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Chroniques de Lapicyan 1

Les Chroniques de Lapicyan – Tome 1

Les Chroniques de Lapicyan – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Les Chroniques de Lapicyan
Dessin : LINCO
Scénario : LINCO
Traduction : Kayo SATO
Prix : 9.15 €
Nombre de pages : 152
Date de parution : 29/06/2016

Dans le royaume de Lapicyan, esprits de la nature et humains vivaient en bonne entente… Jusqu’au jour où ces derniers, éblouis par les splendides gemmes créées par les esprits, décident de les décimer. Sui, mi-humaine, mi-esprit, a grandi dans un village reculé du royaume, à l’abri de ces conflits. Cependant, sa rencontre avec Ruri, un puissant esprit de l’eau, bouleverse son existence tranquille. Partant à la recherche de ses origines, la jeune fille se retrouvera engagée malgré elle dans une aventure qui déterminera l’avenir de ce monde…

Manga Mag vous avez proposé le dessin live de l’artiste il y a quelques jours et avant de découvrir l’interview que LINCO nous a accordé lors de Japan Expo, petit aperçu de son titre avec notre avis sur le premier volume.

Après le shônen avec Cagaster (Kachou HASHIMOTO), le seinen avec Crueler than Dead (Tsukasa SAIMURA & Kozo TAKAHASHI), Glénat s’attaque au shôjo dans sa dernière collaboration directe avec un auteur japonais. Le résultat ? Les Chroniques de Lapicyan.

L’histoire se base sur une question que l’on retrouve assez souvent dans les mangas : les êtres humains peuvent-ils cohabiter avec des esprits ? Il semblerait que l’éditeur aime cette idée et elle ne devrait pas être inconnue à ceux qui ont lu Cagaster par exemple.

LINCO, pour développer son propos, va mettre en relation deux êtres à l’origine différente : une humaine (ou du mois une demi-humaine) et un esprit.
Sui est ce personnage qui fait le lien entre les deux mondes. Ses origines sont un peu floues (un peu comme si c’était un héros de shônen) mais elle possède clairement un sang mélangé (humain/esprit). Ainsi, sa position est délicate : en héroïne positive, elle est évidemment pour la cohabitation mais les gens autour d’elle ne la voient pas tous d’un bon oeil.
Ruri, c’est le personnage incapable de voir le bon côté de l’autre espèce et qui est allé s’isoler pour ne plus avoir à traiter avec quiconque. En bon ermite, il est rustre et son caractère contraste énormément avec l’enthousiasme de la jeune fille.

Les caractères opposés viennent donner une bonne dynamique au duo de protagonistes qui évoluent dans un monde qui reste, pour l’instant, assez classique. On a un monde féérique bien construit mais sans réelle ambition. Le petit détail qui le sauve, c’est cette histoire de joyaux produits par les esprits qui sont jalousés par les humains (avec une critique intéressante de leur cupidité qui mériterait peut-être un peu plus de développement).

Avec seulement 152 pages, l’auteure n’a fait que prendre le temps de bien poser son univers et de détailler ses personnages principaux. En même temps, difficile de faire mieux en si peu de temps. Même si les premiers éléments sont assez classiques, on imagine que le développement pourra nous faire changer d’avis avec le temps.
Dans le sillage de Yona – Princesse de l’Aube ou même La Fleur Millénaire, LINCO semble se diriger vers un shôjo d’action/aventure où l’héroïne ne sera pas accaparée par une relation d’amour. Combats, romance, problèmes sociaux (vivre ensemble), il semblerait que l’histoire des Chroniques de Lapicyan englobe tout ça !

Le trait de la mangaka est plutôt joli, fin mais manque encore un peu en maturité. Du coup, certaines planches paraissent un peu vides et un peu plus de trames n’aurait pas été de refus pour mieux gérer la quantité de blanc présente.
On retrouve aussi cette jeunesse dans le découpage qui reste souvent très « scolaire » (un peu trop peut-être) alors que certaines planches vont venir faire contraste avec une organisation des cases plus audacieuse.

En regardant le prix et la pagination, le lecteur pourrait prendre peur, surtout quand on voit les ouvrages Glénat de ces derniers mois. 9,15€ pour 152 pages, ça fait beaucoup pour un manga qui n’a pas de format particulier ni de pages en couleur sur papier glacé.
Rassurez-vous, il y a quand même quelques pages en couleur mais elles sont sur le même papier que le reste du tome soit un papier légèrement cartonné (tendance crème) qui, il faut l’avouer, est particulièrement bon. Il prend bien la couleur mais rend aussi très bien les traits du dessin fin de LINCO.
Pas trop souple (celui-là, vous ne le plierez pas), on retrouve le format seinen Glénat (le titre est plus long comparé aux shôjo habituels de l’éditeur) agréable à prendre en main, la pagination ne l’alourdissant pas énormément.

Il était une fois un dragon...

Graphisme - 63%
Histoire - 57%
Mise en scène - 62%
Originalité - 55%
Edition - 77%
Dans son genre - 66%

63%

Bleu

Le premier tome des Chroniques de Lapicyan constitue un départ assez encourageant pour la série de LINCO. Emmenée par des personnages sympathiques, le côté féerique de l'histoire devrait plaire à un bon nombre de lecteurs en quête d'un shôjo qui ne miserait pas tout sur les relations amoureuses des protagonistes.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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