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© Tappei Nagatsuki / Shinichirou Otsuka KADOKAWA CORPORATION MEDIA FACTORY

Re:Zero – Re:vivre dans un autre monde à partir de zéro – Tomes 1 à 3

Re:Zero – Re:vivre dans un autre monde à partir de zéro – Tomes 1 à 3 Éditeur : Ofelbe
Titre original : Re:Zero Kara Hajimeru Isekai Seikatsu
Auteur(s) : Tappei NAGATSUKI
Illustrateur : Shinichiro OTSUKA
Traduction : Yoan GIRAUD
Prix : 13.99 €
Nombre de pages : 280
Date de parution : 15/06/2017

Après une sortie remarquée en série d’animation sur Crunchyroll durant le printemps et l’été 2016, puis en manga chez Ototo, c’est finalement sous forme de light novel édité par Ofelbe, son format original, que paraît en France ce mélange de harem manga et de Dark Souls.

Tout commence lorsque Subaru, lycéen sans histoire se voit téléporté dans un univers parallèle d’heroic fantasy, plein de magies, de créatures étranges et de personnes attentant à sa vie. Cependant, sa rencontre avec une mystérieuse magicienne va lui permettre de découvrir ce monde en toute quiétude jusqu’à ce qu’il soit tué et retourne à son point de départ. Il se voit donc contraint de découvrir les origines de sa mort et d’en réchapper.

Pour la parution, Ofelbe a fait le choix intéressant de publier les trois premiers volumes à trois mois d’intervalle chacun, permettant d’avoir une vue d’ensemble de la série, en effet, si le premier volume permet de poser les bases de l’histoire et notamment du pouvoir de résurrection, les suivants permettent de voir le traitement qu’il en est fait ainsi que de poser une base simple mais solide d’intrigue et de personnages.

Dans le premier volume, on voit notre héros prendre conscience de ce nouveau monde et faire connaissance avec l’invocatrice, puis l’on remarque, sans vraiment s’en rendre compte, qu’après un tiers du roman, il ne s’est toujours rien passé : c’est la grande force de l’œuvre, mettre en avant les personnages et leurs interactions avant même l’histoire et l’intrigue.
À noter que même si les protagonistes ne sont pas spécialement originaux (on parle d’un héros banal et revêche faisant preuve d’une grande gentillesse et d’une jeune filles innocente, altruiste et droite), ils seront suffisamment volubiles et francs pour qu’on s’attache à eux et ce qui fera le sel du roman ce sera tous les échanges, toutes les piques et toutes les remarques cinglantes qu’ils se lanceront, et ceci même avec les personnages secondaires, nous faisant au passage bien rire.

Un autre trait d’humour présent dans ce tome est l’autodérision. En effet, notre héros va très vite se prendre pour le héros d’un isekai et va vouloir s’appliquer les clichés du genre, offrant son côté comique lorsqu’ils tombent à côté de la plaque, nonobstant les fois où cela est beaucoup trop téléphoné.
Cependant, ce second degré du personnage ne va pas entacher la narration du récit car ne s’appliquera pas au concept de « mort réversible » (le fait de revenir à son point de départ lors de sa mort), point central du récit qui sera très difficilement compris par le héros et jamais accueilli de bon cœur, tant bien même cela paraît évident pour le lecteur, ce qui permet à l’œuvre d’éviter l’écueil d’avoir un personnage trop logique et conscient d’être un personnage plutôt qu’un humain ayant peur de la mort.
C’est une fois l’acquisition de ces concepts faite et la résolution de la série de morts que l’on peut passer aux deuxième arc narré dans les volumes deux et trois.

Dans ces tomes on atteint un « point de sauvegarde » permettant une avancée de l’histoire mais surtout l’apparition de nouveaux personnages qui rendront possibles encore plus d’interactions et de situations avec le héros. Les autres personnages masculins restent en retrait en terme d’implication émotionnelle pour laisser la place aux protagonistes féminins, faisant tourner la série vers le harem, mais à la vue de la candeur et la spontanéité de Subaru, cela ne crée ni lourdeurs ni blocages.
L’autre très bon point de cet arc est l’évolution de la « mort réversible » notamment sur le plan psychologique qui donne une vraie profondeur à l’histoire en évitant les morts rapides et faciles, ce qui fait que chaque itération (plus encore que dans le volume un) a un poids et un enjeu qui nous accrochent.

Ce que ces volumes confirment, c’est que l’histoire et l’univers n’ont que très peu d’importance, malgré quelques points très précis, ces éléments sont on ne peut plus banals. On a un royaume médiéval avec de la magie, cette dernière est juste composée d’éléments classiques et d’esprits, il y a une intrigue de succession… Bref, rien de nouveau ni même de développé et ce n’est pas grave, car ce qui importe, ce sont les personnages et leurs répliques. Ils font tout le sel et le dynamisme de la série.

Au niveau de l’édition, on a à faire à un grand format mais à une quantité équivalente à celle d’un tome japonais, soit la moitié de ce que nous propose habituellement Ofelbe. De nombreuses illustrations viendront égayer la lecture, celles en couleur étant vraiment jolies et celles au milieu du texte permettent de bien cibler les personnages. On notera tout de même que leur répartition est très inégale.
Il reste que, lecture fluide et rapide aidant, on finit vite un roman de 14 euros mais le format reste bon pour deux raisons : Ototo édite les mangas et un format similaire entraînerait des confusions, et surtout, contrairement à d’autres, on a un contenu original et de qualité qu’un lecteur de romans pourrait lire.

Vous êtes mort !

Histoire - 60%
Exécution - 81%
Originalité - 59%
Illustrations - 65%
Édition - 68%
Dans son genre - 75%

68%

Re

Re:Zero est une série remarquée qui ne laissera pas indifférent par ses personnages et leurs répliques cinglantes tout en offrant une lecture fluide et hilarante que l'on ne peut que vous conseiller.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

3 commentaires

  1. « Pour la parution, Ofelbe a fait le choix intéressant de publier les trois premiers volumes à un mois d’intervalle chacun »

    Euh, non ? Il y a eu 4 mois entre chaque tome.

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