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Black Prince & White Prince – Tome 1

Black Prince & White Prince – Tome 1 Éditeur : Soleil Manga
Titre original : Kurosaki-kun no Iinari ni Nante Naranai
Dessin : MAKINO
Scénario : MAKINO
Traduction : Julie GERRIET
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 181
Date de parution : 11/01/2017

Comme toutes les filles, Yû a flashé sur la coqueluche de l’école, le « white prince » Shirakawa. Autrefois renfermée, elle a dû faire beaucoup d’efforts pour devenir la jeune femme affirmée qu’elle est aujourd’hui. Suite à la mutation de ses parents, elle va devoir intégrer l’internat où vit Shirakawa. Mais si Yû pensait profiter de son nouveau logement pour se rapprocher du jeune homme, c’est raté ! Car Kurosaki le « black prince », aussi beau qu’insupportable, a bien décidé de venir gâcher le tableau…

Quand un titre fonctionne bien, on a tendance à voir surgir des ersatz qui reprennent les même personnages ou la même mécanique. En France, on a également une recrudescence de vocabulaire un peu similaire histoire de vraiment bien surfer sur la vague d’un succès.

C’est a peu près l’idée que je me faisais de Black Prince & White Prince qui est d’apparence très (trop) proche d’une flopée de shôjo récents sur le sujet des double personnalités. Pourtant, croire à une oeuvre similaire est une erreur et il est dommage d’avoir choisit un titre qui donne cet a priori. Ne passez pas votre chemin, vous pourriez avoir une bonne surprise.

Commençons par démonter un classique, nous avons bien deux personnages masculins principaux et non pas un avec deux visages. De plus l’héroïne n’est ni gentille, ni naïve et surement pas prête à faire tout ce qu’on lui demande par amour pour un garçon, bien au contraire.
Yû a du caractère, c’est une ancienne introvertie qui a décidé de prendre sa vie en main pour vivre ses années lycée comme elle le rêvait. Avec des efforts et du maquillage, elle a du succès et comme toutes ses copines, elle admire le plus beau garçon de l’école : le prince blanc.

Pas de chance, il est toujours accompagné de Kurosaki que l’on surnomme le démon noir car il est très violent. En fait, ces deux là vivent dans l’internat du lycée (ils sont même responsables) et devinez qui débarque parce que ses parents sont mutés ?
Jusque là, on est dans les premières pages du titre et Yû a déjà eu à faire avec le démon noir. Elle récidive lors de son arrivée en prenant une paire de ciseau et en lui coupant les cheveux pour le calmer !

On comprend donc que la relation principale de ce titre va se jouer entre les deux personnages au fort tempérament.
Avec ses cheveux courts, Kurosaki devient un peu plus présentable et c’est ainsi qu’on le re-surnomme le prince noir au lieu de démon. Comme il n’aime pas vraiment qu’on lui tienne tête, il va tenter de faire plier Yû qui l’intéresse de plus en plus. Dans leur petit jeu de qui fera obéir l’autre il ne faudrait pas oublier le prince blanc qui devrait entrer dans la partie au tome 2.

En résumé nous sommes dans une romance, probablement un trio amoureux où chacun va pousser le bouchon toujours un peu plus loin jusqu’à ce que ça craque. Honnêtement, je trouve ce titre bien plus intéressant que ceux où la jeune fille accepte tout et n’importe quoi sous prétexte qu’elle est amoureuse.
Ici, Yû a du cran, même si elle montre aussi des faiblesses parfois vis à vis de son passé et de son estime de soi.

Coté garçon en général on a un méchant qui n’est pas si méchant que ça. Certes, Kurosaki est violent, mais il ne semble pas si méchant. En réalité, on comprend que le monde le saoule en permanence et s’il s’attendrit au contact de Yû, c’est parce qu’elle l’intrigue depuis sa coupe de cheveux imposée. On va dire qu’il est réglo : si tu ne respectes pas les règles, il t’en fera baver, sinon, ça ira.

Graphiquement, le titre se laisse regarder. Comprenez que c’est bien dessiné, l’environnement est quasi 100% scolaire mais cela s’explique par le fait qu’ils vivent tous à l’internat. On a quelques belles planches sur les actions, notamment un match de basket.
Pour le reste, on est dans un classique. Je regrette juste la couverture qui n’est pas réussie et qui ne donne pas spécialement envie. Il vous faudra passer outre pour découvrir ce manga en huit tomes toujours en cours au Japon.

Au final, j’ai du mal à voir quel sera le développement du scénario. Dans ce premier tome, tout semble déjà joué mais peut être que l’auteur amènera d’autres personnages pour pimenter un peu son récit. En tout cas, j’espère qu’elle ne tombera pas dans le travers de trop nombreux titres qui rendent l’héroïne bien trop victime et les héros, de petits tyrans en chef.

Quand un titre fonctionne bien, on a tendance à voir surgir des ersatz qui reprennent les même personnages ou la même mécanique. En France, on a également une recrudescence de vocabulaire un peu similaire histoire de vraiment bien surfer sur la vague d'un succès. C'est a peu près l'idée que je me faisais de Black Prince & White Prince qui est d'apparence très (trop) proche d'une flopée de shôjo récents sur le sujet des double personnalités. Pourtant, croire à une oeuvre similaire est une erreur et il est dommage d'avoir choisit un titre qui donne cet a priori. Ne passez pas…

Prince

Graphisme - 63%
Histoire - 64%
Mise en scène - 66%
Originalité - 65%
Edition - 63%
Dans son genre - 66%

65%

Grey

Contrairement au titre et à sa couverture, le résultat de ce premier tome est vraiment réussi. Il devrait être amusant de voir jusqu’où les deux protagonistes vont aller se chercher dans la provocation.

A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l'éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l'animation.

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