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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

One Piece Magazine 1

One Piece Magazine – Vol. 1

One Piece Magazine – Vol. 1 Éditeur : Glénat
Titre original : One Piece Magazine
Dessin : Divers
Scénario : Divers
Traduction : Haruko BOAGLIO, Paul de LACVIVIER, Julien FAVEREAU, Satoko FUJIMOTO, Raphaële GIPPON & Djamel RABAHI
Prix : 19.9 €
Nombre de pages : 166
Date de parution : 07/02/2018

Pour les vingt ans de One Piece, découvrez une revue entièrement consacrée à la série ! Interviews, visuels inédits, poster, roman inédit sur l’histoire d’Ace, hommage de la part d’autres artistes… des contenus exclusifs pour vous plonger dans l’univers inventé par Eiichiro Oda. Les numéros seront disponibles tous les deux mois, en janvier, mars et mai, avec une édition limitée au premier tirage. À ne manquer sous aucun prétexte !

20 ans de publication, ce n’est pas rien. Il n’y a pas beaucoup de mangas qui peuvent se vanter d’avoir réussir à maintenir une popularité aussi grande pendant autant de temps et One Piece est assurément l’un des titres majeurs de l’histoire du manga.
Pour célébrer la vingtaine comme il le fallait, Shûeisha a mis en place une série de trois revues qui permettent d’en savoir plus sur l’univers de la série. Glénat n’a pas hésité trop longtemps avant de se lancer dans le défi (compte tenu des rubriques et de la densité de texte, ça n’a pas dû être facile) de publier ce One Piece Magazine dont il est question dans cette chronique.

One Piece Magazine, c’est avant tout l’occasion pour les lecteurs d’en savoir plus sur l’auteur du manga le plus vendu de ces dernières années. En effet, et même si ce sont les deux pages qui constituent la première partie de l’épisode « spécial Luff » (non, il n’y a pas de faute d’orthographe) qui ouvrent le bal, l’entretien fleuve avec Eiichiro ODA est la première véritable rubrique sur laquelle on s’attarde.

C’est un magazine, oui, donc il n’y a rien qui force le lecteur à tout lire dans l’ordre mais quand même. Pour qui est un minimum intéressé par une oeuvre, la façon de penser de son auteur doit être l’une des choses plus intrigantes. Pour le coup, on est servi puisque les questions sont variées et souvent bien senties pour nous faire ressentir le mode de fonctionnement du mangakaSpoiler Alert: Il est complètement fou ! L’homme pour qui le sommeil n’a aucun intérêt est un vrai bourreau de travail et si quelqu’un en voulait une preuve, il la trouvera ici.

Les autres rubriques vont de l’anecdotique (comme le passage mode de Nami ou le quiz pour les « acharnés » de la série) au sympathique (la partie musicale de Brook, les notes sur l’intrigues) tout en passant par la publicité (la recette de Sanji fait un peu office de réclame pour l’ouvrage culinaire). Il y a du bon et du moins bon donc mais il y en a vraiment pour tous les goûts et il vous faudra quelques heures pour en venir à bout.

Le roman sur Ace est l’une des plus belles trouvailles de ce magazine parce qu’il permet d’en savoir plus sur ce personnage clé de l’histoire que l’auteur n’a peut-être pas le temps de développer complètement dans la série originale puisqu’il n’en est pas le héros et qu’il ne suit pas le même chemin que l’équipage du Chapeau de Paille. Bon par contre, c’est du light novel donc ne vous attendez pas à de la grande littérature. Ça se lit bien mais ça reste très simple niveau structure et contenu.

S’il y a bien une chose sur laquelle il est très difficile de se plaindre, c’est la fabrication. L’ouvrage est absolument identique de la version japonaise. On retrouve les mêmes pages en couleurs sur papier glacé et le monochromatique rouge pour les pages de manga plus simples. Impossible d’ignorer le super travail sur la couverture qui possède un relief exceptionnel, du vernis sélectif et des paillettes multicolores pour faire ressortir encore plus le tout.
Evidemment, quand on regarde l’imprimeur, on se rend compte que ça n’a pas été fait en Italie (là où Glénat produit ses mangas pliables) mais en Espagne.  Après, il est vrai que le prix est élevé mais compte tenu de la qualité que l’on a entre les mains, l’acheteur ne devrait pas se plaindre.

Le travail de traduction a dû être dantesque quand on considère le contenu très riche mais aussi sa variété. Un entretien ne se traduit pas de la même façon qu’un roman ou qu’un manga. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’une multitude de traducteurs et de traductrices a participé au projet (on imagine aussi que les contraintes de temps n’y sont pas étrangères non plus) mais n’ayez crainte, le tout reste très homogène et on n’y pense pas vraiment à la lecture donc mission accomplie.

Avant la sortie du deuxième volume au mois de mai, on peut donc vous le dire clairement : One Piece Magazine est un livre à mettre principalement dans les mains des fans. Quelqu’un qui découvre l’univers de One Piece sera spoilé comme c’est pas permis et même quelqu’un qui suit la série par habitude ne devrait pas trouver grand intérêt à cet ouvrage qui n’hésite pas à aller dans le détail.
Par contre, si l’univers d’Eiichiro ODA vous fascine et que vous be ratez pas un chapitre chaque semaine (même que vous vous êtes abonnés au Jump Alpha numérique juste pour ça), cet ouvrage ne pourra que vous enchanter. Avec une excellente interview fleuve et de nombreux petits bonus qui font référence aux aventures des fameux pirates qui ont su conquérir le Japon (et le monde maintenant, il faut se rendre à l’évidence), l’équipe en charge du magazine a su trouver le bon équilibre entre les rubriques à contenu et celles un peu plus superficielles.
Bref, c’est du beau boulot !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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