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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Le Chant des Souliers Rouges – Tome 1

Le Chant des Souliers Rouges – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Tetsugaku Letra
Dessin : Mizu SAHARA
Scénario : Mizu SAHARA
Traduction : Géraldine OUDIN et Raphaëlle LAVIELLE
Prix : 8.29 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 10/05/2017

Deux collégiens aux passions contrariées. Le hasard d’une rencontre. Des chaussures rouges échangées. Devenu lycéen, Kimitaka découvre que suite à ses encouragements, Takara, la fille à qui il a confié ses baskets, s’épanouit le ballon à la main. Inspiré, il décide à son tour de ressortir les souliers rouges pour se lancer dans le flamenco… et, peut-être, se trouver lui-même.

Après My Girl (série en 5 tomes) et Un bus passe (one shot), deux séries qui ne sont (malheureusement) plus éditées en France, c’était au tour de la série Le Chant des souliers rouges de Mizu SAHARA de rejoindre le catalogue seinen des éditions Kazé le 10 mai dernier. Initialement prépubliée dans le magazine mensuel Monthly Shônen Sunday de Shôgakukan, la série est déjà terminée au Japon avec 6 tomes parus.

Kimitaka est lycéen. Malgré son jeune âge, il n’a déjà plus le goût de rien. Violemment rejeté par ses camarades suite à un incident survenu au collège, il a perdu toute confiance en lui et s’est peu à peu isolé. À son entrée au lycée, il prend la décision de ne pas se mêler aux autres afin d’éviter de nouvelles déceptions. Pourtant, malgré cette résolution, Kimitaka ne peut pas lutter bien longtemps contre sa nature généreuse, qui le pousse à venir en aide à ceux qui, comme lui, sont dans la détresse.

Ainsi, sans le savoir, il va changer la vie de Takara, une ancienne camarade de classe complexée par son physique, mais qui, grâce aux encouragements de Kimitaka, finit par trouver sa place au sein de l’équipe de basket du lycée alors que lui-même s’était trouvé brisé par ce sport qui l’avait amené à pécher par orgueil.
Etonné d’avoir eu un impact positif sur quelqu’un, Kimitaka retrouve un peu de sa volonté perdue et décide de se lancer dans le flamenco, notamment pour faire honneur aux chaussures qu’il a reçues de Takara, en échange de ses baskets lors de cette rencontre fortuite qui pourrait bien les avoir sauvés tous deux de leurs démons respectifs.

Mizu SAHARA nous livre ici un nouveau récit sur les affres de l’adolescence, cette période difficile où les relations avec autrui, mais aussi avec soi-même, sont parfois compliquées, et où les complexes prennent souvent des proportions extrêmes. On y retrouve des thèmes assez récurrents dans les séries de ce genre, comme la violence (verbale et physique), le rejet ou le décrochage scolaire.

La douceur et la finesse du trait, le jeu des plans, le soin apporté aux détails sont assez éloquents pour que l’auteure puisse se permettre le luxe de se passer de mots, et nombreuses sont les cases qui ne comportent aucun texte. Le scénario, loin de s’en trouver affaibli, semble au contraire prendre plus d’ampleur et de force dans ces pages « silencieuses », où le dessin parvient à rendre les émotions avec une justesse admirable.

Les personnages sont attachants, à commencer par Kimitaka, qui a une « bonne bouille » malgré l’air de chien battu qu’il affiche en permanence. Il n’est pas difficile de se lier d’affection pour ce garçon un peu paumé qui trouve le moyen de s’occuper des autres alors qu’il ne prend pas même soin de sa propre personne. Par ailleurs, une évolution s’amorce chez lui dès ce premier tome, ce qui évite de le rendre ennuyeux et laisse augurer une suite un peu plus optimiste pour notre protagoniste.

Mizu SAHARA semble également désireuse d’octroyer une certaine légèreté à son récit, opposant le manque de combativité et le côté défaitiste de Kimitaka à l’enthousiasme et à la spontanéité des autres membres de sa famille qui tentent de l’encourager chacun à leur façon. L’humour est présent, par touches ponctuelles mais bien négociées.

Même si c’est peu flatteur pour les amateurs du genre, vous trouverez sûrement matière à sourire dans la naïveté avec laquelle Kimitaka conçoit le flamenco (« Je croyais que c’était hawaïen…« ) ou dans la première impression qu’il s’en fait en regardant une vidéo sur internet (« C’est une danse pour les hippopotames pleins de bourrelets, non ?« ) mais soyez indulgents, il est encore jeune et a tout à apprendre…

Du côté de l’édition, Kazé a fait du beau travail, avec des pages couleurs et une jaquette lisse et mate qui colle bien à la douceur du trait et aux tons chauds du dessin. La qualité est au rendez-vous, malgré la finesse des pages (et quelques coquilles qui ont échappé à la correction). Pour les plus impatients, la sortie du tome 2 a été fixée au 5 juillet prochain.

Après My Girl (série en 5 tomes) et Un bus passe (one shot), deux séries qui ne sont (malheureusement) plus éditées en France, c'était au tour de la série Le Chant des souliers rouges de Mizu SAHARA de rejoindre le catalogue seinen des éditions Kazé le 10 mai dernier. Initialement prépubliée dans le magazine mensuel Monthly Shônen Sunday de Shôgakukan, la série est déjà terminée au Japon avec 6 tomes parus. Kimitaka est lycéen. Malgré son jeune âge, il n'a déjà plus le goût de rien. Violemment rejeté par ses camarades suite à un incident survenu au collège, il a perdu toute confiance en lui…

De l'importance de trouver chaussure à son pied

Graphisme - 79%
Histoire - 72%
Mise en scène - 70%
Originalité - 65%
Edition - 70%
Dans son genre - 75%

72%

Pointure

Ce tome 1 signe un retour prometteur de Mizu SAHARA chez nous, avec une série empreinte du style à la fois délicat et percutant qui caractérise l'auteure, tant au niveau du dessin que du scénario. En tout cas, les personnages attachants et l'évolution de l'histoire donnent clairement envie de se laisser tenter par la suite.

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A propos de Neko

J'ai des goûts très éclectiques, avec une préférence pour les trucs de garçons, parce que je suis une fille... Et sinon, j'aime les chats.

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