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Bestiarius - Tome 1

Bestiarius – Tomes 1 & 2

Bestiarius – Tomes 1 & 2 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Tôjûshi Bestiarius
Dessin : Masasumi KAKIZAKI
Scénario : Masasumi KAKIZAKI
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 200
Date de parution : 06/10/2015

Ier siècle après Jésus-Christ, l’Empire romain est à son apogée et ses légions soumettent une à une les dernières contrées où monstres et humains vivent encore en paix. Criminels, innocents, orphelins, demi-humains, wyvernes… Tous constituent les rangs d’esclaves guerriers jetés dans l’arène et forcés de s’entretuer pour divertir l’empereur Domitien et les Romains avides de sang. Parmi ces combattants se trouvent des gladiateurs qui affrontent fauves et créatures légendaires : on les appelle les “Bestiarii”. Or, certains d’entre eux, comme Finn ou Zénon, ont été élevés aux côtés de ceux qui, aux yeux de Rome, ne sont que de simples bêtes, et ils comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers… et même contre l’Empire tout entier !

Après le succès (critique) de Rainbow, et les très bonnes ventes de Hideout puis de Green Blood, Masasumi KAKIZAKI revient chez Kazé avec les deux premiers tomes de son nouveau manga : Bestiarius.

Bestiarius

Un KAKIZAKI ça s’attend toujours avec fébrilité.
Après un petit détour chez Ki-oon, l’auteur revient chez Kazé qui avait repris la publication de Rainbow après la disparition de l’éditeur Kabuto.

Le mangaka revient, donc, avec un titre au pitch ultra-simple : au temps de l’Empire Romain, il existe, encore, des bêtes mythiques que Rome supprime au même titre que les différentes peuplades conquises, quand il ne décide pas d’en faire des gladiateurs…

L’auteur explique, en fin de premier tome, comment il a inventé l’histoire : on lui a proposé de faire du shônen, il a proposé de suite de le faire dans la Rome antique, au vu du regard interrogateurs des éditeurs il a ajouté qu’il le ferait avec des bêbêtes mythologiques. Emballez, c’est pesé, voici un petit Bestiarius de derrière les fagots !

Franchement ce scénario fait à la « va vite » se sent fortement dans le premier tome, composé de deux histoires distinctes aux protagonistes différents. Toujours des histoires de gladiateurs et de monstres, avec des personnages qui se croisent d’ailleurs, mais clairement une œuvre de laquelle l’auteur ne sait trop que faire.
Le tome deux semble un peu plus maîtrisé avec une intrigue unique, qui n’est d’ailleurs pas terminée, laissant le temps d’installer plusieurs personnages, une tension dramatique et des enjeux réels.

On a l’impression d’avoir un tome 1 qui aurait tout à fait pu être un one-shot, avec deux histoires auto-conclusives, et un tome 2 qui est le vrai début de la série, malgré le fait que l’auteur raccroche les wagons en reliant toutes ses histoires à la première qu’il a écrite.

A défaut d’être très charismatiques, les héros sont plutôt sympathiques, bien qu’étant un poil trop pétris de bons sentiments dégoulinants. Mais, dans le premier tome, ils se font clairement voler la vedette par les très classes monstres mythiques, moins dans le second où les animaux se font plus discrets. Mention spéciale à la wyverne, over-classe à tout point de vue.

Ne s’y trompons pas, ce Bestiarius est loin d’être mauvais, ces deux tomes sont plaisants et se laissent lire d’une traite. Mais on attend tellement plus de Masasumi KAKIZAKI, que l’on ne peut que regretter la facilité de ce titre.

Le trait de l’artiste, quant à lui, est toujours aussi léché et fouillé, on regretterait presque le format shônen de Kazé qui est presque trop étriqué pour le travail du bonhomme.
Si les personnages ont la pâte habituelle de KAKIZAKI, avec un travail toujours aussi minutieux sur les vêtements, on est réellement impressionné par le bestiaire du manga. Les bestioles sont toutes plus impressionnantes les une que les autres : wyvernes, manticores, minotaures, orques, et autres bêtes légendaires sont tout simplement su-bli-mes.
Du KAKIZAKI pur jus, un régal pour les yeux !

L’édition proposée est très classique : un « format shônen » habituel chez Kazé, mais l’éditeur à eu le bon goût de nous offrir les pages couleurs intérieures pour le même prix, et ça c’est classe !

KAKIZAKI ayant toutes les difficultés du monde à clôturer correctement ses séries (Rainbow, Green Blood), on espère un autre traitement pour Bestiarius qui commence avec un certain handicap : celui d’être un travail de commande dont le pitch à été choisit à la va-vite, et qui risque de peiner à se développer…

Bestiarius - Tome 1 Bestiarius - Tome 2
BESTIARIUS © 2013 Masasumi KAKIZAKI/SHOGAKUKAN

Après le succès (critique) de Rainbow, et les très bonnes ventes de Hideout puis de Green Blood, Masasumi KAKIZAKI revient chez Kazé avec les deux premiers tomes de son nouveau manga : Bestiarius. Un KAKIZAKI ça s'attend toujours avec fébrilité. Après un petit détour chez Ki-oon, l'auteur revient chez Kazé qui avait repris la publication de Rainbow après la disparition de l'éditeur Kabuto. Le mangaka revient, donc, avec un titre au pitch ultra-simple : au temps de l'Empire Romain, il existe, encore, des bêtes mythiques que Rome supprime au même titre que les différentes peuplades conquises, quand il ne décide pas d'en…

Wyvernic Park

Graphisme - 82%
Histoire - 57%
Mise en scène - 72%
Originalité - 51%
Edition - 73%
Dans son genre - 61%

66%

Ouiverne

Si Bestiarius ne restera pas comme le titre le plus fouillé de KAKIZAKI, ce manga est un régal pour les yeux. Dessiné de main de maître, doublé d'une mise en scène brillante, on tient là un manga divertissant qui remplit parfaitement son office !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

Un commentaire

  1. J’avais beaucoup aimé le oneshot et c’est avec plaisir que j’avais appris sa sérialisation plusieurs années après. J’attends la fin du boulot pour aller le chercher de ce pas.

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