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Ballad – Tome 1

Ballad – Tome 1 Éditeur : Komikku
Titre original : Ballad
Dessin : Yuri NARUSHIMA
Scénario : Yuri NARUSHIMA
Traduction : Masaya MORITA
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 31/03/2016

Ryosuke a une vie tourmentée. Ses deux grands frères sont décédés et il vit à présent chez sa grand-mère. Un jour, comme de nombreux voisins, il reçoit une étrange boîte qui va changer sa vie. La frontière entre la vie et la mort deviendra floue et des morts se mettront à arpenter les rues comme si de rien n’était. Dans le lot, les deux frères de Ryosuke ! S’il est heureux de les retrouver, leur retour s’annonce malheureusement sanglant… Qu’est-ce donc que cette boîte ? Qui l’a envoyée ? Comment peut-elle ramener les gens à la vie ?

Après le très bon Anguilles Démoniaques il y a quelques semaines, komikku nous propose une nouvelle série pour finir le mois mars. Annoncée en deux tomes, Ballad est, selon son auteure, une histoire sur le « thème de la résurrection » qui lui est venue alors qu’elle avait plutôt « en tête une histoire de zombies ». Dans les deux cas, la mort possède une place de choix dans le récit de Yuri NARUSHIMA.

Des… nouilles ? Oui, c’est que la mangaka a choisi comme moyen de ressusciter les morts. Dans Ballad, il suffit de verser de l’eau chaude sur des objets ou organismes qui ressemblent à des ramen envoyés par une compagnie d’agro-alimentaire appelée Ahashima. Pour le coup, on ne peut pas dire que ce n’est pas étonnant ou original. Il est quand même assez rare que des gens ressuscitent grâce à des pâtes !

Malheureusement, ce doit être le seul élément qui sort un peu du lot puisque le titre de NARUSHIMA reste quand même très classique dans le développement de ses personnages et dans son déroulement. Le jeune Ryosuke passe de jeune naïf à maître de la situation en quelques pages, chose qui n’aurait pas vraiment été un problème dans un titre qui se veut moins ancré dans la réalité.

Malgré le côté surnaturel, l’auteure tente d’ancrer son histoire dans la réalité. Les réactions du voisinage sont assez logiques, la démarche policière très traditionnelle… Bref, à part les nouilles, rien ne laisse penser que le protagoniste possède des prédispositions pour la survie où la dissimulation de cadavre.

Enfin… Disons que ce qu’il cherche à faire n’est pas vraiment un crime puisqu’il n’y a aucune règlementation sur le sujet. On peut se dire qu’il est assez normal qu’il cherche à préserver ses frères qu’il vient de retrouver, surtout quand on voit que ces derniers n’ont rien perdu de leur personnalité et agissent exactement comme avant leur mort. Il n’y a pas non plus de menace liée à une éventuelle zombification de ces derniers ou du moins rien ne le laisse penser.

En fait, Ballad aborde le retour d’un mort de manière plus « positive » qu’un manga de zombie où le revenant n’a plus toute sa tête et ne cherche qu’à remplir son estomac. Ici, NARUSHIMA pose une problématique différente puisque le soucis vient de la place du mort-vivant quand sa dangerosité n’est pas forcément avérée.

Évidemment, il ne faut pas négliger le cas des meurtriers qui voudraient repasser à l’acte mais qu’en est-il des gens tués par un désaxé ou dans un accident et qui ne souhaitent que revenir à leur vie d’avant ou du moins, qui ne désirent qu’une chance de pouvoir se reconstruire ?

Même si l’idée était bonne, l’auteure ne va pas vraiment la creuser et passera rapidement à une chasse à l’homme dans le but de retrouver Ryosuke et ses frères échappés. Avec une autre intrigue qui lorgne du côté du passé de leur père, les trois frères devraient être au centre du deuxième volume et leur petite escapade prendra probablement le dessus sur un quelconque développement philosophique…

Le dessin est loin d’être désagréable et les personnages sont plutôt bien proportionnés en règle générale. La mangaka ne tombe pas dans le fanservice en donnant au seul personnage féminin important une poitrine démesurée (au contraire, c’est même réduit à ce niveau là mais elle possède un gros calibre pour compenser, promis !).

Le reproche que l’on peut lui faire, ce sont ses arrière-plans très vides pour lesquels l’auteure utilise très souvent une trame assez basique. On se doute que, pour certaines cases, cela vient d’une volonté affirmée de mettre en avant un personnage ou un groupe de personnages mais on peut pas toutes les justifier de cette façon.

Pour l’édition, c’est du komikku comme on a l’habitude d’en voir. Un peu comme pour Moon Shadowl’ouvrage est bon, très agréable à la lecture mais l’éditeur ne prend pas aucun risque, en particulier au niveau de la jaquette.

On retrouve le classique papier laminé sans reflet avec une recherche très limitée au niveau du logo et du placement du texte et une petite page couleur au début ; un peu dommage quand on voit la qualité générale de l’ouvrage et de la traduction.

Comme une promenade dans un parc... ?

Graphisme - 64%
Histoire - 67%
Mise en scène - 63%
Originalité - 61%
Edition - 68%
Dans son genre - 65%

65%

Ramen

Ballad n'est pas un mauvais titre mais pêche par un graphisme moyen, une originalité limitée et une mise en scène trop classique. Certains des éléments posés par NARUSHIMA contribuent cependant à une ambiance intéressante qui donnera facilement envie au lecteur de terminer l'aventure de Ryôsuke et de ses frères dans le deuxième et dernier volume.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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