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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Bloody Delinquent Girl Chainsaw 1

Bloody Delinquent Girl Chainsaw – Tome 1

Bloody Delinquent Girl Chainsaw – Tome 1 Éditeur : Éditions Akata
Titre original : Chimamire Sukeban Chainsaw
Dessin : Rei MIKAMOTO
Scénario : Rei MIKAMOTO
Traduction : Sébastien LUDMANN
Prix : 7.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 25/05/2016

Dans un monde ravagé par un ouragan d’atrocités, une chaîne d’acier vrombit… C’est le bruit de la tronçonneuse customisée de Geeko, délinquante au grand cœur ! Cette schoolgirl a vu son quotidien bouleversé quand une de ses camarades, la psychotique Nero, a décidé de transformer toute sa classe en zombies et autres monstruosités ! Tandis qu’une véritable armée de freaks se lève sur le pays, Geeko va devoir lutter pour sa survie… et celle de l’humanité !

Si vous ne connaissez pas Rei MIKAMOTO, vous êtes très probablement passés à côté de l’excellent Reiko and the Zombie Shop paru chez Doki-Doki il y a quelques années. Alors que le premier titre de l’auteur paru dans l’hexagone est très difficile à trouver, Akata vous propose de vous plonger dans un nouveau manga plein de folie, de sang, et de découpage !

Bloody-Delinquent-Girl-Chainsaw-logo

MIKAMOTO aime beaucoup ses héroïnes… ou pas, c’est selon. Déjà dans Reiko and the Zombie Shop, il en faisait voir des vertes et des pas mures et à sa protagoniste et là… rebelote ! Geeko va devoir faire face à une armée de monstres bizarroïdes envoyés par l’une de ses camarades de classe.

MIKAMOTO aborde très rapidement l’ijime, ces brimades incessantes et qui peuvent aller très loin qui étaient déjà évoquées dans Life chez Kurokawa. Ici, l’idée n’est pas vraiment d’attirer l’attention sur les dérives mais plutôt sur le résultat et la folie que ce phénomène peut engendrer.
Nero est devenue complètement dingue et n’a pas hésité à se venger de la pire des manières de ceux qui ont cherché à la nuire et qui lui ont fait violence. Elle s’est amusée à les transformer en créatures obéissantes et prêtes à tout pour elle.

Bon… En réalité… On s’en fout complètement !
Dans les titres de MIKAMOTO, l’histoire de départ n’est souvent qu’un prétexte à une effusion de sang et à un découpage bien comme il se doit. C’est le cas une fois de plus puisque l’auteur nous jette in medias res avec une Geeko en train d’en découdre avec des monstres envoyés par son ex-camarade de classe.

Sachant que l’histoire reste basique (du moins pour le moment, l’auteur étant connue pour complexifier un peu au fur et à mesure que le titre avance), il fallait un minimum au niveau de la mise en scène et le mangaka ne se rate pas.
Même si le titre reste un gros défouloir (voir des lycéens se faire découper à la tronçonneuse… le rêve de tout prof !), il parvient sans mal à altérer entre phases narratives et phases d’action. Elles restent très brèves mais ces scènes sans découpages viennent donner de l’épaisseur au récit en important un background plutôt sympathique.

Graphiquement, on voit que le mangaka a bien progressé depuis Reiko.
Son dessin est assez rond, exagéré à mort (si ce n’est pas déjà fait, regardez les poitrines des personnages féminins pour vous en convaincre) bien évidemment et on sent que, même si l’auteur ne cherche pas forcément à faire dans le détail (cf. les arrière-plans), il se fait plaisir en dessinant les découpages des différentes créatures combattues par Geeko.
Les morceaux volent de partout et on les angles de coupe sont souvent très bien choisis ou en tout cas assez pour exposer des morceaux comme on les aime !
En tout cas, même s’il ne rentre pas dans les canons modernes, son trait et son sens de la composition permettront des double-pages tout simplement sublimes où vous pourrez ressentir une impression de toute-puissance phénoménale émanant de l’héroïne.

Au niveau de l’édition, Akata s’en tire bien avec un format seinen (donc un peu plus large que Billion Dogs par exemple) qui possède quelques pages en couleur au début de l’ouvrage et un papier assez épais pour bien faire ressortir les noirs.
Cependant, le point le plus intéressant ici reste la traduction. Sébastien LUDMANN a juste du s’éclater pendant son travail. Vu le résultat, imaginer le contraire est tout juste impossible. Il s’amuse tellement avec la langue que ce mélange d’insultes, d’argot et de jeux de mots est un vrai plaisir à lire !

Le pitch de base est assez simple (seule contre tous avec pour seule arme une tronçonneuse) et pourtant… la mayonnaise prend ! Bloody Delinquent Girl Chainsaw, c’est un peu un Revenge Classroom dopé comme c’est pas permis et auquel on aurait rajouté des zombies ; autant vous dire que le mélange est complètement fou.

Trèves de bavardages, on vous laisse avec le trailer concocté par l’éditeur qui vous montre clairement le degré de « badassitude » de ce nouveau titre qui mérite véritablement sa place dans la collection WTF?! d’Akata.

La cloche a sonné, l'heure est au découpage !

Graphisme - 65%
Histoire - 61%
Mise en scène - 85%
Originalité - 81%
Edition - 75%
Dans son genre - 83%

75%

Couic

Pas de fioritures avec l'histoire, l'auteur met l'accent sur un découpage grandiose et de l'action non-stop. Blood Delinquent Girl Chainsaw, malgré son titre carrément bizarre (et à l'anglais douteux), s'avère être l'une de ces très bonnes surprises que seule la collection WTF?! d'Akata peut nous amener.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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