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Arte T01

Arte – Tome 1

Arte – Tome 1 Éditeur : Komikku
Titre original : ARTE
Dessin : Kei OHKUBO
Scénario : Kei OHKUBO
Traduction : Ryoko AKIYAMA
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 27/08/2015

Florence, début du 16e siècle.
Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville…
Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

L’époque étant à la publication de mangas « historiques », Komikku ne loupe pas le coche, et se lance dans la bataille avec Arte.

Planche 1 Arte T01 Planche 2 Arte T01 Planche 3 Arte T01
© 2013 by KEI OHKUBO / NSP Approved Number ZCW-41F

La force de ce manga c’est son héroïne : Arte, « art » en italien.
Aristocrate rêveuse, elle est portée par ses aspirations et son amour immodéré pour le dessin qui lui valent les remontrances permanentes de sa mère.
Dans l’Italie de la renaissance, ère de Michel Ange et de Léonard DE VINCI, la femme n’est éduquée que pour devenir une bonne épouse, gardant le foyer et élevant les enfants.
C’est contre ce formatage, qu’elle réfute, qu’Arte s’élève. Non pas par l’esclandre, mais par ses choix. Forte d’un père qui l’a toujours soutenu, jusqu’à sa mort, elle est mue par un caractère affirmé, et sait ce qu’elle souhaite faire de sa vie.

Qu’importe ce que ce siècle veut faire de sa condition de femme, qu’importe que seuls les hommes peuvent devenir artistes-peintres. Elle a choisit ce qu’elle voulait faire de sa vie, et elle se battra pour devenir l’apprentie d’un artiste florentin. Malgré les refus brutaux, elle continuera à relever le menton jusqu’à trouver Léo, peintre ombrageux et sans élève, qui finira par l’accepter auprès de lui.

Finalement, l’auteur ne nous convie pas qu’à un titre historique, mais à un titre qui respire une certaine forme de féminisme. Pas littéralement militant, mais dans ce qu’il véhicule. Difficile d’imaginer une telle émancipation dans le XVIe siècle italien, mais on ne cherche pas toujours à ce que tout soit historiquement valable.
Tant que le récit tient bon et que ses personnages sont plaisant, on tient là l’essentiel d’une œuvre.

Planche 5 Arte T01 Planche 6 Arte T01 Planche 7 Arte T01
© 2013 by KEI OHKUBO / NSP Approved Number ZCW-41F

On peine à croire que ce manga soit le premier ouvrage édité de Kei OHKUBO, tant son trait est superbe. Fluide, délié, d’une maitrise rare.
Peu d’auteurs sont capables de retranscrire aussi nettement les objets, les bâtiments et les vêtements d’époque. Les drapés sont enchanteurs. Arte ayant nombre de robes longues et lourdes, ses déplacement sont d’autant plus durs à retranscrire, et pourtant la mangaka y arrive parfaitement.

On n’est pas (encore) au niveau de (quasi) perfection d’une Kaoru MORI, mais, très clairement, Kei OHKUBO à un talent que peu ont, et qui est déjà extraordinaire.

Un beau manga servi par une édition qui lui rend hommage. Dans un format habituel chez Komikku, l’éditeur parisien nous gratifie d’une couverture mat rehaussée d’un, très à propos, vernis sélectif mettant la jeune Arte en avant.

Titre issu du Monthly Comic Zenon, le magazine monté par Tetsuo HARA, Arte est un régal pour les yeux, et se lit d’une traite, porté par une mise en scène efficace, une bluette sympathique, et une héroïne adorable.

Arte compte, à ce jour, deux volumes parus au Japon, à raison d’une parution, semble-t-il, semestrielle.

Un titre « historique » plaisant, qui se place directement dans les meilleurs mangas édités, jusqu’à maintenant, par Komikku, et vous fera passer un très bon moment en compagnie de la fantasque et ingénue Arte.

L'époque étant à la publication de mangas "historiques", Komikku ne loupe pas le coche, et se lance dans la bataille avec Arte. © 2013 by KEI OHKUBO / NSP Approved Number ZCW-41F La force de ce manga c'est son héroïne : Arte, "art" en italien. Aristocrate rêveuse, elle est portée par ses aspirations et son amour immodéré pour le dessin qui lui valent les remontrances permanentes de sa mère. Dans l'Italie de la renaissance, ère de Michel Ange et de Léonard DE VINCI, la femme n'est éduquée que pour devenir une bonne épouse, gardant le foyer et élevant les enfants.…

L'arte è la vita

Graphisme - 82%
Histoire - 59%
Mise en scène - 70%
Originalité - 57%
Edition - 75%
Dans son genre - 67%

68%

Sontuoso !

Servis par le trait sans faille de Kei OHKUBO, cette première œuvre de l'auteur nous transporte dans l'Italie du XVIe siècle, dans les ruelles d'une Florence portée par ses artistes. Un joli titre qui traite avec justesse et délicatesse des peintres de cette époque et de l'émancipation de la femme.

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

Un commentaire

  1. Un titre très sympathique et soigné graphiquement sur l’Italie de la renaissance. Personnellement je l’ai lu d’une traite, le thème de la place des femmes est intéressant et assez original et même si certains passages sont bien clichés, d’autres sont vraiment instructifs comme le passage à l’hospice durant le carnaval.

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