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Black-Bullet-1-manga-dokidoki

Black Bullet – Tome 1

Black Bullet – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Black Bullet
Dessin : Saki UKAI & MORINOHON
Scénario : Shiden KANZAKI
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 24/02/2016

À la fois thriller futuriste et manga d’action, ce récit comblera les fans de l’animé et les amateurs de sensations fortes. Planète Terre, futur proche. Depuis qu’elle a perdu son combat contre gastrae, un virus parasite, l’humanité vit des heures sombres et désespérées. Rentarô Satomi et Enju Haira, deux agents de la sécurité civile, mènent une guerre sans relâche contre le virus. Un jour, ils reçoivent une mission secrète de la plus haute importance : empêcher la destruction de Tokyo…

Deuxième nouveauté de l’année chez Doki-Doki, Black Bullet est un titre dont la version animée est disponible en France chez Wakanim. À l’origine, la série est un light novel (toujours en cours, 7 volumes sont sortis) de Shiden KANZAKI qui a été illustré par Saki UKAI (character designer de la licence).

Après Cagaster chez Glénat, revoilà un titre à base de virus en « gas ». Ici, ce qui ennuie l’humanité s’appelle gastrea. Au contact de cet agent pathogène, les humains se transforment en monstres difformes et se mettent à attaquer leurs semblables (vous sentez le « déjà-vu » ou pas ?). Heureusement, certaines personnes parviennent à contenir la maladie et à utiliser des capacités surnaturelles.

On les appelle les initiator ou encore « enfants maudits » puisque lorsqu’ils utilisent leurs capacités, leurs yeux virent au rouge sang. Mi-humain mi-monstre, ils vivent rejetés dans une société qui ne comprend pas leur utilité ni même leur humanité. En tant que « menace potentielle », ils ne sont jamais seuls puisqu’ils travaillent en binôme avec un promoter dont la mission est de guider l’initiator dans l’utilisation de ses pouvoirs.

Un duo, un virus à base d’insectes, des humains qui développent des pouvoirs suite à une résistance à une maladie… On pense à Malicious Code, on pense à Cagaster, mais pour le coup, j’ai beaucoup de mal à penser à Black Bullet. En fait, la plupart des éléments qui constituent la série se retrouvent en mieux utilisés dans un autre titre, privant ainsi le manga de toute forme d’originalité.

Même si chacun des éléments est plutôt bien ré-exploité individuellement, Black Bullet ne possède pas le « petit truc en plus » qui viendra nous prouver que les auteurs se sont un peu creusés la tête pour tout lier de manière cohérente. Non, au lieu de ça, on a une sorte de gros mélange d’idées et de personnages clichés au possible et ce, malgré le contraste énorme entre les deux protagonistes.

Rentarô a les caractéristiques du héros de base : tempérament cool et assez posé, excellent maniement des armes (à feu), un peu de répartie, une relation conflictuelle avec sa partenaire… Enju ne sort pas plus du lot : loli, caractérielle, enfance douloureuse, une relation conflictuelle avec son partenaire… Bref, ils forment une équipe explosive où chacun essaye d’imposer sa vision des choses sans trop écouter l’autre.

En fait, tout ce qu’il manque à la série après le premier chapitre, c’est une bimbo. Rassurez-vous, elle arrive très vite après avec le personnage de Kisara qui dirige la milice dont font partie Rentarô et Enju. Encore une fois, on aura le cliché d’une chef sûre d’elle, gueularde mais fragile quand on la regarde pas… Disons que ça commence à faire beaucoup !

Forte heureusement, le graphisme viendra un peu sauver le titre du naufrage. C’est vraiment beau.
Que ce soit au niveau de l’utilisations des trames, des décors, de l’équilibre entre le noir et le blanc, Black Bullet est un titre qui n’a absolument rien à se reprocher. On regrettera cependant un découpage sans aucune prise de risque (il n’y a aucune double-page !) qui ne mettra pas forcément en valeur le travail du dessinateur (l’encrage de certaines pages est juste exceptionnel) qui aurait pu se faire plaisir sur des choses plus difficiles mais beaucoup moins standard.

Doki-Doki, compte encore une fois sur sa recette gagnante pour proposer un livre de qualité : format seinen, papier crème plutôt résistant mais un peu transparent pour le coup, 3 pages colorées en début de volume et même quelques pubs aussi en couleur pour quelques titres de l’éditeur à la fin. Petit détail qui ne sert à rien : Black Bullet est le deuxième titre à profiter des nouveaux dos de l’éditeurs après Guren Five !

Deuxième nouveauté de l'année chez Doki-Doki, Black Bullet est un titre dont la version animée est disponible en France chez Wakanim. À l'origine, la série est un light novel (toujours en cours, 7 volumes sont sortis) de Shiden KANZAKI qui a été illustré par Saki UKAI (character designer de la licence). Après Cagaster chez Glénat, revoilà un titre à base de virus en "gas". Ici, ce qui ennuie l'humanité s'appelle gastrea. Au contact de cet agent pathogène, les humains se transforment en monstres difformes et se mettent à attaquer leurs semblables (vous sentez le "déjà-vu" ou pas ?). Heureusement, certaines personnes parviennent à contenir la maladie et à…

Les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi...

Graphisme - 81%
Histoire - 42%
Mise en scène - 50%
Originalité - 20%
Edition - 70%
Dans son genre - 58%

54%

Headshot

Vous l'aurez compris, Black Bullet récolte un zéro pointé en originalité mais reste un titre agréable dans son exécution. Il y a pas mal d'action, c'est très beau niveau dessin et l'histoire se tient sans être folle. Bref, il y a de quoi faire une série en 4 tomes sympathique mais pas indispensable.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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