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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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ARK:Romancer – Tome 1

ARK:Romancer – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : ARK:Romancer
Dessin : Sohee KIM
Scénario : Dall Young LIM
Traduction : Ryoko AKIYAMA
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17/08/2016

Suite à un terrible fait divers, Sôji perd toute sa famille et se retrouve seul au monde. Devenu un adolescent apathique et solitaire, le jeune lycéen préfère sécher les cours et mener une vie indolente chez lui. C’est alors qu’il croise le chemin d’Ekaterina Brünwald, une mystérieuse fille venue d’une autre planète. Cette rencontre va bouleverser la vie de Sôji, qui se retrouve malgré lui au centre d’un complot où se mêlent le destin de la Terre et celui de Landmia.

Dall Young LIM et Doki-Doki, c’est une histoire qui remonte à plusieurs années déjà, si ce n’est aux débuts de l’éditeur. FreezingOnihime VSSai:TakerRe:Birth – The Lunatic TakerCimoc… Les titres ne manquent pas et c’est presque naturellement que l’on découvre ARK:Romancer, nouvelle oeuvre sortie du studio de l’auteur, artlim media. 

Si vous connaissez l’auteur, vous savez aussi ce qui caractérise ses oeuvres : les poitrines démesurées. Or, il faut avouer qu’elles sont bien moins mises en valeur que dans d’autres titres. Après, l’héroïne et ses ennemies restent très bien pourvues et leurs combinaisons laissent apparaître des formes généreuses même le cadrage ne s’appesantit pas dessus.

Si vous suivez l’auteur depuis longtemps, vous ne pourrez que regretter le manque de prise de risque puisqu’il se contente de réutiliser les mêmes éléments que d’habitude. Pour caricaturer (à peine), on peut résumer la plupart des titres de LIM de la façon suivante : un jeune garçon se retrouve pris malgré lui dans un affrontement qui le dépasse et impliquant de jolies filles.

Ici, c’est Sôji qui va tomber sur la pulpeuse Ekaterina, une combattante qui vient d’ailleurs. Point de pouvoirs paranormaux ici, il est question d’extraterrestres qui utilisent une technologie avancée. Concrètement, ça ressemble un peu à un jet pack « multifonctions » au design plutôt sympa et qui permet de voler mais aussi d’envoyer des projectiles.

Même si Sôji est le héros typique de l’auteur (jusqu’à son style graphique qui fait très copier/coller de Kazuya de Freezing ou encore de Reiji de Re:Birth – The Lunatic Taker à la couleur de cheveux près), Ekaterina a un petit quelque chose qui fait qu’on s’intéresse à elle.
Enthousiaste, motivée et… collante : c’est ainsi que l’on pourrait décrire cette forme de vie d’une autre planète qui cherche à découvrir ce qu’est l’amour ! Pendant tout le tome, elle ne demande pas grand chose à Sôji si ce n’est de l’aimer, normal quand on sait que ce sentiment est ce qui nourrit sa force démesurée.

LIM tente donc de compenser le manque d’originalité par un peu d’humour et ça marche comme ci comme ça. Certains gags marchent bien : suivre une extraterrestre avec un nom à consonance allemande avoir du mal avec des coutumes « terriennes », c’est plutôt amusant. Pas d’éclats de rire prévus mais quelques sourires quand même, notamment dans les scènes au lycées qui sont plutôt bien mises en scène.

Le découpage est assez scolaire, de quoi donner un bon rythme à l’action (le tome se lit très vite). Avec rarement plus de 5 cases par page et une utilisation pas aussi fréquente qu’on l’espèrerait des double-pages, Sohee KIM cherche avant tout à ne pas ennuyer un lecteur voit tout aller très vite.

Le dessin de Sohee KIM est très propre et respecte parfaitement les codes imposés par artlim media, peut-être un peu trop, ce qui fait qu’on a un petit air de déjà vu. C’est surtout vrai pour les personnages qui rappellent énormément ceux des autres oeuvres sorties du studio. Ça reste quand même très joli et par rapport à certaines productions, on sent qu’il y a un vrai soin apporté aux décors.

Pour l’édition, c’est du classique Doki-Doki et son efficacité n’est plus à démontrer. Avec un ouvrage souple (mais pas trop), des pages en couleur (sur papier glacé) et une traduction fluide, il n’y a rien à reprocher à l’éditeur qui a fait son travail comme il fallait.

Il manque un petit quelque chose à ARK:Romancer pour vraiment se démarquer des autres productions du studio artlim media. À force de retrouver la même base scénaristique, le lecteur finit par ne plus être surpris et ne prend plus vraiment les titres pour des nouveautés mais plutôt pour des extensions de la famille d’univers mise en place par Dall Young LIM…

Un baiser et ça repart !

Graphisme - 80%
Histoire - 53%
Mise en scène - 60%
Originalité - 62%
Edition - 75%
Dans son genre - 62%

65%

DD

ARK:Romancer est une série qui remplit parfaitement le cahier des charges des titres du studio artlim media. C'est beau, détaillé mais l'histoire reste peut-être un peu classique pour vraiment sortir du lot. On notera quand même un peu moins de fan service que d'habitude dans ce premier volume, de quoi espérer une suite sympathique.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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