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Kingdom Hearts II – Tomes 1~10

Kingdom Hearts II – Tomes 1~10 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Kingdom Hearts II
Dessin : Shiro AMANO
Scénario : Shira AMANO & Tetsuya NOMURA
Traduction : Olivier SART
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 23/03/2016

Retrouvez les aventures de Roxas et de ses amis lors de vacances d’été mémorables ! Alors qu’ils savourent un repos bien mérité et préparent le tournoi de Struggle, d’étranges phénomènes surviennent. Qui est ce garçon dont l’image hante les rêves de Roxas ? Quelles sont ces créatures qui semblent le poursuivre ? Et que sont devenus Sora, Donald et Dingo ?! Directement situé après les événements de Kingdom Hearts Chain of Memories, Kingdom Hearts II ouvre une nouvelle page de l’univers créé par Tetsuya NOMURA.

Après une publication longue et irrégulière, Pika est arrivé au bout de Kingdom Hearts II. Depuis ses débuts en manga, la saga est adaptée par Shiro AMANO qui semble maîtrise de mieux en mieux le style de Sora et des personnages Disney avec les années.
Même si le début du jeu est très bof, ce nouvel opus possède une histoire assez complexe qui prend du temps à développer (parole de games).

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Si vous avez joué à Kingdom Hearts II sur PS2 lors de sa sortie en 2006 (oui, ça nous rajeunit pas tout ça !) et que vous vous en souvenez… c’est très lent à démarrer ! L’auteur aurait pu profiter de l’adaptation en manga pour réduire les longueurs mais il n’en est rien.

Il s’attarde sur des banalités et trop de scènes de la vie quotidienne complètement insignifiante de Roxas. Déjà que ce n’est pas un personnage très intéressant, AMANO ne fait rien pour nous accrocher dans les deux premiers volumes du titre… Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, continuer peut s’avérer difficile…

La série commence à se révéler une fois la partie avec Roxas enfin terminée. Les vrais héros de l’histoire apparaissent et, bizarrement, tout avance à une vitesse folle, presque trop vite. Ce qui prenait bien 30 minutes dans le jeu se passe en quelques cases. Évidemment, AMANO coupe un peu le blabla des cinématiques, ce qui n’est pas plus mal.

Ce qui fait le charme de Kingdom Hearts, c’est le mélange entre les deux identités graphiques de Square-Enix et Disney. Il faudra pourtant trois volumes avant de la découvrir. Pour quelqu’un qui découvrirait la saga avec cette série (ça ne serait pas très logique mais admettons), il pourrait trouver le temps long.

On regrettera que l’auteur utilise une bonne moitié de la série pour parler de personnages qui n’ont pas de coeur mais qui agissent comme s’ils en avaient un. Au début, il le fait de manière très maladroite et peut-être trop visible mais au fil des tomes, il trouve un bon compromis. Vers la fin, il réussit même à le faire sans être trop lourd !

L’un des gros défauts des adaptations de Kingdom Hearts n’est autre que la gestion des combats. Ça va vite… trop vite. On a à peine le temps de commencer à apprécier l’affrontement qu’il se termine. Il y a rarement plus de deux ou trois échanges de coups et pouf c’est fini !
Le lecteur reste donc un peu sur sa faim à chaque fois, même si réduire le temps de combat permet de faire avancer l’histoire plus vite. Les batailles les plus épiques (je pense notamment à celle avec les milliers de d’ennemis devant Hollow Bastion) auraient peut-être pu avoir le droits à un traitement plus fouillé.

Tout n’est pas à jeter dans le titre d’AMANO, au contraire. Il a la chance de disposer d’une pléthore de personnages charismatiques avec à leur tête… le roi Mickey. Chaque passage où il lui donne un rôle majeur vire au culte. Même s’il a probablement obtenu sa position grâce à sa popularité, le mangaka le rend tout simplement irrésistible.

