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ATOM the Beginning - Tome 1

ATOM The Beginning – Tome 1

ATOM The Beginning – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : ATOM The Beginning
Dessin : Tetsuo KASAHARA
Scénario : Tetsuo KASAHARA, Masami YUUKI & Makoto TEZKA
Traduction : Miyako SLOCOMBE
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 196
Date de parution : 20/05/2016

Après la guerre, le Japon s’est reconstruit grâce aux progrès de la robotique. Les étudiants en robotique Tenma et Ochanomizu travaillent sur l’intelligence artificielle. Ils mettent au point le A106 ou « Six », un prototype de robot doté d’un embryon de conscience individuelle ! « Six » évolue, à leur insu, et il commence même à ressentir des émotions ! Mais il ne semble pas être le seul. Un étrange robot surpuissant nommé « Mars » fait son apparition ! Quelles sont ses capacités ? Qui l’a créé et dans quel but ?

Pour ceux qui se posent la question, autant y répondre tout de suite : Non vous n’avez pas besoin d’avoir lu Astro Boy du maître Osamu TEZUKA pour pouvoir vous lancer dans la lecture d’Atom The Beginning qui, comme son nom l’indique, est un préquel. Il est vrai que certaines scènes sont plus drôles, plus percutantes chez un initié mais ça s’arrête là.

Tout d’abord, Astro (ou Atom dans la version originale) n’est pas là (du moins pas encore) mais ce sont ses deux papas, Ochanomizu et Tenma, qui sont sur le devant de la scène. Avant d’arriver à un résultat aussi élaboré que celui que l’on connaît, il y a du boulot et c’est justement ce que cherchent à nous présenter KASAHARA et YÛKI (sous la direction de Macoto TEZKA et donc de Tezuka Productions).

Plutôt que de se consacrer aux deux scientifiques, l’histoire va plutôt se focaliser sur les robots et leur place dans la société (élément qui se répercute d’ailleurs de manière intéressante dans le dessin). On est encore loin des nombreuses fonctions qu’ils ont dans Astro Boy d’Osamu TEZUKA.

Ne vous attendez donc pas à voir des robots fantaisistes et créatifs, le monde d’Atom The Beginning est encore très humain. On le voit aussi dans cette volonté de donner un aspect très humanoïde aux machines qui sont construites. Quel que soit leur niveau de complexité, elles ont toujours deux bras, deux jambes et une tête

Six n’a encore pas grand chose d’Astro si ce n’est cette capacité à évoluer en fonction des situations qu’il rencontre. Il montre quelques signes qui laissent penser que l’intelligence artificielle utilisée pour le faire fonctionner est celle qui donnera naissance au petit robot.

Ce qui est plutôt bon par contre, c’est le développement de Tenma et d’Ochanomizu (alors que la série ne focalise pas sur eux, allez comprendre…). Pas encore docteurs mais simplement étudiants en robotique, les deux personnages possèdent un tempérament très proche de celui de leurs originaux. Le scénariste n’a donc pas pris trop de risque et a choisi de rester cohérent.

Pour tous les fans, c’est un vrai bonheur et pour les autres, vous apprendrez rapidement à découvrir ces deux scientifiques qui ne ressemblent à aucun autre.

Pour le moment, l’histoire n’est pas très avancée et même si on se doute que les deux auteurs cherchent à arriver à la naissance d’Astro, on se demande un peu à quoi sert le début de complot qu’ils nous présentent dans ce premier tome.
Dans le titre de TEZUKA, chaque histoire avait un message (aussi simple soit-il) : il faut traiter tout être doué d’intelligence de la même manière, ce n’est pas bien de voler, etc. Ici, on ne retrouve pas cette petite caractéristique qui faisait un peu le sel d’Astro Boy et force est de constater que c’est un peu dommage…

Pour meubler un peu, les mangaka insèrent une intrigue avec un petit tournoi et des combats de robots. Encore une fois, difficile de voir l’intérêt scénaristique du tournoi si ce n’est pour satisfaire les désirs de « tests » de Tenma qui sait pourtant très bien que son robot est bien au dessus de tout ce qui se fait parmi les adversaires…
Le dessinateur s’en sort plutôt bien avec des angles dynamiques, des double-pages bien senties et une très bonne lisibilité, chose étonnante compte tenu de son style qui peut sembler un peu fouillis.

Là où Atom devrait le plus diviser, c’est au niveau du trait. Le mangaka possède un trait qui fait quand même très brouillon et ce, malgré une véritable consistance au niveau du style. On n’est pas au niveau de TOGASHI quand il travaille à l’arrache mais force est de constater qu’il y a une grosse impression d’inachevé dans les planches de Tetsuro KASAHARA.
Les arrière-plans non plus ne viendront pas vous émerveiller mais les machines qu’il dessine ont quand même de la gueule. Ce n’est pas seulement vrai pour Six ou Mars mais pour la plupart des robots, qu’ils soient importants ou non. On sent une vraie recherche au niveau du design qui n’est pas forcément vrai pour les humains.
Ochanomizu, Tenma et les autres représentants des Hommes avec un H majuscule ont un style presque filaire qui n’est pas forcément de très bon goût. L’auteur a visiblement choisi de privilégier certains éléments au détriment d’autres…

Pour l’édition, c’est un format seinen classique de l’éditeur qui bénéficie de tout son savoir faire en matière de fabrication. L’ouvrage est solide, avec un bon équilibre entre rigidité et souplesse. Au niveau de l’impression, difficile de juger des noirs puisqu’il n’y en a quasiment pas ; le graphisme de l’auteur ne s’y prêtant pas.
En ce qui concerne la traduction, on sent le travail de Miyako SLOCOMBE sur certains termes techniques mais aussi sur le vocabulaire spécifique à l’oeuvre de TEZUKA. Puisque certains termes et certains noms reviennent, il était donc nécessaire de garder une certaine cohérence.

Robot Wars - Astro joins the fight !

Graphisme - 50%
Histoire - 59%
Mise en scène - 63%
Originalité - 65%
Edition - 75%
Dans son genre - 70%

64%

nucléaire

Atom The Beginning est un manga destiné avant tout aux fans de TEZUKA et de son univers et ce, même s’il est accessible à tous. L’auteur est parvenu à bien saisir l’esprit des personnages d’origine et il faut avouer que ça fait plaisir de retrouver Ochanomizu et Tenma. En fait, ce qui manque, c’est une véritable direction pour l’histoire. Pourtant, avec son graphisme atypique, le titre reste une jolie prise de risque de la part de Kana qui continue à surprendre avec des séries qui sortent du lot. 




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

Un commentaire

  1. Pour ma part, j’ai vraiment pris plaisir à la lecture de ce titre, plutôt frais et j’ai accroché au dessin très spontané de Kasahara. On sent que la noirceur du récit n’est pas très loin et les personnages sont sympathiques.
    J’attends la suite avec impatience.

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