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Akatsuki – Tomes 1 & 2

Akatsuki – Tomes 1 & 2 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Akatsuki
Dessin : Motoki KOIDE
Scénario : Motoki KOIDE
Traduction : Claire OLIVIER
Prix : 13.9 €
Nombre de pages : 384
Date de parution : 03/02/2016

Infections mortelles ! Hibiki et Kirisa sont deux jeunes kiriishi, des médecins-guerriers, seuls capables de vaincre les Akatsuki, des maladies infectieuses mortelles qui transforment tout être contaminé en monstre redoutable. Les kiriishi parcourent le monde afin d’aider les contaminés et de détruire les foyers d’infection d’Akatsuki ! Au fil de leurs missions, Hibiki, un garçon désinvolte, et Kirisa, une jeune fille dévouée, feront face aux pires Akatsuki dans des combats épiques qui révéleront la rage incommensurable de Hibiki contre cette maladie et son désir de sauver tous les contaminés.

Avec un gros air de Naruto, le héros du dernier shônen (série en 9 tomes terminée au Japon) de Pika n’est pas un ninja mais un médecin ! Ne vous inquiétez pas, il a quand même quelques monstres, du découpage et beaucoup d’action !

Vous vous souvenez de Kaitaishinsho Zéro de Chiyo KENMOTSU ? Non ? C’est un titre paru chez Panini il y a quelques années qui avait un concept plus ou moins similaires : deux héros qui combattent des monstres-maladies en utilisant des techniques spéciales dans un Japon un peu ancien. Eh bien, Akatsuki, c’est un peu la même chose sauf qu’il n’y a pas de livres de sorts mais des lames, les clave, formées à partir des monstres capturés (Hum ? Qui a dit Tokyo Ghoul ?).

Le titre de KOIDE ne brille donc pas par l’originalité de son histoire mais force est de constater que les deux premiers volumes sont plutôt bien exécutés. L’histoire est facile à suivre et l’évolution du personnage principale est bien gérée avec juste ce qu’il faut de mystère sur son passé pour intriguer le lecteur. Après, si vous cherchez quelque chose de nouveau, vous risquez d’être très vite déçu, l’auteur ne cherchant absolument pas à casser les codes du genre.

C’est pour ça que les personnages secondaires sont, comme souvent, des faire-valoir pour le héros et ne sont absolument pas utilisés de manière indépendante. Ils gravitent autour d’Hibiki et chacun servira à une action bien précise. Kirisa sera la caution prudence du héros tandis que le chef de leur secteur servira de réminiscence du passé. Il y a un rôle bien défini et pour l’instant… ils n’ont pas l’air de vouloir en sortir.

Pour l’instant, KOIDE n’a pas encore mis son fil rouge en place. Avec une série en 9 tomes, on peut quand même espérer qu’il ne se contentera pas de petites enquêtes indépendantes même si on peut penser qu’un tome sera réservé au flashback sur le passé du héros.

Graphiquement, c’est correct pour du shônen avec un chara-design loin de révolutionner le genre et malgré un personnage principal qui ressemble fortement à un ninja cher aux éditions Kana. Sans être vides, certains décors sont assez plats et l’oeuvre ne brille pas par son niveau de détail, ce que l’on n’attend pas d’un tel titre de toutes façons.
Pas de grain de folie dans les armes ou dans les monstruosités qui attaquent les héros, un peu dommage sachant que le mangaka n’a aucun mal à varier les angles de représentations de ses personnages ou mêmes des ennemis, preuve d’une certaine maîtrise.

Pika nous propose une édition plutôt soignée avec une couverture non-laminée et donc qui n’a pas un effet plastique classique. Beaucoup plus agréable au toucher, il y a bien sûr un relief sur le titre et le numéro du tome pour donner un petit cachet supplémentaire. Pour le reste, c’est le format classique Pika shônen donc rien de spécial à signaler ; l’ouvrage est souple le papier n’a aucun mal à donner toute la mesure du dessin de KOIDE qui n’utilise pas le noir de manière extensive.

Pour finir, je vous propose une petite anecdote de traduction que vous avez peut-être déjà lue si vous suivez le compte Twitter de Blackstudio (collectif dont fait partie la traductrice Claire OLIVIER). Elle concerne le terme qui vient terminer chaque combat : l’akasection. Chaque affrontement a pour but d’enfermer un akatsuki (les fameuses maladies qui transforment en monstre) dans une fiole dont le contenu sera réutilisé afin de forger une arme.

En japonais, c’est le mot aka-giri qui est utilisé. Ce dernier est un composé du « aka » du nom des monstres, les akatsuki et du kiri/giri de kiriishi, les fameux médecins-guerriers, qui signifie « couper/tuer ». Afin de choisir la traduction la plus efficace, les deux traductrices de Blackstudio ont fait un petit brainstorm avec tout le vocabulaire médicale qu’elles connaissaient.

En tombant sur le mot « dissection », la traduction était toute trouvée. Puisque le mot akatsuki ne changerait pas, il suffirait de prendre la deuxième partie de cette technique médico-légale pour traduire le kiri/giri ; d’où l’akasection ! Comme vous pouvez le voir, Pika confie ses titres à des traducteurs qui maîtrisent leur sujet et qui se permettent de trouver des traductions intelligentes aux termes qui peuvent paraître ennuyeux au premier abord.

akatsuki-1-manga-pika akatsuki-2-manga-pika

Quoi ma lune ? Qu'est-ce qu'elle a ma lune ?

Graphisme - 65%
Histoire - 52%
Mise en scène - 59%
Originalité - 44%
Edition - 70%
Dans son genre - 67%

60%

Dry Moon

Avec pas mal d'éléments qui sentent le réchauffé (le héros en tête), Akatsuki fait partie de ces shônen sans prétention qui viendront combler un petit trou dans vos envies de lecture. Si vous avez besoin d'un petit moment de détente entre deux seinen, il passera sûrement très bien. Si vous cherchez du shônen qui déchire, il serait peut-être plus sage de passer votre chemin.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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