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© 2014 ISHIDA Sui / Pierrot Co.,Ltd.

Tokyo Ghoul – Saison 1

Tokyo Ghoul – Saison 1 Éditeur : @Anime
Titre original : Tokyo Ghoul
Créateur original : Sui ISHIDA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : STUDIO PIERROT
Réalisateur : Shuhei MORITA
Character designer : Kazuhiro MIWA
Site officiel

À Tokyo, sévissent des goules, monstres cannibales se dissimulant parmi les humains pour mieux s’en nourrir. Étudiant timide, Ken Kaneki est plus intéressé par la jolie fille qui partage ses goûts pour la lecture que par ces affaires sordides, jusqu’au jour où il se fait attaquer par l’une de ces fameuses créatures. Mortellement blessé, il survit grâce à la greffe des organes de son agresseur… Remis de son opération, il réalise peu à peu qu’il est devenu incapable de se nourrir comme avant et commence à ressentir un appétit suspect envers ses congénères. C’est le début d’une descente aux enfers pour Kaneki, devenu malgré lui un hybride mi-humain, mi-goule. 

Si vous cherchez un anime pour vous ouvrir l’appétit, passez votre chemin, à moins que vous n’ayez des goûts culinaires particuliers et si c’est le cas, ma foi, j’espère ne pas être l’un de vos voisins. Dans tous les cas, rassurez-vous, cet anime n’est pas réservé qu’aux déviants, tous peuvent apprécier le mordant de cette série.

Tokyo Ghoul, du manga de Sui ISHIDA est un anime réalisé par le Studio Pierrot (Bleach, Naruto, Yona Princesse de l’aube… la liste est longue), diffusé dans un premier temps par Wakanim et édité au format DVD/Blu-ray par @Anime. Vous plongerez dans un thriller sombre et morbide (et très violent) qui vous mènera à un bain de sang mais pas à une montagne de cadavres, ceux-ci ayant été dévorés au préalable.

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© 2014 ISHIDA Sui / Pierrot Co.,Ltd.
La série sera donc sombre. En même temps, l’anthropophagie est peu à même d’amener rire et légèreté. On y découvrira le monde des goules, espèce subissant légitimement la haine et la crainte des humains mais aussi leur intégration (sociale ou dans leur estomac). Bien sûr, toutes ne sont pas identiques. Il y a celles qui aiment les humains (pas en tant que casse-croûte), celles qui adorent les humains (là en tant que casse-croûte) et celles qui s’en fichent un peu (mais qui ont besoin d’un casse-croûte).
On a donc toute une galerie forte de personnages affamés hauts en couleurs où, même si certains sont un peu clichés (une goule voulant s’intégrer au monde des humains ou un inspecteur dévoué à son travail), leur développement et les dialogues les rendent tous très appréciables, même le héros Ken ! Pourtant, le faire passer de pleurnichard à responsable semblera vraiment laborieux…
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© 2014 ISHIDA Sui / Pierrot Co.,Ltd.

Le scénario suit celui du manga mais est simplifié pour que cette saison puisse contenir les sept premiers tomes de la série, en éludant beaucoup de détails, modifiant la chronologie de certains arcs et en minimisant certains passages qui finissent par devenir un peu forcés. Dans d’autres cas, l’anime rajoute du contenu par rapport au manga pour mieux introduire certains personnages et autres événements importants.

On a l’exemple de Yamori, personnage qui n’arrive que très tard dans le manga. Ce dernier, presque amical lors du premier contact, dévoile plus tard son sadisme alors que dans l’anime, il n’est rien de plus qu’une apparition récurrente et brutale, symbole de la violence du monde des goules.

En soit, ce n’est pas un mal. Toute adaptation du manga qu’il soit, un anime reste une œuvre à part entière qui doit se suffire à elle-même et dans ce cas précis, c’est une réussite. De plus, l’intrigue du manga étant de qualité, celle de la série l’est tout autant, dans sa similarité comme dans sa différence.

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© 2014 ISHIDA Sui / Pierrot Co.,Ltd.

Concernant l’animation, elle est de bonne facture, avec des combats dynamiques, même si, pour d’autres scènes, il y a un manque de détails flagrant. Cependant, là où l’on retiendra surtout Tokyo Ghoul, c’est au niveau de ses ambiances.