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Prenez juste l’affrontement épique à Hollow Bastion contre les hordes de sans-coeurs. L’impression de surmenage est étouffante mais le fait de voir Mickey combattre apporte une certaine sérénité et donnerait presque à cette bataille des airs de « scène finale ».
Avec des cases tout bonnement somptueuses (cf. la case ou Mickey tient sa keyblade à l’envers après avoir éclaté une rangée de sans-coeurs), de l’action, quelques sensations fortes, on a le droit à un passage d’anthologie.

Le mangaka a eu la bonne idée de mettre en valeur les interactions avec le personnage principal du monde Disney dans lequel Sora et son groupe se trouvent. Ne vous attendez pas à les voir trop parler aux personnages secondaires qui, pour le coup, deviennent de véritables bibelots. Plutôt logique quand on sait qu’ils ne réapparaissent pas une fois le monde « sauvé ».
AMANO peut donc développer à loisir les héros de notre enfance tels que la Bête, Mulan, Hercules, Aladin… Pas question de trop innover au niveau des thématiques, on reste toujours dans le concept des films d’animations. Par exemple, Mulan veut devenir soldat alors qu’elle est une femme, Hercules est fatigué d’être un héros, etc.
Le vrai problème, c’est que plus on avance, plus on a l’impression que Donald et Dingo sont inutiles. Même si on les voit rapidement pendant les combats, ils n’ont jamais de rôle crucial lors des différentes phases narratives alors que dans le jeu, c’était le cas.

En réalité, de manière générale, tout va toujours trop vite dans l’adaptation d’AMANO. Prenons l’exemple du passage dans le monde d’Hercules que l’auteur arrive à caser en un seul tome (un peu moins de 190 pages) !
Nos héros trouveront ce dernier fatigué et verront qu’il a de plus en plus de mal à faire face aux monstres envoyés par Hadès. Pour lui donner l’occasion de récupérer, ils décident de s’y coller à sa place dans le Colisée.
Dans le jeu, ce passage est l’un des plus longs et fastidieux mais là, on a même pas le temps d’en profiter. Du coup, le caractère machiavélique d’Hadès est montré à la va-vite et les combats contre les membres de l’Organisation XIII sont expédiés encore plus rapidement (surtout celui avec la guitare)…

Depuis Chain of Memories, le graphisme fin du mangaka a bien évolué. Pour les scènes « traditionnelles », ça marche toujours aussi bien. De plus, on sent qu’il a beaucoup travaillé sur la mise en scène des combats même si ce n’est pas aussi dynamique que l’on pourrait l’espérer au début de la série.
Cependant, on notera une meilleure gestion du découpage lors des combats contre des ennemis humanoïdes. La gestion des corps bizarres des sans-coeurs semble donc un peu plus complexe pour l’auteur qui n’arrive pas à se donner à 100% lors qu’ils bougent trop.

Pika a clairement fait un bon travail d’édition sur ce titre de leur collection shônen. En reprenant le même traducteur (Olivier SART), ils assurent une véritable continuité avec les autres séries de la saga et, à n’en pas douter, avec l’univers du jeu. Pour le format, c’est du shônen classique chez l’éditeur : petit format sans fioritures.

Kingdom Hearts fait un sacré bout de chemin avec des premiers volumes qui sont loin d’être à la hauteur du jeu vidéo. L’auteur parvient pourtant à s’en rapprocher avec les volumes et un travail sur les personnages de plus en plus pertinent.

Mickey n'aura jamais eu autant la classe !

Graphisme - 65%
Histoire - 67%
Mise en scène - 61%
Originalité - 67%
Edition - 65%
Dans son genre - 70%

66%

Sora Lock

Il est difficile de juger l'adaptation d'un jeu aussi long que Kingdom Hearts II mais il faut avouer que Shiro AMANO s'en sort plutôt bien, que ce soit au niveau du graphisme ou du choix des scènes à adapter. En effet, il a bonne idée d'inclure toutes celles qui mettaient Mickey en avant !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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