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Alderamin on the Sky – Tomes 1 et 2

Alderamin on the Sky – Tomes 1 et 2 Éditeur : Ototo
Titre original : Nejimaki Seirei Senki : Tenkyou no Alderamin
Dessin : Taiki KAWAKAMI
Scénario : Bokuto UNO
Traduction : Adrien GHARIANI
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 161
Date de parution : 09/06/2017

Alors que l’empire de Katjvarna est en guerre, un jeune homme s’apprête à passer l’examen d’officier à contrecœur. Son nom est Ikta Solork et sa réputation de flemmard n’est plus à faire, mais un marché avec son amie Yatorishino Igsem le pousse à se prêter au jeu. En échange de son aide, Yatori lui trouvera un poste à la bibliothèque impériale. Mais contre toute attente, cet examen ébranlera la roue de son destin ! Ainsi débute la légende de l’invincible général oisif !

Adaptation d’un light novel de Bokuto UNOAlderamin on the Sky arrive aux éditions Ototo juste après avoir ravi les amateurs d’anime sur Crunchyroll.
Ces derniers temps, les titres de ce genre (Re:Zero, Re:Monster, The Rising of the Shield Hero…) ne manquaient pas mais les histoires tournaient souvent autour d’un humain de notre monde qui se retrouvait propulsé dans un monde de fantasy (de l’isekai pour faire court). Rassurez-vous, ce n’est pas du tout le cas ici !

Dans les deux premiers volumes, on découvre des jeunes gens qui n’ont encore aucun crédit. Même si deux sont considérés comme des génies, ils n’ont pas fait leurs preuves et n’ont pas de dénomination officielle. En plein examen, ils seront surpris par une difficulté imprévue.
Autre élément qui vient influencer leurs décisions, un membre de la haute noblesse se retrouvent avec eux dans une zone en guerre… Autant dire qu’ils vont être formés à la dure !

De la géopolitique, un peu de militarisme et quelques poitrines, c’est le menu de ce seinen dont le scénario est tiré du roman de Bokuto UNO. Le premier point positif, c’est que l’adaptation est très bien faite. On ne sent pas vraiment que l’on vient d’un support littéraire. Le travail effectué sur les dialogues et la construction des cases fait qu’on se trouve bien dans un manga et pas dans la copie dessinée d’un livre.

Même si elle ne paye pas de mine, l’histoire n’est pas introduite de la meilleure façon. Pour présenter un univers aussi riche, il fallait du temps et les auteurs ont décidé de le prendre. Que ce soit les actions des personnages où les scènes de dialogues un peu plus riches, tout dans ces deux premiers volumes ne sert qu’à contextualiser.
Les héros n’ont pas vraiment évolué alors qu’ils ont vécu pas mal de choses marquantes et pas spécialement agréables. Ce qui est bien, c’est qu’on les connaît très bien après ces huit premiers chapitres.

Ikta est complètement à côté de la plaque la plupart du temps mais à chaque fois que les autres ont besoin de lui, il est parfaitement disponible et prêt à résoudre le plus compliqué des problèmes. Etonnamment, il peut très rapidement s’énerver quand un sujet qui lui est cher est évoqué.
Cette dualité est très intéressante, elle rend le héros à la fois humain et mystérieux. On se rend compte qu’il n’est pas complètement infaillible comme son flegme à toute épreuve pouvait le laisser penser et le lecteur aimerait bien savoir pourquoi il part autant au quart de tour. Même si on nous donne quelques indices, il reste quelques zones d’ombres.

Yatori fait office d’héroïne parfaite. Elle est forte, sympathique et surtout, elle est là pour canaliser Ikta quand il va trop loin. Il a besoin d’elle comme elle a besoin de lui et on le voit dans les toutes premières pages lorsqu’elle le sort d’un mauvais pas. Cette relation de co-dépendance fonctionne bien même si on se demande ce que la jeune fille a à y gagner. Elle paraît tellement forte à tous les niveaux qu’elle ne devrait pas vraiment nécessiter les services d’Ikta…

Graphiquement, il faut avouer que le trait de KAWAKAMI est sacrément joli. Ses personnages possèdent un charme fou et l’encrage des cheveux leur donne un mouvement et un volume assez génial pour un manga. Même si les gros plans sont majoritaires, il y a pas mal d’arrière-plans et la diversité force le respect dans la mesure où les personnages ne bougent pas énormément.

Le dessinateur n’hésite pas non plus à s’amuser un peu avec sa mise en page. Loin de se contenter de varier les tailles pour donner du rythme, il ajoute de superbes planches ou les personnages sortent complètement des cases pour faire un peu ce qu’ils veulent. D’ailleurs, voir un personnage s’étendre sur une page permet d’apprécier encore plus le talent du mangaka pour les expressions faciales mais aussi sa façon de les positionner.

Au niveau de la fabrication, Ototo est un éditeur qui sait clairement se faire plaisir. Loin de céder à la tendance de l’ultra-souple, il nous propose un ouvrage semi-rigide avec un papier crème épais de très bonne qualité.
Si les petites pages en couleurs au début du tome 1 font plaisir, on ne peut qu’apprécier le vernis sélectif posé sur le personnage de la jaquette, lui donnant un peu de relief et un petit avantage sur les étales des libraires.
La traduction n’est pas mauvaise même si on note des tournures qui ne font pas assez orales et rendent la lecture un peu moins fluide qu’elle n’aurait pu l’être mais c’est peut-être simplement une question d’adaptation aux personnages et le tout se goupillera probablement de lui-même dans les prochains volumes pour le traducteur.

La belle et le flemmard

Graphisme - 77%
Histoire - 63%
Mise en scène - 60%
Originalité - 57%
Edition - 80%
Dans son genre - 63%

67%

Skies of Alderamin

Les deux premiers tomes d'Alderamin on the Sky constituent un prologue sympathique mais il semblerait que le meilleur soit à venir. Les jeunes militaires nouvellement gradés vont découvrir le monde de la guerre et les enjeux politiques qui en découlent. Avec des personnages assez originaux mais un monde encore très classique, le potentiel d'évolution est là. On ne manquera donc pas de continuer à suivre ce titre signé Taiki KAWAKAMI et Bokuto UNO.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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