24 ne suffisait pas. Pourtant, cette fois-ci, c’est la bonne, la série est bel et bien terminée en 24 tomes et 107 chapitres pour être précis.

 

Pandora Hearts trouve son inspiration dans le célèbre roman de Lewis CARROLL : Alice au Pays des Merveilles. Jun MOCHIZUKI en reprend l’univers et les personnages pour en faire une histoire à sa sauce n’ayant rien à voir avec celle de ce dernier.

L’intrigue débute quand Oz, jeune homme bourreau des cœurs se fait enlever durant sa cérémonie de passage à l’âge adulte et se retrouve dans un monde mystérieux appelé l’Abysse ; il est alors âgé de 15 ans. 10 ans après ce tragique événement, le jeune garçon parvient à s’échapper de ce lieu sinistre en passant un contrat avec l’étrange Alice, ne pouvant quitter ce monde que si elle pactise avec un être humain.

Alice possède l’apparence d’une jeune fille mais est en réalité une chain (sous la forme d’un lapin noir), entité vivant dans l’Abysse dont le seul moyen d’en sortir est de former un lien avec un contractant. Ce dernier, une fois le pacte effectué, partage les pouvoirs de la chain qui est alors sous ses ordres.

En contrepartie, l’humain est affublé d’un sceau ressemblant fortement à une montre et quand l’aiguille de cette montre effectue un tour complet, il est de nouveau précipité dans les méandres de l’Abysse. Voilà en somme, le contrat qu’Oz a dû faire pour sortir de l’Abysse afin de retrouver ses proches et savoir pourquoi il y a été envoyé.

Quelle n’est pas sa surprise quand il revient enfin de ce monde et qu’il découvre que 10 années se sont écoulées en son absence et, alors que lui n’a pas grandi, son entourage a bel et bien vécu pendant qu’il n’était plus là. Il retrouve ainsi son fidèle valet Gilbert maintenant adulte et sa petite sœur Ada devenue plus âgée que lui…
Oz, accompagné d’Alice qui souhaite retrouver ses souvenirs perdus dans l’Abysse, va tout faire pour découvrir ce qui se trame autour de lui et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en verra de toutes les couleurs.

Voilà pour les grandes lignes du scénario. En dire plus serait dévoiler l’intrigue et en gâcher tout le plaisir de la découverte car une des forces de Pandora Hearts est justement son histoire passionnante qui regorge de secrets en tout genre. Histoire, paraissant simplette aux premiers abords mais qui, en fait, se révèlera être un vrai méli-mélo avec lequel le lecteur devra s’amuser au fur et à mesure de sa lecture.

N’hésitez pas d’ailleurs à relire plusieurs fois les volumes pour bien avoir tous les détails en tête, certains éléments pourraient vous échapper la première fois alors qu’ils seront utiles par la suite tellement les retournements de situations sont légion tout du long de la série

L’histoire est donc somme toute assez simple (du moins sa base). Elle se base sur un héros (pas très futé), souffrant d’être rejeté par son père (syndrome Shinji Ikari) et ce, sans en connaître la raison. Il est persuadé, après avoir été projeté dans l’Abysse, que sa tentative d’enlèvement est liée de près ou de loin au dégoût de son paternel. Il part alors classiquement à la recherche du pourquoi, du comment et veut simplement la reconnaissance de son papa tandis qu’Alice veut recouvrer la mémoire qui lui fait défaut.

Partant de là, Jun MOCHIZUKI réussira à créer une intrigue alliant avec brio aventure, action, sentiment, trahison, romance et humour. C’est avec une main de maître qu’elle emmène le lecteur dans son univers en le perdant parfois mais toujours en le surveillant de loin pour être sûre qu’il ne s’égare pas trop et retrouve son chemin. Elle nous fait tantôt rire, tantôt pleurer voire nous mettre en colère comme si nous étions à la place du personnage en proie à ces différents types sentiments.

Parlons des personnages justement. Ils sont tous aussi importants les uns que les autres, pas un seul n’est à laisser de côté. D’ailleurs, ce sont souvent les personnages secondaires qui voleront la vedette aux têtes d’affiche (n’est-ce pas petit lapin noir ?).
Chaque personnage est attachant malgré ses défauts et c’est ce qui permet au lecteur de créer un lien avec eux. C’est parce qu’ils ne sont pas parfaits et qu’ils apprendront de leurs erreurs que l’on peut compatir à leur peine, à leur douleur. Ce n’est pas non plus le plus vilain qu’il faut détester. S’il est comme ceci, il y a une raison, ce n’est pas pour rien.

