Publicité

Publicité

Awaken - Tome 3

Awaken – Tome 3

Awaken – Tome 3 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Okitenemuru
Dessin : Hitori RENDA
Scénario : Hitori RENDA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 176
Date de parution : 10/11/2016

Kanata a bel et bien été contaminé par le baiser d’Ayumi : maintenant qu’il a trouvé son hôte définitif, le parasite prend le contrôle de l’Éveillé pour le mener droit dans les griffes d’une organisation mystérieuse qui n’a pas l’air de lui vouloir du bien !

Heureusement, les agents du service d’enquête réussissent à libérer le lycéen et mettent ses kidnappeurs en fuite… Kanata accepte alors de travailler pour eux, avec Shiki pour garde de corps. Et avec tous les monstres qui traînent en ville, ce ne sera pas une mission de tout repos pour la taciturne jeune fille…

spoilers

Si vous vous souvenez de ma chronique précédente d’Awaken (si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à y jeter un œil), j’avais remarqué que, malgré quelques défauts, le scénario et la mise en scène s’étaient améliorés par rapport au premier tome. De ce fait, en ouvrant le tome 3, j’espérais trouver un récit aussi bon, si ce n’est plus.

Malheureusement, la magie n’a pas opéré. Sans aller jusqu’à dire que la série est tombée dans les limbes, ce serait mentir que dire que ce troisième tome est du même niveau que le second. Bien sûr, il y a toujours des points positifs notables, mais là, même ce qui était auparavant bon (tel le graphisme) connaît ici une baisse de qualité.

Je pense notamment à l’altercation entre le poisson-tueur chimérique et Shiki qui est assez confuse. On a parfois du mal à bien comprendre où débute et où finit le corps de l’animal, à cause de l’emboîtement des têtes et du pouvoir de la jeune femme.
Cependant, c’est bien l’une des rares scènes où le graphisme soit un défaut de l’œuvre. C’est bien au niveau du scénario, et parfois de la mise en scène, que l’on retrouve les principaux problèmes.

D’après moi, le principal défaut du scénario de RENDA tient au fait qu’il est trop classique. Comme toujours, faire du classique n’est pas foncièrement mauvais, puisque le lecteur et l’auteur lui-même se rassurent, en posant des bases tout de même connues. Par contre, passé le premier tome, le classique commence à devenir problématique.
Le schéma narratif est déjà-vu : le héros accepte son statut de héros, puis arrive la suite des ennuis ; après cela, un nouveau personnage fait son apparition, et annonce que le groupe qu’il a rejoint est en fait le camp du mal, sauf que ce personnage s’est fait manipuler par les vrais méchants ; il est aux portes de la mort mais le héros le sauve, et là, une proximité plus grande naît entre eux.

On ne peut pas quand même dire qu’on s’ennuie, mais on ne peut pas non plus dire qu’on est surpris par la tournure des choses. En fait, ce qui parvient à maintenir l’intérêt du lecteur, c’est l’ensemble des analepses faites (visuellement ou par le biais de la narration) et qui permet d’en apprendre plus sur le passé de Kanata et Shiki.

Tout comme beaucoup de personnages, le récit est hybride : on a à la fois des choses étonnantes mais vraies (Comme l’histoire du poulet Mike. Aussi dingue que cela puisse paraître, c’est une histoire vraie !), et des points absurdes comme le professeur Ameno qui a introduit son esprit dans le corps d’un chat (pourquoi pas : on a bien vu la tête de quelqu’un se transformer en celle d’une girafe, hein !), mais auquel RENDA s’est senti obligé de mettre une blouse blanche avec un stylo dans la poche de devant pour bien rappeler que c’est un scientifique. Subjectivement, c’est drôle à voir, mais objectivement, c’est grotesque et assez inutile.

Je pourrais énumérer d’autres défauts, mais autant dire que je ferais le commentaire de tout le volume, donc je préfère m’arrêter là, et conclure mon propos sur l’édition de Ki-oon.
Je serai bref, car je vais redire la même chose que pour le tome 2, à savoir que le papier est de très bonne qualité et qu’il met bien en valeur les planches de RENDA, que la couverture et le jeu sur la couleur des yeux sont percutants, en adéquation avec le propos du récit. En ce qui concerne l’édition, je n’ai donc pas réellement de défauts à souligner.

Si vous vous souvenez de ma chronique précédente d'Awaken (si vous ne l'avez pas lu, je vous invite à y jeter un œil), j'avais remarqué que, malgré quelques défauts, le scénario et la mise en scène s'étaient améliorés par rapport au premier tome. De ce fait, en ouvrant le tome 3, j'espérais trouver un récit aussi bon, si ce n'est plus. Malheureusement, la magie n'a pas opéré. Sans aller jusqu'à dire que la série est tombée dans les limbes, ce serait mentir que dire que ce troisième tome est du même niveau que le second. Bien sûr, il y a toujours…

On prend les mêmes et on recommence

Graphisme - 70%
Histoire - 52%
Mise en scène - 63%
Originalité - 52%
Edition - 73%
Dans son genre - 57%

61%

Danger

Après un second tome porteur d'espoir, la suite repart sur un scénario et une mise en scène, malheureusement des plus classiques. Beaucoup de points sont assez prévisibles ou peu étonnants. On peut espérer que le prochain volume fasse mieux, mais pour l'heure, la série est en dents de scie, sans toutefois sombrer dans le bas du panier.




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

Laisser un commentaire

banner