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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Atlantid – Tome 1

Atlantid – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Atlantid
Dessin : Hidenori YAMAJI
Scénario : Hidenori YAMAJI
Traduction : Jean-Benoît SILVESTRE
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 176
Date de parution : 19/02/2016

Notre histoire commence dans le Londres de la révolution industrielle. Sully, un jeune voyou des bas quartiers, chaparde un mystérieux anneau duquel jaillit brusquement une gigantesque machine à la technologie révolutionnaire… Surgissant des méandres de l’Histoire, une civilisation avancée s’arrache à sa torpeur et commence à faire parler d’elle.

Atlantid est une série terminée au Japon en 3 tomes (qui logiquement sortiront tous en France cette année) dans la veine des dernières sorties de l’éditeurs. C’est court, il y a pas mal d’action et le lecteur se sent tout de suite en terrain connu (que ce soit grâce à un light novel ou, dans le cas présent, la localisation). Prêts à voyager dans un Londres fantasmé version japonaise ? En route !

Première petite déception pour les amateurs de la capitale anglaise, il n’y a pas grand chose dans Atlantid qui vienne rappeler le Londres de la révolution industrielle. On a le droit à la capitale St Paul en arrière-plan, à quelques chapeaux melon, de la pluie (évidemment) et… c’est tout. Hidenori YAMAJI pose son décore de manière très sommaire et ne cherche pas vraiment à le développer plus que ça.

En fait, on a surtout l’impression qu’il avait besoin d’un lieu et d’une époque et qu’en revenant d’un voyage au pays de la Reine Elizabeth, il s’est dit qu’une histoire de machine serait mieux placée dans une époque où les usines se développaient… Le mangaka a quand même repris le train comme moyen de transport privilégié, joli symbole de cette époque en développement.

Pour l’histoire, c’est du classique à ne plus savoir qu’en faire : un personnage (au passé trouble bien évidemment) fait une rencontre fortuite qui lui permet de récupérer et activer un artefact/object que personne n’avait pu utiliser avant lui et qui fait de lui un homme recherché par une organisation criminelle lambda.

Cette formule vous dit quelque chose ? Normal, elle s’applique à une grande partie des shônen sortis sur le marché ; les plus efficaces étant évidemment ceux qui parviennent à en sortir un minimum et/ou à proposer un peu d’originalité pour couvrir. Difficile de dire que YAMAJI le fait ici puisque, pour l’instant, rien ne sort vraiment du moule et chaque nouvel élément vient rajouter un peu plus de cliché à un tableau fortement chargé.

Heureusement, Atlantid se rattrape grâce à ses personnages qui sont particulièrement bien développés. Sully a tout d’un petit voleur londonien de l’époque (maintenant, c’est un peu plus dur avec les caméras) et on s’attache très vite à ce petit au passé sombre. Ses amis restent très anecdotiques pour l’instant et n’ont pas encore eu le temps de montrer leur importance même si la fin du premier volume laisse imaginer que l’auteur ne les a pas créer pour servir de faire-valoir.

Graphiquement, on a une impression étrange. Le premier tome reste très inégal dans la mesure où il y a certaines planches tout simplement magnifiques. Par exemple, dans les premières pages, on voit Almendra alitée avec les bandages sur les bras, une case anodine mais sublime dans le soin apporté aux bandes. À côté de ça, il y a certains plans qui semblent faciles pour un dessinateur professionnel avec de sérieux problèmes de proportions.

Cependant, il est vrai que l’on peut voir une nette amélioration entre le premier chapitre et le dernier, en particulier sur les scènes d’action. YAMAJI apprend donc avec le temps et on peut espérer un troisième tome abouti en ce qui concerne le dessin.

Un petit mot sur l’édition pour finir : c’est du Kana pur et dur. Ils maîtrisent leur format shônen, aucun doute là-dessus et on a un ouvrage qui est dans la moyenne. Ce n’est ni généralissime, ni mauvais. La prise en main est agréable (l’ouvrage n’étant ni trop lourd, ni trop léger) et le papier pas spécialement transparent.

Parlons du gros autocollant qui annonce la baisse de prix temporaire (5,45 au lieu de 6,85). Aucune raison de râler pour les maniaques du livre parfait, il se laisse retirer sans aucune résistance et ne fait aucune trace sur la couverture du tome. Pas besoin d’attendre la fin de l’opération (qui durera toute l’année puisqu’elle fête les 20 ans de l’éditeur) pour vous procurer les titres qui sortiront en 2016 chez l’éditeur belge !

Atlantid est une série terminée au Japon en 3 tomes (qui logiquement sortiront tous en France cette année) dans la veine des dernières sorties de l'éditeurs. C'est court, il y a pas mal d'action et le lecteur se sent tout de suite en terrain connu (que ce soit grâce à un light novel ou, dans le cas présent, la localisation). Prêts à voyager dans un Londres fantasmé version japonaise ? En route ! Première petite déception pour les amateurs de la capitale anglaise, il n'y a pas grand chose dans Atlantid qui vienne rappeler le Londres de la révolution industrielle. On a le droit…

Seul au monde ?

Graphisme - 64%
Histoire - 62%
Mise en scène - 72%
Originalité - 44%
Edition - 65%
Dans son genre - 60%

61%

London Baby !

Le premier tome d'Atlantid reste classique mais efficace. Même s'il se lit bien, le lecteur de shônen aura un petit arrière-goût de déjà vu, l'originalité ne primant pas particulièrement dans le titre de YAMAJI. Coup de chance, son dessin en constante amélioration et ses personnages attachants en font une oeuvre qui pourrait être bien meilleure une fois tous les tomes en main. À surveiller !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. Un tres bon manga, je le conseille

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