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AJIN T04

Ajin – Tome 4

Ajin – Tome 4 Éditeur : Glénat
Titre original : Ajin
Dessin : Gamon SAKURAI
Scénario : Gamon SAKURAI
Traduction : Karine RUPP-STANKO
Prix : 7.6 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 03/02/2016

L’appel de Sato a été entendu. Le premier rassemblement d’Ajin de l’Histoire va pouvoir avoir lieu. Sept d’entre eux, vivant cachés parmi les mortels, ont fait le déplacement. Accepteront-ils de prendre part au projet sanguinaire de ce leader auto-proclamé ? Ignorant tout de ces tractations, Kei croit quant à lui avoir enfin trouvé un havre de paix de l’autre côté de la baie de Tokyo…

Après un départ assez moyen, l’auteur semble enfin décidé à donner un nouvel élan à Ajin, la série avec des immortels qui n’ont absolument rien à voir avec Duncan MacLeod.

Chroniques de tomes précédents : Tome 1, Tome 2

Alors que l’auteur avait décidé de suive un style très orienté action, ce tome 4 semble marquer un retour à quelque chose de plus adulte, de plus fouillé, de plus seinen en fait. Ce qui est important, c’est bien évidemment la fin et les dernières pages qui annoncent une volonté de travailler un thème plus en détail : la terreur.

Sato, immortel et sans aucun scrupules peut frapper à tout moment et c’est bien ce qui fait de lui la représentation parfaite du terrorisme. Ce personnage, qui a plus de présence dans les pages de la série que celui que l’on croyait être le héros, est définitivement positionné par les auteurs comme point d’ancrage du récit.

C’est un personnage particulièrement intéressant dans la mesure où il représente une peur très actuelle, ce qui lui donne ce petit quelque chose de dérangeant. On a un peu de mal avec lui, on ne sait pas trop comment interpréter ses actions tant le hasard semble être le maître mot vis à vis de sa façon de faire. En tout cas, l’existence d’un tel homme ou plutôt d’un tel ajin fait froid dans le dos…

Kei, de son côté, n’a pas l’air d’avoir grand chose à faire de ce qui passe hors de son petit coin paumé et oublié de tous. Même lorsqu’il est retrouvé par un « camarade » potentiel, il cherche à se débarrasser de lui par tous les moyens. Il ne cherche pas vraiment à l’écouter ou à comprendre ce qu’il veut lui dire.
En fait, le protagoniste est d’un égoïsme sans borne. On se rend compte que si l’auteur ne lui laisse pas autant de place que son rang pourrait l’exiger, c’est probablement pour ne pas dégouter le lecteur. Difficile de s’identifier à un être aussi vil (à tous les niveaux) que Kei…

Pour l’édition, je ne vais pas répéter encore une fois la même chose. Sachez juste qu’il y a un petit mieux même si l’ouvrage reste encore beaucoup trop souple et le papier trop transparent.

Alors que l’on croyait la série enterrée, on commence à entrevoir une lueur d’espoir pour la suite des opérations. On espère que l’auteur va suivre les pistes un peu plus axées « réflexion sociale » qu’il a mises en place et ainsi relever un peu le niveau d’un titre que l’on a encore du mal à imaginer comme un hit en puissance, et ce, malgré son carton au Japon.

Vol au dessus d'un nid de coucou

Graphisme - 55%
Histoire - 70%
Mise en scène - 72%
Originalité - 65%
Edition - 44%
Dans son genre - 69%

63%

Terreur

Ce quatrième tome d'Ajin fait plaisir. Il donne un gros coup de fouet à une série dont le démarrage était on ne peut plus banal. Il ne reste plus qu'à voir comment le mangaka va exploiter ce sujet d'actualité. Le traitera-t-il de manière intelligente ou restera-t-il superficiel ? On vous en reparle dès la sortie du tome 5 !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. la qualité d’édition de certains titres chez Glénat est vraiment décevante, Ajin en fait partie, mais on pourrait aussi élargir à Tokyo Ghoul re, Altair, One piece, Les enfants de la baleine, entre autres ( papier trop fin/transparent, trop souple, encre baveuse ) parmi les derniers tomes que j’ai acheté chez Glénat, seul le tome 7 de Gangsta a une édition digne de ce nom ( belle impression au moins) et comme par hasard quand on regarde en fin de tome on voit qu’il a pas été imprimé au même endroit que ces autres titres.

    • Ours256

      Le truc, c’est que Glénat est au courant du problème mais n’a pas l’air de faire quoi que ce soit pour le résoudre. Ça doit faire un peu plus d’un an que ça dure maintenant. Mes tomes d’Ajin et de Kokkoku par exemple, je peux tous les plier en 4 sans trop forcer tellement c’est souple… Tokyo Ghoul Re, c’est un désastre, que ce soit au niveau du logo, du vernis sélectif disparu… Y’a aucune continuité avec la précédente saison, c’est super dommage quand même.

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