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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

The Irregular at Magic High School

The Irregular at Magic High School Éditeur : Wakanim
Titre original : Mahôka Kôkô no Rettôsei
Créateur original : Sato TSUTOMU
Format : Série TV
Episode(s) : 26
Durée : 24 min
Studio : Madhouse
Réalisateur : Ono MANABU
Character designer : Ishida KANA
Site officiel

« La magie est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure. Tatsuya et Miyuki sont deux frère et sœur bien différents. L’aîné n’est pas très doué alors que Miyuki, sa petite sœur, semble n’avoir aucun défaut. Ensemble, ils décident de s’inscrire dans une école de magie renommée. Leurs journées paisibles vont prendre des allures chaotiques… »

Suite à l’annonce des éditions Ofelbe d’éditer en France le light novel The Irregular at Magic High School de Sato TSUTOMU, il nous semblait bon de revenir sur la série animée de 2014 produite par le studio Madhouse (Hunter x Hunter (2011), One Punch Man, Parasite), diffusée chez nous par Wakanim et maintenant accessible grâce à leur nouveau système d’abonnement.

L’histoire prend place dans un futur en proie aux conflits et aux tensions internationales.
Une minorité de la population est capable d’utiliser une technologie personnelle très avancée se rapprochant de la magie. Variant grandement en fonction de chaque utilisateur, elle se repose sur des phénomènes physiques et chimiques mais aussi sur la programmation très précise de logiciels gérant des objets canalisant la magie.

Cela vous paraît technique ? C’est le cas ! Ici, le concept de magie technologique ne se résume pas à un simple prétexte pour utiliser des super-pouvoirs mais chaque magie aura un mode d’emploi relié à son phénomène physique : par exemple, le durcissement n’est pas juste un pouvoir qui renforce un objet, c’est un positionnement relatif des atomes permettant d’accroître la cohésion moléculaire.

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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

C’est peut-être de l’ordre du détail, mais cette composante physique sera omniprésente dans la série et renforcera la cohérence de l’univers. De plus, deviner les procédés utilisés avant les explications du héros est particulièrement gratifiant pour le spectateur.

Nous verrons ce monde à travers les yeux de Tatsuya, élève au passé mystérieux, brillant pour la théorie mais avec de grandes lacunes en pratique même si cela ne l’empêche pas d’être incroyablement puissant du début à la fin.
C’est un personnage froid, calculateur et distant mais pas ennuyeux car il sait interagir avec le monde et sait plaisanter : il arrivera à retourner les taquineries de personnages féminins et à rire de sa relation avec sa sœur.

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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Autre personnage principal pourvu de grandes aptitudes et d’un immense amour fraternel : Miyuki, sœur de Tatsuya, aura un lien très important avec lui mais aussi avec leur famille et ses nombreuses intrigues.
On a là une situation familiale très complexe où nos deux héros tentent de vivre normalement malgré les difficultés. Même si elle est forte grâce à sa magie de glace, on aura trop tendance à la voir dépendre de son grand frère dans ses réflexions, ses combats ou même lorsqu’elle cherche une quelconque motivation.

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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Quant au reste des personnages secondaires, on trouve une majorité de filles composant le harem du héros, sans que ce soit racoleur. Elles seront attirées plus grâce à son charisme et son intelligence que par le désir de repeupler la planète, ce qui, par ailleurs, pourrait entraîner une mort par cryogénisation.

Les personnages féminins auront de la personnalité et leur mot à dire dans les combats. Il en sera de même pour les personnages masculins, moins nombreux mais quand même présents, puisqu’ils aident le héros et vont même évoluer au fil de l’histoire. C’est vraiment plaisant de n’avoir ici aucun faire-valoir ou clown dans l’entourage proche du héros.

Durant les vingt-six épisodes qui composent la série, on aura le droit à trois grands arcs dans lesquels évolueront nos protagonistes et même si les thèmes sont variés et intéressants (rapports sociaux, compétition, thèse, international…), au final ça fait peu.
À la vue du nombre d’épisode, l’histoire n’avance pas tant que ça, un compromis avec les explications techniques et le détail nécessaire pour développer les personnages.

