Publicité


Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / Bye Bye Liberty – Tome 1

[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

Bye Bye Liberty 1

Bye Bye Liberty – Tome 1

Bye Bye Liberty – Tome 1 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Bye Bye Liberty
Dessin : Ayuko HATTA
Scénario : Ayuko HATTA
Traduction : Nesrine MEZOUANE
Prix : 6.8 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 08/02/2018

« Tomber amoureuse » ? Et puis quoi, encore ?! Contrairement à ses camarades, Rina a bien d’autres chats à fouetter ! Enfin… Jusqu’à ce que son nouveau voisin, Takumi, lui demande de jouer sa petite amie pour se débarrasser d’une fille un peu collante et que, pour être plus persuasif, il lui vole son premier baiser ! S’il croit l’affaire entendue, il va vite déchanter : il est désormais sur la liste noire de Rina et pour en sortir, c’est loin d’être gagné !

Alors que le titre vient de se terminer au Japon avec son 4e volume, Bye Bye Liberty débarque en France via Kurokawa qui semble avoir trouvé une excellente mangaka shôjo en la personne d’Ayuko HATTA. Après Wolf Girl & Black Prince, la dessinatrice reste dans les romances adolescentes mais explore cette fois ce qu’implique la sensation de « tomber amoureux/se ».

Rina, c’est juste une jeune fille comme les autres, à la seule différence qu’elle n’est jamais tombé amoureuse et que ça commence à bien la mettre sur les nerfs. Ses copines ont d’ailleurs remarqué qu’elle agit (parfois) un peu comme une vieille fille hystérique incontrôlable. En réalité, elle est juste jalouse. Elle aimerait bien, elle aussi, être comme ses copines et ressentir quelque chose pour un garçon.

Cependant, ce n’est pas facile et forcer les choses n’est jamais la bonne solution. Rina va quand même avoir un peu de chance puisque l’un des beaux garçons de son collège va déménager près de chez elle et va commencer à trainer autour d’elle. Si tout commence par un baiser volé, la jeune fille va vite se rendre compte que Takumi a peut-être plus à offrir qu’elle n’avait pu l’imaginer.

Le schéma est classique et l’exécution l’est aussi mais le thème rend les choses un peu plus intéressantes. Ici, Ayuko HATTA s’attarde sur ce qui provoque les premiers sentiments amoureux chez les jeunes filles. Qu’est-ce qui attire les adolescentes chez les autres adolescents ? Pourquoi est-ce que des fans clubs se forment pour révérer tel ou tel garçon (ou idol) ? L’apparence est-elle vraiment le moteur de l’attraction ?

Il y a beaucoup de questions posées dans ce premier tome et même si on se trouve dans un shôjo, il y a quand même un début de réponse pour certaines d’entre elles. Les choses ne sont pas dites directement mais on devine les propos de l’auteure derrière.

Les personnages sont plutôt bien développés et en quelques chapires, Rina commence déjà à s’éveiller sans que les choses ne paraissent tirées par les cheveux. À ce niveau là, Ayuko HATTA est vraiment douée pour nous montrer des choses qui ne sont pas dites. Le regard de l’héroïne change beaucoup entre le début et la fin. Le contact avec Takumi la pousse à se conduire différemment et elle commence à comprendre que tous les garçons ne sont pas des ennemis à abattre et qu’elle peut facilement converser avec certains.

Graphiquement, l’auteure a clairement trouvé son style avec sa précédente série et on a le droit a quelque chose de vraiment joli, que ce soit au niveau des décors ou des personnages. Alors oui, il est vrai que les environnements ne sont pas particulièrement variés mais le titre reste une comédie sentimentale en milieu scolaire, elle n’a pas forcément vocation à faire partir le lecteur à l’aventure.
Le découpage est plutôt sympa et vient donner un peu de rythme à l’histoire sans en avoir trop besoin. HATTA gère vraiment bien l’évolution de son histoire et n’a pas vraiment besoin de trop forcer pour que les choses avancent.

Pour l’édition, c’est du classique Kurokawa : petit format semi-rigide, agréable en main et avec un papier qui n’a pas besoin d’être trop léger et trop transparent pour faire son travail et plaire au lecteur.
La traduction fonctionne bien et les tournures font modernes sans vouloir trop en faire comme dans d’autres titres tels que Yamada-kun & the 7 Witches. Le style est fluide et les dialogues passent vraiment bien dans leur genre. Ce n’est pas lourd et certaines scènes classiques du genre voient leur côté un peu forcé être atténué par la bonne écriture globale.

Dans sa globalité, ce premier tome est une réussite dans la mesure où il réussit à poser un univers cohérent mais aussi à introduire des personnages attachants. L’auteure en profite aussi pour mentionner l’atraction des jeunes filles envers les garçons un peu plus âgés par le biais du boss de Takumi qui va montrer que tous les hommes ne sont pas des prédateurs assoiffés de jeunesse !

Il en faut peu pour être heureux ?

Graphisme - 70%
Histoire - 59%
Mise en scène - 65%
Originalité - 54%
Édition - 80%
Dans son genre - 61%

65%

Hello Hello

Ayuko HATTA est toujours aussi douée pour décrire les histoires lycéennes et les sentiments des jeunes filles qui découvrent l'amour. Dans Bye Bye Liberty, c'est plutôt sur les origines des sentiments qu'elle s'attarde, ce qui apporte un peu d'originalité et permet des situations classiques vues sous un angle différente.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.