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Capitaine Albator Dimension Voyage - Tome 2

Capitaine Albator : Dimension Voyage – Tome 2

Capitaine Albator : Dimension Voyage – Tome 2 Éditeur : Kana
Titre original : Captain Harlock Jigen Kokai
Dessin : Kouiti SHIMABOSHI
Scénario : Leiji MATSUMOTO
Traduction : Frédéric MALET
Prix : 7.45 €
Nombre de pages : 146
Date de parution : 01/07/2016

Plus que jamais décidé à combattre les Sylvidres, Tadashi Daiba rejoint l’équipage de l’Arcadia. Au cours des nombreuses batailles qui l’attendent, il va apprendre à devenir un homme, un vrai !

ATTENTION : Cette chronique contient des révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

Après un très bon tome 1, qui partait, certes, sur les mêmes bases que la série originale mais en y ajoutant de nouveaux éléments (retrouvez notre chronique ici), voici donc que nous arrive la suite des nouvelles aventures du corsaire de l’espace le plus connu au monde : le Capitaine Albator.
On l’avait laissé dans un saloon, au moment au Tôchirô, l’un des personnages principaux de Gun Frontier (disponible d’ailleurs chez BlackBox éditions) faisait son apparition…

De nouveau, on a un mélange entre le classique et la nouveauté.
On retrouve chez ce Tôchirô de nombreux aspects déjà existant dans Gun Frontier (sa forte myopie, le fait qu’il ne sache pas tirer au pistolet mais qu’il excelle au maniement du sabre, etc), mais sans qu’il soit le même que dans la série d’origine.
Ici, il est beaucoup plus posé, mystérieux, plus malin et, il faut l’avouer, plus sympathique puisqu’il ne pense pas qu’à boire et faire l’amour ! En ce sens, il est plus proche du côté samurai qu’il possédait dans la série d’origine.

Ensuite, l’ancrage de Tôchirô dans un univers spatial (je rappelle qu’à l’origine, il vivait dans le far west de la fin du XIX° siècle) est efficace, car les auteurs ont pris soin de le rattacher à Albator grâce à des éléments anodins mais à ne pas forcément reléguer au second plan.
Il était le premier maître de l’oiseau qu’Albator a souvent sur l’épaule (oiseau qui va rapidement adopter le jeune homme d’ailleurs, et dont le bâillon trouve une raison d’exister), et surtout, il est clairement présenté comme « l’ami » qui a construit l’Arcadia et dont l’esprit demeure dans le vaisseau.

Grâce à cela, ce qui aurait pu n’être qu’un rajout peu pertinent (vous savez, coller un personnage connu juste pour faire vendre l’œuvre et attirer le client mais sans en faire quoi que ce soit, genre le Joker dans Suicide Squad…) devient un élément de première importance.

La suite de l’œuvre est aussi très bonne, elle met en place le récit petit à petit. Les deux auteurs arrivent à amener une tension suffisante quand il le faut, sans que cela semble soudain et sortir de n’importe où. La mise en scène est maîtrisée, et j’en prends comme preuve la présentation de la Reine Sylvidra.
On voit d’abord son vaisseau, puis on est plongé dans la salle du trône, gigantesque et qui montre la toute-puissance de la Reine, et progressivement on se rapproche de Sylvidra jusqu’à avoir un gros plan sur son visage. L’introduction de l’antagoniste principal montre bien sa puissance et le danger pour la Terre, laissée entre les mains d’incompétents comme le Premier ministre.

Graphiquement, je vais certainement répéter ce que j’avais dit pour le tome précédent, mais que dire d’autre sinon le mot « magnifique ». Les personnages sont très expressifs, les émotions passent parfaitement ; c’est détaillé. La seule chose qu’on pourrait reprocher, c’est que parfois, les épis des cheveux à l’arrière du crâne (notamment chez Albator ou Daiba) donnent un drôle d’effet.

Je terminerai sur l’édition que nous offre Kana. Le papier est souple, les pages en couleur et la couverture mettent bien en valeur la qualité graphique de la série. Néanmoins, comme je l’avais évoqué la dernière fois, le prix est tout de même assez élevé : 7,45€ pour 146 pages !
À titre de comparaison, pour 2€ de plus, on a un tome de ReLIFE, avec des pages couleurs tout au long du tome et presque 40 pages de plus. Ce prix risque d’être un frein pour certains, qui passeront à côté d’une très bonne série mais qui préféreront s’abstenir, étant donné que la série est toujours en cours.

Cowboys et envahisseurs

Graphisme - 85%
Histoire - 67%
Mise en scène - 75%
Originalité - 65%
Edition - 65%
Dans son genre - 69%

71%

(Re) nouveau

La qualité de la série se poursuit dans un nouveau tome très beau graphiquement et qui parvient à croiser les univers de MATSUMOTO de manière très pertinente. Que dire du cliffhanger de fin du tome qui nous donne encore plus envie de poursuivre le voyage à bord de l'Arcadia...




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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