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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Yôjo Senki – Saga of Tanya the Evil

Yôjo Senki – Saga of Tanya the Evil Éditeur : Crunchyroll
Titre original : Yōjo Senki: Saga of Tanya the Evil
Créateur original : Carlo ZEN
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : Studio NuT
Réalisateur : Uemura YUTAKA
Character designer : Uosogoe YUJI
Site officiel

Tanya Degurechaff est officier dans les forces d’attaques aériennes impériales des sorciers. Malgré sa jeunesse et son air de petite fille, elle fend les airs et frappe ses adversaires sans pitié. Dans une autre vie, Tanya était un employé de bureau japonais zélé, prêt à tout pour sa réussite et celle de son entreprise, mais un dieu courroucé l’a réincarné dans un corps de fillette. Elle n’en est pas moins l’élément le plus redoutable de toute l’armée impériale…

Les voies du Seigneur sont impénétrables, mais sans doutes pas autant que celle des Japonais… En effet, qui d’autre aurait pensé à créer un univers où une loli magicienne, réincarnation d’un salaryman combattrait aux côtés de l’armée allemande durant la Seconde Guerre Mondiale, tout en affrontant son destin dicté par une entité supérieure ?

Cette idée, on la doit à Carlo ZEN, auteur du light novel Yôjo Senki dont l’oeuvre a été adaptée en série d’animation par le Studio NuT et qui est disponible chez nous en VOD depuis janvier 2017 sur Crunchyroll.
On suivra donc Tanya, une jeune fille de dix ans commandant une unité de magiciens alliant pouvoirs et technologie militaire dans un contexte de seconde guerre mondiale. Dotée d’un pouvoir et d’un côté calculateur sans nom, elle est en réalité la réincarnation d’un employé de bureau de notre monde à qui une mystérieuse entité a décidé d’apprendre la fatalité.
Confrontée à un destin d’affrontements et contrainte d’afficher une foi qu’elle abjure, elle devra faire face aux ennemis de la nation allemande pour espérer gagner suffisamment d’honneur et de prestige pour se la couler douce.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Vous l’avez compris, il s’agit ici d’un anime de stratégie militaire où sang-froid, tactique et efforts seront de mise, et où notre héroïne excellera. L’intérêt sera vraiment de voir ce salaryman, dans le corps d’une fillette (je parle bien sûr de son âme), se décrivant lui même comme ayant mauvais fond, être aussi impitoyable tant avec ses ennemis qu’avec ses alliés et de faire usage des tactiques de notre époque pour gagner ses batailles.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Du premier point, le contraste avec son apparence enfantine fait une bonne partie du sel du personnage, et s’il est vrai que contre ses ennemis, elle est capable de combattre impitoyablement en faisant des grimaces sadiques pas possibles, avec ses subordonnés, l’exemple du premier épisode où elle fait mourir des éléments récalcitrants ne sera jamais réitéré, ce qui n’en fait malheureusement pas un salaud de première comme pouvait l’espérer, juste un chef dur.
Au final, le côté sadique n’est pas si bien exploité que ça, d’une part trop mis en exergue par le corps de petite fille, d’une autre part à cause d’un comportement qui ne franchira jamais une certaine limite, et enfin par le côté poussif de certains dénouements, comme par exemple quand Tanya récupère l’arme d’un soldat ennemi offert comme cadeau de noël par sa fille et qui s’exclame « ça me fera un bon cadeau de noël » (vous avez compris le côté malsain, hein, hein, hein).

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Concernant le côté stratégique, il est plutôt bien mené, aussi bien par Tanya que par l’état major allemand, ce qui permet une bonne vision aussi bien sur les bataillons que sur l’armée globale.
Même si c’est assez classique, c’est à dire d’utiliser un atout unique et révolutionnaire (ici la mobilité d’une troupe de sorciers volants), on aimera beaucoup assister au dénouement des combats. Le petit défaut reste le côté trop unilatéral des tactiques, comme si la stratégie était une notion étrangère aux autres pays, mais c’est un problème que l’on trouve dans énormément d’œuvres.