C’est ici alors, qu’intervient la très bonne mise en scène de l’auteure qui sait choisir exactement le plan pour faire ressortir un maximum d’émotion dans chacune de ses scènes au millimètre près, ce qui donne une fluidité plus que bienvenue pendant la lecture. Elle déroule ainsi son intrigue sans accro même si certains pourraient la trouver un peu difficile à suivre par moments.

Parlons maintenant un petit peu du dessin : on en prend plein les mirettes !
Non, plus sérieusement, on sent l’énorme travail de recherche pour retranscrire le plus fidèlement possible les éléments du XIXème siècle. Que ce soient les décors ou les costumes, c’est assez impressionnant et somptueux même (comme en témoigne ses artbooks).
Chacun des protagonistes possède ses propres costumes taillés sur mesure et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils les portent bien. Le souci du détail de Jun MOCHIZUKI s’étend même jusqu’au bouton de manchette et personne n’est lésé, les robes des demoiselles sont magnifiques mais les costumes des messieurs n’ont rien à envier à ces dernières.
Les décors, quant à eux, fourmillent de détails. On se croirait revenu en plein XIXème siècle avec une ambiance un peu mécanique et un environnement reproduit avec un réalisme bluffant.

Les vêtements et les décors, c’est bien beau, mais qu’en est-il du chara design ? Eh bien, il est assez simple et tranche avec le réalisme des arrière-plans tout en s’y intégrant parfaitement, sans fausse note. On identifie au premier coup d’œil les caractères de chacun et tous sont bien différents les uns des autres. Le style de l’auteure, déjà bon au premier tome, se bonifie au fil des volumes et le 24ème est un vrai régal pour les yeux.

Niveau édition, on a été gâté par Ki-oon. Classé dans la catégorie shônen de l’éditeur, chaque volume a pourtant le droit à son lot de pages colorisées en début de tome, rendant hommage aux jolies illustrations de Jun MOCHIZUKI que vous pouvez par ailleurs retrouver dans ses deux artbooks, également publiés chez nous par Ki-oon.

Attention a bien avoir de la place sur ses étagères car les volumes sont bien épais par leur contenu et pas seulement parce les pages le sont aussi comme c’est souvent le cas chez l’éditeur. Mention spéciale pour le dernier qui est un énorme pavé.

Histoire de faire les choses bien jusqu’au bout, l’éditeur nous a fait le plaisir de publier en plus les trois guides officiels de la série. Écrit de la main de Jun MOCHIZUKI et non par une tierce personne comme ça peut l’être parfois, ces guides sont de véritables mines d’informations qui raviront les fans et permettront d’apprécier l’histoire dans les moindres détails. Après leur lecture, Pandora Hearts n’aura plus aucun secret pour vous.

PandoraHearts8.5 PandoraHearts18.5 PandoraHearts24+1

Un petit conseil personnel d’ailleurs, agrémentez votre lecture avec la merveilleuse bande originale composée par Yuki KAJIURA pour l’adaptation animée. Cela renforce l’immersion dans cette œuvre emprunte de nostalgie et dans laquelle un certain lapin court encore et toujours après le temps.
Un petit clin d’oeil pour finir : n’oubliez pas de soulever les jaquettes car sous chacune d’entre elles vous pourrez lire une mini-histoire souvent humoristiques et mettant en scène les personnages dans des situations plutôt inhabituelles…

Après 9 ans de publication (6 chez nous qui se sont terminés par une superbe exposition), Pandora Hearts tire sa révérence pour le plus grand regret des fans et ce n'est pas faute d'avoir repoussé l'échéance. En effet, Jun MOCHIZUKI prévoyait de finir sa série en 23 volumes quand finalement, ayant encore beaucoup de choses à dire, elle a décidé de faire un tome supplémentaire pour mettre un point final acceptable. Ce 24ème tome est par ailleurs tellement épais (330 pages tout de même) qu'on pourrait presque dire qu'il regroupe 2 volumes comme si, en fait, 24 ne suffisait pas. Pourtant,…

Parallel Hearts

Graphisme - 80%
Histoire - 69%
Mise en scène - 75%
Originalité - 68%
Edition - 79%
Dans son genre - 76%

75%

Lacie

Pandora Hearts est une aventure pleine de rebondissements et Jun MOCHIZUKI ne se gêne pas pour jouer avec le pauvre petit cœur sensible de ses lecteurs. De bout en bout, elle maîtrise son histoire pleine d'émotion et c'est avec un regret certain que l'on doit quitter Oz et ses amis après 24 tomes. 




A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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