Publicité

Publicité

Ajin 1

Ajin – Tome 1

Ajin – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Ajin
Dessin : Gamon SAKURAI
Scénario : Tsuina MIURA
Traduction : Karine RUPP-STANKO
Prix : 7.6 €
Nombre de pages : 224
Date de parution : 01/07/2015

Renversé par un camion en rentrant de l’école, le jeune Kei meurt sur le coup. Mais quelques instants plus tard, il ressuscite mystérieusement. Dès lors, sa vie de lycéen bascule. Une étrange organisation gouvernementale tente par tous les moyens de le capturer afin de mener des expériences scientifiques sur lui. Rapidement, il apprend qu’il n’est pas le seul être dans cette situation périlleuse, et qu’il semble être ce que certains nomment un “Ajin”. Personne ne sait exactement comment ils sont apparus ni pourquoi ils existent. Mais les services spéciaux du gouvernement sont prêts à user de tous les moyens pour le découvrir, car rien à leurs yeux n’est plus dangereux pour l’humanité… qu’un être immortel !

Attendu depuis un bon moment par le public français, Glénat avait la pression pour la sortie de ce seinen qui a fait un carton au Japon. Mérité ou pas ? Lorsque l’on voit ce premier tome, il y a de quoi être dubitatif.

En lisant ce premier volume, l’une des premières choses qui m’est venue à l’esprit était : «Ah mais oui, c’est les X-men en fait ! ». Bon, ça peut paraître très réducteur et il n’y a pas vraiment de mutants dans Ajin mais l’idée de mise au ban de la société est là.

Un peu comme les personnages du Marvel Universe, les ajin sont considérés comme des parias, des personnes non fréquentables qu’il vaut mieux éviter. Pourquoi ? Tout simplement parce que les humains ne comprennent pas l’origine de leur pouvoir.

C’est assez commun, ce que l’homme n’arrive pas à expliquer l’effraye. Quand il a peur, l’être humain est capable du pire (l’Histoire nous l’a bien assez prouvé). C’est ainsi que les ajin sont réduits à une existence qui n’est pas considéré comme humaine.

Ainsi, les pires sévices pourront leur être infligés sans que personne ne se pose la moindre question morale. Cette « non-humanité » est d’ailleurs bien ancrée dans la psychologie collective du monde créé par Tsuina MIURA et Gamon SAKURAI. On le voit aux nombreuses répliques des gens qui parlent des ajin. Si on remplaçait le mot ajin par n’importe quelle minorité, il y aurait parfois même de quoi choquer.

Le moins bon, c’est la relation entre les deux personnages principaux. Amis d’enfance, soit mais de là à risquer leurs vies l’un pour l’autre alors qu’ils se retrouvent à peine ? Certes, l’un des deux est immortel mais quand même, on sent la mise en place à la va-vite et un peu (trop ?) de précipitation.

Le manga capitalise plutôt sur les « sensations fortes ». Il tente d’embarquer le lecteur dans une spirale d’événements qu’il ne comprend pas et de le mettre ainsi dans la peau du personnage. Ce dernier est déboussolé. Il a du mal à expliquer ce qui lui arrive et sa situation.

Forcé à fuir alors qu’il n’avait jamais eu de problèmes, sa vision des choses change complètement. Ajoutez de l’action à ne plus savoir qu’en faire et une poursuite nerveuse et vous obtenez un manga parfait pour les adolescents fans de films estampillés Marvel.

C’est un peu ce que je reproche à Ajin, à vouloir trop plaire à un public de pré-adultes, il en oublie peut-être la base du seinen, c’est à dire une histoire qui se doit d’être complexe et bien menée. Au lieu de ça, on nous balance des explosions un peu partout, un peu dommage…

Niveau édition, on ne peut que déplorer le nouveau choix de papier concernant les seinen. Il est beaucoup trop fin, en particulier pour les titres où l’ambiance appelle une utilisation intense d’aplats de noirs. Je ne donc que vous déconseiller de lire ce titre avec une lumière trop forte sachant que ça traverse très facilement, un peu trop même…

Le trait n’est pas non plus fantastique. On peut même dire que les premières planches sont à la limite du moche. Chose étonnante : certains personnages n’ont pas de nez… Niveau décors, difficile de vraiment juger sachant qu’une grande partie du tome se déroule de nuit, ce qui n’aide pas vraiment à bien voir.

Le problème d’Ajin, c’est peut-être tout le tapage médiatique qu’il y a eu autour. On s’attendait à quelque chose d’exceptionnel mais pour le moment, on a juste quelque chose de correct. Ce n’est pas mauvais, la base de l’histoire est sympathique et pose des questions intéressantes mais ce premier volume est loin de donner une « envie folle » de lire la suite.

Attendu depuis un bon moment par le public français, Glénat avait la pression pour la sortie de ce seinen qui a fait un carton au Japon. Mérité ou pas ? Lorsque l’on voit ce premier tome, il y a de quoi être dubitatif. En lisant ce premier volume, l’une des premières choses qui m’est venue à l’esprit était : «Ah mais oui, c’est les X-men en fait ! ». Bon, ça peut paraître très réducteur et il n’y a pas vraiment de mutants dans Ajin mais l’idée de mise au ban de la société est là. Un peu comme les personnages…

Tue-moi si tu peux.

Graphisme - 51%
Histoire - 65%
Mise en scène - 75%
Originalité - 66%
Edition - 43%
Dans son genre - 63%

61%

Mort ?

Ajin n’est pas un véritable seinen. On peut en avoir l’impression avec son thème qui se veut complexe et son ton sérieux. Pourtant, la déferlante d’action, les pouvoirs, la relation entre les deux protagonistes tirent plutôt du côté du shônen. On se trouve donc difficilement en présence de la bombe annoncée et on se met difficilement à penser au volume suivant.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

banner