Autre point dommageable, il n’y aura jamais vraiment d’échec ou de défaite pour les héros : aussi préparés et impitoyables que sont les ennemis (des organisations criminelles pour la plupart), ils oublient qu’ils ont affaire à de futurs mages militaires, notamment des élites, et se font rétamer assez facilement, ce qui fait qu’au point culminant des arcs, les combats manquent un peu de tension.

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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Heureusement, bien que rares, ces derniers sont bien animés. La série étant plus posée que nerveuse, ce qu’on a en terme d’animation est plus que correct : de puissantes images statiques, une bonne impression de dynamisme, des enchaînement de coups à vive allure…
De plus, les effets de lumière apportés par l’invocation des sorts sont très convaincants et renfoncent le côté mystique et technologique de la magie.

Par contre, côté graphique, on notera des décors assez passe-partout, jolis et bien travaillés, mais qu’on pourrait trouver dans plein d’autres œuvres. Cependant, il faut avouer que notre concentration portée sur les dialogues et les diverses explications nous fait moins remarquer l’environnement graphique.
On trouvera un style plus marqué au niveau des personnages, sobres et disposant d’une identité visuelle propre (plus pour les filles que pour les garçons, une fois de plus…).

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© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

La production a aussi utilisé un peu de 3D et c’est assez réussi pour les véhicules, certaines armes et les armures, mais on a l’impression d’avoir affaire à une foule playmobil/lego quand elle a été choisie pour représenter les foules.

Au niveau musique, on aura le droit à des morceaux électros se mariant étonnamment bien avec l’action, renfonçant le côté futuriste des combats. Les sorts auront de bons bruitages et les personnages des voix agréables, heureusement vu la quantité de texte présente !

Par le pouvoir magique de la science !

Histoire - 72%
Character design - 67%
Réalisation - 65%
Animation - 60%
Son - 71%
Dans son genre - 75%

68%

Magique

Une bonne adaptation d'une oeuvre très descriptive, offrant un bon univers et des personnages sympathiques en contre-partie d'une narration un peu lente. En tout cas, ça donne envie de voir ce que vaut le light novel !




A propos de Ithaqua

Si c’est sombre, glauque ou tout mignon, j’en fais mon affaire, tant qu’il y a quelque chose derrière.

4 commentaires

  1. Un peu trop complaisante cette chronique.

    Le traitement de la magie est sympathique, mais de là à trouver de la technique, c’est être impressionné pour pas grand chose.

    • C’est technique dans le sens où des règles strictes sont établies, prenant en compte, entre autre, des conditions physiques.
      C’est pas quelque chose de compliqué ou d’incroyable, mais pour bien comprendre et deviner, il faut s’y pencher un peu, plus que dans d’autres animes où c’est juste « Boule de feu, éclaire, disparition … ». Pour le coup, j’ai apprécié et c’est totalement assumé.

  2. « Autre point dommageable, il n’y aura jamais vraiment d’échec ou de défaite pour les héros…. »

    Bien qu’il ne s’agissait que d’un simple combat d’entrainement, Tatsuya s’est tout de même fait laminer par son professeur, Kokonoe-sensei.
    Shizuku a été battue par Miyuki lors de la Compétition des 9 Ecoles.
    Erika et Leo ont aussi été vaincus par Lu Gonghu lors des 2 derniers épisodes, c’est Mayumi qui a donné le coup final.

    Après, le point des « défaites » et « échecs » arrive surtout par la suite, dès l’arc « Visiteur »… ce qui n’a malheureusement pas été adapté en anime.

    Concernant l’anime, je suis d’accord que beaucoup de choses n’ont jamais été expliquées correctement, probablement à cause du nombre d’épisodes. Il aurait fallu une seconde saison au préalable pour que les détails soient présents.
    Le LN est là pour combler les vides, heureusement.

    • Oui c’est vrai qu’il y a ces moments là, après j’entendais plus perdre un combat et non pas avoir deux combattants hors jeu et gagner quand même. Ce qui a péché pour moi c’est de l’avoir revu en connaissant le dénouement, du coup même les potentielles pertes ont manquées de tension.
      Comme tu dis, heureusement il y a le LN et j’ai hâte de le découvrir en France.

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