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L’Attaque des Titans : Hope & Harsh Mistress of the City

L’Attaque des Titans : Hope & Harsh Mistress of the City Éditeur : Pika Edition
Titre original : Shingeki no Kyojin Kakuzetsu Toshi no Jyouou
Auteur(s) : Ryô KAWAKAMI
Illustrateur : Range MURATA
Traduction : Patrick HONNORÉ & Yukari MAEDA
Prix : 14.95 €
Nombre de pages : 224
Date de parution : 09/11/2016

Avec la chute du Mur Maria, les habitants du district Quinta ont été coupés du reste de l’Humanité engendrant la famine et le chaos. Rita, jeune recrue tente de protéger la ville malgré les actions de brigands qui profitent de la peur de la population.

Alors que le succès de l’Attaque des Titans semble n’avoir aucune limite en France, Pika (l’éditeur du manga) continu d’étoffer sa collection de light novels avec deux autres spin-off de sa série phare : Hope of the City sorti en novembre 2016 et sa suite Harsh Mistress of the City sortie en mars 2017. Après Lost Girls, qui est devenu un manga adapté d’un light novel spin-off d’un manga, que nous réservent ces deux nouveaux romans ?

L’histoire prend place juste après la destruction du mur Maria, et si jusqu’à présent les récits étaient tournés vers le sud, avec le district de Shinganshina, il est temps d’être à l’ouest avec le district de Quinta, qui, même si ses portes n’ont pas été détruites, n’en reste pas moins coupé du reste du monde.

En terme de récit, on a quelque chose qui se rapproche du théâtre de la catastrophe, c’est à dire que l’histoire sera tournée vers les réactions à la catastrophe et ses conséquences. Ainsi, tout l’intérêt se trouvera autour des réactions de l’humanité plutôt qu’autour de l’affrontement contre les titans.

Pour nous narrer les conséquences d’un tel acte, nous suivrons Rita, une soldat de la garnison chargée de mettre de l’ordre dans le district en proie au chaos, et Mathias, un fils de marchand qui fut l’un des premiers évacués vers le mur Rose. Ce dernier cherchera à rejoindre son amie tout en essayant de survivre, ce qui ne sera pas une mince affaire.
Ces deux personnages nous seront présentés par l’usage de rêves du passé, composés de scènes et de dialogues un peu rapide et maladroits, c’est à dire que les procédés d’introduction sont assez flagrants et font un peu trop « mise en scène ».

Après cette introduction, on aura un découpage du premier tome en deux parties : celle de Rita qui, par l’abandon de ses supérieurs, est devenue la plus haute gradée et est donc en charge du maintien de l’ordre du district de Quinta, et celle de Mathias qui tentera de rejoindre son amie.

C’est dans la première partie que se mettra en place le théâtre de la catastrophe, avec la folie qui commence à gagner les habitants, la monté de la violence et de désespoir mais aussi la répression faite pour maintenir l’ordre et un semblant de civilisation. De loin, c’est cette partie qui sera la plus intéressante en terme d’approfondissement de l’univers, mais ce sera aussi la moins longue car l’action se déroulera plus du côté de Mathias.

Le jeune homme cherchera un moyen de rejoindre le district de Quinta et se fera aider par une bande de voleurs au caractère expéditif… même si expédié serait le terme le plus approprié. En effet, chacun aura un caractère distinct des autre mais cliché et n’en changera pas. Après cela, notre héros arrive à destination mais une maladresse de sa part causera la mort d’un subordonné de Rita et… fin du tome un.

Après cette fin « palpitante » du tome, dont l’usage du cliffhanger n’était pas du tout présent auparavant, on retrouvera dans le tome deux le district de Quinta après une ellipse temporelle, maintenu par un règne de terreur de Rita. Cette façon de gouverner sera mise en exemple de manière assez spectaculaire, ce qui, d’un côté, définit bien le régime mais, d’un autre côté, est un peu expéditif.
Cette deuxième partie sera l’occasion de voir des actions désespérées dans une situation qui l’est tout autant, aussi bien côté du peuple que celui « dirigeant », un peu dommage que le livre ne le développe pas assez.

De manière générale, sur les deux tomes, on a une histoire assez prenante, principalement par rapport à l’univers de l’Attaque des Titans, les personnages servent bien le récit mais ne seront pas particulièrement attachants car n’auront pas la place pour s’exprimer suffisamment et ainsi sortir de leur archétype initial. Tous ces éléments font qu’on a une lecture fluide qui nous permettera de finir rapidement un tome… et c’est là le gros défaut : c’est trop court.

Outre les problèmes d’écritures engendrés par cet état de fait, rendant expéditif de nombreux points, l’édition ne va pas. À titre de comparaison, le dernier Sword Art Online de chez Ofelbe, coûte 19€90 et fait 576 pages de texte, alors qu’ici, les deux tomes combinés arrivent à 29€90 pour 464 pages avec une police d’écriture bien plus grosse, ce qui fait qu’en deux ou trois heures on finit un tome.

Au niveau des illustrations, les couvertures sont jolies, car très bien détaillées et très bien colorées (même si un design aussi moe dans le monde de l’Attaque des Titans fait un peu tâche). Les dessins intérieurs sont là, en noir et blanc, pour marquer les temps forts, avec un style « belles planches de manga » vraiment pas désagréable à l’oeil.
Par contre, il y en a très peu, et je ne vais pas m’amuser à comparer leur nombre avec celles de Sword Art Online (mais si je devais le faire : neuf contre vingt-cinq, dont des pages doubles et des illustrations en couleur), mais avec ça en tête, ça fait maigre, pour dix euros en plus, en plus de la quantité de texte.

La conclusion qu’on pourrait avoir, c’est que le format n’est pas bon, et que quelque chose se rapprochant plus des romans D.Gray-man Reverse chez Glénat ou des romans Blue Exorcist chez Kaze, à savoir un format manga (et le prix allant avec), serait bien plus approprié pour ce type d’oeuvre, car à quoi cela sert-il se faire comme la concurrence si c’est pour être moins bien sur tous les aspects ? Cette collection risque de devenir un fourre-tout à spin-off pour fans hardcore, ce qui est bien dommage…

Harsh Mistress of the novel

Histoire - 59%
Exécution - 63%
Originalité - 48%
Illustrations - 50%
Édition - 31%
Dans le genre - 55%

51%

Hope ?

Cette série de deux ouvrages plaira aux amateurs de l'oeuvre d'Hajime ISAYAMA, pour son ambiance et son histoire. Cependant, le format rend les deux ouvrages trop concis et trop chers pour intéresser qui que ce soit d'autre que les plus gros fans, surtout quand on voit ce que propose la concurrence.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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