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Alice in Murderland – Tome 1

Alice in Murderland – Tome 1 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Kakei no Alice
Dessin : Kaori YUKI
Scénario : Kaori YUKI
Traduction : Léa LE DIMNA
Prix : 7.2 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 01/06/2016

La famille Kuonji possède l’un des plus puissants groupes industriels au monde. Lors de la traditionnelle tea party mensuelle, qui rassemble ses 9 enfants, la patronne du groupe, Olga, annonce solennellement qu’il est temps pour celui qui héritera du groupe de se distinguer de ses frères et sœurs : « À partir de maintenant, j’aimerais que vous vous entre-tuiez. »
En plein chaos, alors qu’elle est en train de perdre la raison, la quatrième fille, Stella, se transforme en une magnifique jeune fille blonde vêtue d’une robe bleue et d’un tablier blanc… !

Après Ludwig Revolution chez Tonkam, Kaori YUKI revient aux contes merveilleux avec une nouvelle série, qui s’inspire cette fois-ci de l’œuvre de Lewis CARROLL (au sens large, car elle incorpore aussi des éléments de la suite, De l’autre côté du miroir), cette fois-ci publiée chez Pika.
Sachant, comme elle l’avoue elle-même en fin de volume, que l’auteure est très fan de l’univers du romancier britannique, on est donc confiant quant à la qualité du récit…

Malheureusement, être passionné par un sujet n’est pas toujours suffisant pour faire une œuvre de grande qualité, et Alice in Murderland le prouve. Je suis sûr que YUKI est sincère en disant aimer le conte de CARROLL, et qu’elle a voulu s’en inspirer avec une volonté de respect. Cependant, là, le récit a beaucoup de défauts qui nuisent à la qualité de l’œuvre.

Tout dans la narration s’avère très confus. En effet, YUKI introduit beaucoup d’éléments sans les expliquer ou les développer, ce qui finit par perdre le lectorat. Tout se succède si vite qu’on a peu de temps pour comprendre vraiment ce qui se passe, surtout que beaucoup de points sont présentés comme des évidences sauf que, justement, ils sont loin de l’être.

De plus, les personnages sont assez clichés, pour peu qu’on soit habitué au style de Kaori YUKI. On a le psychopathe violent et énervé, l’enfant candide qui te fait te demander ce qu’il fait là, la jeune fille gentille et souriante, les adultes complètement dérangés, les sbires sans âmes, et j’en passe…
On a l’impression de lire un condensé de ce que l’auteure a déjà fait dans ses précédentes séries. Il n’y a pas vraiment de surprise, ce qui accentue le côté blasant de la lecture. On ne comprend pas trop ce qui se passe, et les caractères des personnages sentent un peu le réchauffé.

En ce qui concerne les similitudes avec Alice in Wonderland, Stella, l’héroïne, a une tenue qui fait immédiatement penser à celle d’Alice dans le roman. C’est totalement assumé par YUKI, puisqu’elle dit qu’elle s’est basée sur le dessin de John TENNIEL, l’illustrateur original du roman. On retrouve ensuite quelques éléments qui rappellent le conte, comme un haut-parleur mural ayant la tête du Chat du Cheshire.
Mis à part cela, et peut-être le fait qu’on se demande au début si Stella est dans un rêve ou dans la réalité, on a plus l’impression d’être dans un récit s’inspirant du jeu Alice : Madness Returns que du conte de Lewis CARROLL.
De plus, l’un des autres gros défauts, comme je l’ai évoqué, est le fait que YUKI mélange beaucoup trop les différentes mythologies, croyances et contes occidentaux dans une seule et même chose. Cela donne un aspect bric-à-brac à son récit.

Le point positif de la série réside dans son graphisme. C’est détaillé, beau ; les personnages sont expressifs. Certes, il faut apprécier l’esthétique gothique et Visual Key des personnages, mais c’est l’une des marques de fabrique de Kaori YUKI, qui a gagné son titre de « Reine du Shôjo gothique » grâce à ce chara-design. Ce serait donc malvenu de prendre pour un défaut ce qui a fait la notoriété de l’auteure, mais on peut regretter que seul cela sauve le titre, si on omet l’édition.

En effet, l’édition que nous offre Pika est de qualité. Le papier est de bonne facture, il est agréable au toucher. Le format assez grand permet de mettre en valeur les cases et donc le dessin de YUKI (ce qu’on pouvait reprocher au petit format des éditions Tonkam).
La couverture est plutôt sympa mais le rouge est trop criard par rapport au côté « pastel » de l’illustration. Par contre, on appréciera que le logo de l’éditeur et le titre de la série n’empiètent pas sur celle-ci.

Après Ludwig Revolution chez Tonkam, Kaori YUKI revient aux contes merveilleux avec une nouvelle série, qui s'inspire cette fois-ci de l'œuvre de Lewis CARROLL (au sens large, car elle incorpore aussi des éléments de la suite, De l'autre côté du miroir), cette fois-ci publiée chez Pika. Sachant, comme elle l'avoue elle-même en fin de volume, que l'auteure est très fan de l'univers du romancier britannique, on est donc confiant quant à la qualité du récit... Malheureusement, être passionné par un sujet n'est pas toujours suffisant pour faire une œuvre de grande qualité, et Alice in Murderland le prouve. Je suis sûr…

Peignons les roses en rouge !

Graphisme - 83%
Histoire - 40%
Mise en scène - 59%
Originalité - 49%
Edition - 71%
Dans son genre - 44%

58%

Madness

Kaori YUKI nous a habitué à de meilleurs démarrages pour ses séries. On a l'impression, ici, qu'elle a voulu aller trop vite et mettre trop d'éléments merveilleux. Il faudra attendre le tome 2 pour voir si cela s'améliore.




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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