Concernant les autres personnages, ils ne seront pas si intéressants que ça. On remarquera quelques hauts gradés et subordonnés mais sans plus. A contrario, on n’aura aucun personnage désagréable et tous s’inséreront dans l’histoire.
Le seul autre protagoniste qu’on appréciera voir apparaître sera « l’Être X », responsable de tout ce bazar et mettant régulièrement des bâtons dans les roues de notre héroïne. Apportant de bonnes scènes et surtout de très bons échanges verbaux, on regrettera juste qu’il soit si peu présent.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Pour le déroulement de l’intrigue, ce sera principalement les pérégrinations de Tanya, de son apprentissage à ses batailles, ce qui pose par contre le problème du but. Qu’on soit d’accord, que la réincarnation dans un nouveau monde soit un moyen et non un but ne pose aucun inconvénient, c’est un procédé comme un autre qui permet d’amener certains éléments. Cependant, il n’empêche que mis à part vouloir se planquer à l’arrière, les motivations de notre personnage principal restent bien minces, et on peine à s’impliquer pleinement dans ses actes.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Concernant la partie graphique, les premiers visuels sont assez particuliers, notamment la couverture, au character design très particulier, qui ne donne pas un bon aperçu du contenu.
Dans les faits, on a des protagonistes avec des traits plus conventionnels et bien travaillés, offrant du détail et de la diversité. On peut noter deux partis pris assez distinct : le chara design masculin qui montre de la force et de la carrure chez les hommes, voire aussi du style sans tomber dans le boys’ band (le meilleur exemple étant l’état major allemand).
De l’autre côté, on a un chara design féminin qui a trop tendance à montrer des bouilles d’enfants et si, à la rigueur, on peut comprendre pour Tanya et ses faces de crapaud (ce qui n’est absolument pas un compliment), on comprend moins ce choix pour les quelques autres femmes.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Du côté des décors, on a affaire à du très bon travail. Grâce aux nombreux voyages de notre major loli on a beaucoup de variété dans les paysages et que ce soit en intérieur ou en extérieur, les détails fourmillent : de nombreux éléments habillent les endroits, on a de beaux jeux de lumière qui permettent de très bons contrastes entre luminosité et obscurité dans une même scène, ce qui donne de bons tons de couleur, et le trait fin permet un certain réalisme dans les lieux.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

En ce qui concerne l’animation, les grosses scènes seront celles des joutes aérienne qui sont très dynamiques et nerveuses sans être incroyables au niveau du nombre d’images et d’animations par seconde même si on note de bonnes transitions entre la 2D et la 3D. On appréciera les effets visuels tels que les explosions et les sorts qui sont d’une très belle 2D, ainsi que la 3D pour les infrastructures et les véhicules. La 3D pour les personnages est assez moyenne, mais étant donné qu’ils sont souvent dans le lointain, ce n’est pas très dérangeant.
Dans le reste des cas, les mouvements sont fluides et les gros plans sont détaillés, mais une grande partie des plans larges, surtout ceux comportant plusieurs personnages, manquent cruellement de soin, ce qui contraste très mal avec les très beaux décors : c’est un problème que l’on rencontrera souvent. De même, pas mal de plans moyen-larges comportent des défauts, défigurant certains personnages.

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Pour se faire pardonner, la série a quand même un très joli générique de fin, composé de plusieurs dessins très travaillés qui sont des illustrations du light novel. Elles sont de toute beauté, même si le côté femme fatale que donnent certaines illustrations est un peu déconcertant pour une fille de dix ans…

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©Carlo ZEN PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION/Saga of Tanya the Evil PARTNERS

Pour finir, on vous parle rapidement de la musique. De manière générale, les morceaux sont bons, avec des thèmes d’orchestres pour les batailles marquantes. Là où le bât blesse, c’est dans le sound design assez pauvre, notamment pour les explosions qui font vraiment pétard mouillé. Autre point dommageable, la voix de Tanya qui est… particulière, un peu à l’image du générique de début qui a tendance à aller dans le très aigu. On s’habitue mais il faut aimer !

Les voies du Seigneur sont impénétrables, mais sans doutes pas autant que celle des Japonais... En effet, qui d'autre aurait pensé à créer un univers où une loli magicienne, réincarnation d'un salaryman combattrait aux côtés de l'armée allemande durant la Seconde Guerre Mondiale, tout en affrontant son destin dicté par une entité supérieure ? Cette idée, on la doit à Carlo ZEN, auteur du light novel Yôjo Senki dont l'oeuvre a été adaptée en série d'animation par le Studio NuT et qui est disponible chez nous en VOD depuis janvier 2017 sur Crunchyroll. On suivra donc Tanya, une jeune fille…

Maudit Être X !

Histoire - 64%
Character design - 59%
Réalisation - 70%
Animation - 55%
Son - 60%
Dans son genre - 61%

62%

Lolita complexe

Yôjo Senki - Saga of Tanya the Evil est une oeuvre militaire moins malsaine qu'elle ne le prétend mais qui contient de très bons moments d'action et de stratégie. Elle souffre cependant d'une réalisation inégale sur certains éléments mais fera plaisir à l’œil sur de nombreux aspects, il ne faut juste pas être allergique aux "lolis".




A propos de Ithaqua

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