On vous l’a déjà dit, c’est une série sombre. S’il n’y avait ni le scénario, ni les images sanglantes (que techniquement la version télé n’avait pas, mais c’est autre chose), nous le saurions grâce aux ambiances et à la mise en scène qui permettent de faire ressentir au spectateur toute l’horreur et l’angoisse du moment. Cet effet est renforcé par une bande son plus discrète mais qui sait se faire remarquer lors des passages clés. Mention spéciale pour le dernier épisode, superbement réalisé, qui vous donnera des frissons tout le long (âmes sensibles s’abstenir, c’est quand même très violent).

Après avoir parlé de la série, attaquons-nous à son édition physique. Pour la « modique » somme de 54,95€ (prix habituel de l’éditeur, voir un peu plus cher), nous avons la série dans une boite rigide avec dorure rouge du plus bel effet et recouvert d’un fourreau en PVC changeant le visages des personnages dessinés (même si pour moi il y a décalage, gênant dans le détail).

Les épisodes sont au format 16/9 et répartis sur trois DVD joliment gravés dans une pochette cartonnée pliante décorée à l’intérieur par des croquis, entre autres, des personnages féminins en maillot de bain (un brin d’érotisme heureusement absent de la série) et à l’extérieur, des illustration de personnages plus ou moins emblématiques. Ils contiennent les douze épisodes (non censurés, c’est un argument de vente) ainsi que les opening et ending nettoyés (sans crédits), les spots télé japonais et… c’est tout ! Sachant que plusieurs OAV ont vu le jour, c’est un peu dommage…

À côté de ça, on trouvera un guide book de quatre-vingt pages contenant un résumé des épisodes et des personnages, des illustrations et surtout une interview intéressante du réalisateur Morita SHUHEI, expliquant ses choix de mise en scène et de réalisation.

La VF est bien présente, comme toujours chez cet éditeur. Si vous avez acheté d’autres séries de leur catalogue, vous remarquerez que les mêmes voix reviennent régulièrement. C’est normal puisque c’est presque toujours le même studio qui est chargé de ce travail et force est de constater qu’il y a un bel effort sur le doublage.

Les voix sont bonnes, celle de Kaneki fait un peu gamin indécis mais cela correspond bien au personnage. Gros coup de cœur pour Nathalie BIENAIME et Frédéric SAUTERELLE, respectivement les voix de Lize Kamishiro et de Jason qui, pour la première, donne presque envie de se faire boulotter et, pour le second, rend le personnage incroyablement classe et sadique.

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© 2014 ISHIDA Sui / Pierrot Co.,Ltd.
Si vous cherchez un anime pour vous ouvrir l’appétit, passez votre chemin, à moins que vous n'ayez des goûts culinaires particuliers et si c'est le cas, ma foi, j'espère ne pas être l'un de vos voisins. Dans tous les cas, rassurez-vous, cet anime n'est pas réservé qu'aux déviants, tous peuvent apprécier le mordant de cette série. Tokyo Ghoul, du manga de Sui ISHIDA est un anime réalisé par le Studio Pierrot (Bleach, Naruto, Yona Princesse de l'aube... la liste est longue), diffusé dans un premier temps par Wakanim et édité au format DVD/Blu-ray par @Anime. Vous plongerez dans un thriller sombre et…

Sombre et savoureux

Histoire - 68%
Character design - 59%
Réalisation - 75%
Animation - 55%
Son - 67%
Edition - 60%
Dans son genre - 61%

64%

Hors d'oeuvre

En plus des qualités intrinsèques de la série, si vous acceptez d'y mettre le prix, vous vous retrouverez avec un bel objet qui trônera fièrement dans votre collection. Seul petit bémol, l'absence des OAVs qui n'ont pas l'air d'être non plus dans le coffret de la saison deux...

A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

Un commentaire

  1. Super article! C’est sûrement le premier que j’ai pu lire qui n’oublie pas de mentionner la bande son qui colle tellement bien avec l’ambiance et l’univers de l’anime. Je suis assez d’accord avec tout le reste également. J’ai particulièrement apprécié les scènes de combat et le dernier épisode est une petite perle à mes yeux.

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