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Kiss me host Club tome 1

Kiss Me Host Club – Tome 1

Kiss Me Host Club – Tome 1 Éditeur : Soleil Manga
Titre original : Kiss me Host GUMI
Dessin : Nachi YÛKI
Scénario : Nachi YÛKI
Traduction : Sophie PIAUGER
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 10/05/2017

Salut ! Je m’appelle Mako Anzai et j’ai 15 ans ! Ce printemps a commencé pour moi la vie merveilleuse de lycéenne ! Enfin, c’est ce que je croyais ! Mais voilà que je me retrouve embauchée comme bonne à tout faire du « Club d’Hôtes » ! Vous savez ces garçons trop mignons que tout le monde adore ? En fait, ils sont tous plus farfelus les uns que les autres ! L’un d’eux m’a même soudainement volé un bien précieux… !?

Au royaume des shôjo, certains tirent leur épingle du jeu, d’autres font clairement des efforts et puis il y a ceux qui n’ont aucune saveur particulière. C’est tout à fait le cas des titres de Nachi YÛKI… Que ce soit Come to me ou I’m the Only Wolf, il y a toujours un arrière-goût de « déjà-vu » dans ses scénarios. Kiss me Host Club ne fait pas exception et rien qu’à son titre, on sent l’emprunt aux grands titres sur le sujet.

Il est vraiment risqué de faire un titre sur les hosts quand on a eu une série avec énormément de succès sur le sujet. À moins d’avoir la bonne idée pour se démarquer de l’illustre Host Club de Hatori BISCO, toute autre approche sera vue comme une forme de plagiat.
Ici, non seulement on a tout a fait la même approche, mais en plus on a les même personnages. Cela en devient vraiment gênant car impossible de ne pas faire le rapprochement tout le long de la lecture.

Dans les (trop) grandes similitudes, on notera la jeune fille qui doit travailler pour le club suite à un quiproquo, le héros blondinet à qui tout réussit sauf les cours, le second host plutôt mignon toujours fourré avec une peluche etc. La seule différence flagrante se trouve dans le talent de narrer une bonne histoire. Pas d’humour chez YÛKI, on est dans une romance à 100% avec tous les poncifs du genre.

On s’en doute, l’héroïne va tomber amoureuse du héros et réciproquement, avec le florilège des moments préférés dans les shôjo de type « lycée non mixte qui devient mixte à la rentrée », « vol de premier baiser », « défense du garçon alors qu’il a été une ordure deux cases avant », « abus de faiblesse de la jeune fille ». On peut difficilement en vouloir à l’auteure car elle est dans le classique et archi classique.

Le seul point de vue intéressant de ce tome 1, c’est la façon dont les lycéennes défendent le système des hosts. En effet, elles se voient attribuer 100 points à dépenser auprès des garçons et ces derniers ne font rien de répréhensible. Ils vont simplement servir des boissons et tenir compagnie.
Pour gagner plus de point, les filles doivent avoir de bonnes notes. De ce fait, le niveau de l’établissement est monté et tout le monde semble y trouver un équilibre. L‘auteure aurait pu facilement sombrer dans quelque chose de plus glauque (et plus vendeur) mais semble vouloir montrer que cette activité peut avoir son mérite. C’est un point de vue intéressant même si coté personnage on reste dans les clichés. Cependant, on peut espérer voir une évolution dans le tome2…

Le titre a tellement peu d’ampleur que Soleil a fait le service minimum pour l’édition. Format classique, couverture simple et impression en larges nuances de gris. Le pire, c’est l’une des illustrations de début de chapitre que l’on dirait scannée avec du mauvais matériel.
Que dire de cet énorme ovale blanc pour cacher le titre japonais ? Non, vraiment, il n’y a pas grand-chose à sauver sur ce titre. À savoir qu’il date de 2009, il a donc été publié sur une logique d’auteur.

Au final ce titre plaira aux personnes qui cherchent une romance bon marché même si, dans le même genre, il n’est pas difficile de trouver (beaucoup) mieux. Heureusement, le graphisme et la mise en page sauvent à peu près les meubles. Vivement que l’éditeur de Nachi YÛKI arrête de lui proposer des scénarios inspirés de grandes séries et la laisse voler un peu de ses propres ailes.

Abus de Harem

Graphisme - 52%
Histoire - 18%
Mise en scène - 25%
Originalité - 15%
Edition - 56%
Dans son genre - 16%

30%

Mauvaise copie

Bien que dans une autre ambiance que Host Club, ce titre de Nachi YÛKI fait vraiment pale copie. Sans savoir tirer son épingle du jeu, le scénario est totalement banal et sans une once d'originalité. Difficile de trouver un quelconque intérêt pour ce titre hormis une jolie couverture.




A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l’éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l’animation.

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