Publicité

Dossier Boichi

Publicité

Ajin – Tome 5

Ajin – Tome 5 Éditeur : Glénat
Titre original : Glénat
Dessin : Gamon SAKURAI
Scénario : Gamon SAKURAI
Traduction : Karine RUPP-STANKO
Prix : 7.6 €
Nombre de pages : 194
Date de parution : 11/05/2016

À Tokyo, Sato fait régner la peur par la terreur au nom de la défense des droits des Ajin. La psychose s’empare du Japon et gagne même le paisible village où Kei avait trouvé refuge. Les regards se font bientôt assassins : il lui faut reprendre la fuite, en compagnie d’un “allié” quelque peu encombrant…

Chronique des tomes précédents d’Ajin : Tome 1, Tome 2, Tome 4

Avec la fin surprenante et bien amenée du tome 4, on s’attendait à ce qu’Ajin reprenne un peu du poil de la bête et justifie son rang de best seller au Japon. Pourtant, il n’en est rien et on retrouve le côté classique qui nous avaient un peu ennuyé dans les trois premiers volumes…

On pensait qu’on allait enfin voir le seinen que la série est censée être mais non. Plutôt que de rester dans un ton assez mature, Gamon SAKURAI reprend ses mauvaises habitudes et revient à une lutte entre deux camps : celui de Sato et celui des humains.

Les discours de ce dernier (diffusés en streaming sur internet) ont de plus en plus d’impact sur le public, notamment après sa sortie de l’avion et sa « fuite » qui s’est faite dans l’horreur et le massacre. Le semi-humain à démontré que même une force armée entrainée ne pouvait rien contre quelques immortels, surtout quand ils sont menés intelligemment.

De son côté, Kei (le héros, au cas où vous l’auriez oublié) va voir son havre de paix perturbé par les actes terroristes de Sato. Même s’il a voulu s’isoler, certains actes ont une portée plus importante que ce qu’il avait pu imaginer.
En tout cas, le mangaka nous permet de constater une fois de plus le machiavélisme de Kei qui n’hésite pas à aller pleurer (littéralement) chez les villageois pour leur faire gober un mensonge. Ce n’est qu’à cause de l’intervention d’un récalcitrant qu’il finit par être obligé de dévoiler sa vraie nature puisqu’il se fait tirer dessus avec un shotgun

Difficile de dire si l’auteur déteste son protagoniste où s’il veut nous le faire détester mais suivre avec intérêt cet opportuniste qui n’a clairement que son bien-être en ligne de mire est vraiment difficile. Il passe son temps à insulter celui qu’il avait enfermé quelques chapitres plus tôt, maintenant devenu son compagnon de route…

Le lecteur avisé avait très probablement vu venir l’alliance qui va commencer à se former en fin de volume mais la voir se réaliser ne fait que remettre la série sur les rails de son mauvais départ. On se redirige donc de plus en plus vers ce shônen un peu violent qui voulait se prendre pour un seinen, un peu dommage mais il va peut-être falloir se résigner.

L’édition de Glénat n’a pas changé et on retrouve toujours un tome d’une souplesse olympique. Si jamais vous voulez vous en servir pour balancer des petits bouts de papiers sur vos camarades de classe ou sur vos collègues, vous avez trouvé l’arme parfaite. Pour la lecture, ça reste très peu agréable d’avoir un ouvrage qui se plie aussi facilement…
C’est d’autant plus dommage que la traduction est très bonne et parvient à rendre les dialogues particulièrement vivants. Plus que les interactions, c’est mêmes les monologues qu’elle parvient à sublimer. Les longues tirades de Sato parviennent même à donner des frissons tant ils sont criants de réalisme.

Chronique des tomes précédents d'Ajin : Tome 1, Tome 2, Tome 4 Avec la fin surprenante et bien amenée du tome 4, on s'attendait à ce qu'Ajin reprenne un peu du poil de la bête et justifie son rang de best seller au Japon. Pourtant, il n'en est rien et on retrouve le côté classique qui nous avaient un peu ennuyé dans les trois premiers volumes... On pensait qu'on allait enfin voir le seinen que la série est censée être mais non. Plutôt que de rester dans un ton assez mature, Gamon SAKURAI reprend ses mauvaises habitudes et revient à une lutte entre deux camps…

N'est pas immortel qui veut

Graphisme - 57%
Histoire - 66%
Mise en scène - 63%
Originalité - 60%
Edition - 45%
Dans son genre - 62%

59%

1 vs 1000

Malgré une très bonne idée en fin de tome 4, l'auteur d'Ajin continue à privilégier une action non-stop à une mise en place efficace des forces en présence. Le personnage principal, d'une antipathie rare, n'aide pas non plus à relever le niveau d'un titre qui retombe dans le banal.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

banner