Publicité


sword_gai_the_animation_Couverture
©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

Swordgai the Animation

Swordgai the Animation Éditeur : Netflix
Titre original : Sword Gai the Animation
Créateur original : Toshiki INOUE
Format : OAV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : DLE Inc, Production I.G.
Réalisateur : Takahiro IKEZOE
Character designer : Atsuko NAKAJIMA
Site officiel

Dans notre existe des épées ayant tellement versé de sang qu’elles en deviennent maudites, possédant leur propriétaire et les transformant en machine à tuer. Gaï, orphelin recueilli par un maître forgeron est lié de près à une de ces épée qui l’entraînera dans un monde sanglant.

Avant de regarder une série, il est intéressant de consulter les auspices pour voir s’ils ne sont pas funestes, comme par exemple le fait que la publication du manga Swordgai a été arrêtée au bout du cinquième tome sur les six qui composent la série. N’oublions pas non plus que le succès ou non d’une œuvre ne détermine pas sa qualité et qu’une bonne adaptation peut revaloriser une mauvaise œuvre.

Swordgaï the animation est une série d’ONA édité par Netflix, sortie le 23 mars 2018, d’après le manga Swordgaï anciennement édité aux éditions Delcourt/Tonkam, dont la production a été confiée aux studios DLE Inc et Production IG.

Dans un monde où les épées peuvent devenir maléfiques, possédant des innocents et perpétrant des carnages, des guerriers tentent de protéger le monde en les utilisant. Gaï, jeune forgeron lié à un sabre maudit, devra rejoindre le conflit.

La série a une construction un peu spéciale : les premiers épisodes se concentrent sur Gaï et son histoire pour nous introduire l’univers, puis il y a un gros trou composé d’histoires d’épées maudites et de personnes liées et enfin on retourne sur Gaï et la trame principale. Cela trouble notre perception du temps et ralentit le déroulement de l’histoire, sans pour autant que les épisodes paraissent vides ou inintéressants (pour la plupart).

sword_gai_Image_2
©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

La partie épisodique a le mérite de raconter des histoires intéressantes utilisant bien les éléments de l’univers pour former des tragédies, que ce soit sur les effets des armes maudites ou sur les combattants au destin peu joyeux. Cependant, ce format fait plus office de remplissage et ne fait pas avancer l’intrigue.
Cette dernière se réveille vers la fin et se rappelle avoir commencé quelque chose autour du personnage de Gaï et essaye de continuer. Si le début de son histoire était une bonne introduction à l’univers avec cette ambiance un peu sombre et mystique de malédiction et de shinto, la suite se perd avec des personnages clichés, inutiles et pénibles se finissant sur un pseudo-climax capillotracté.

sword_gai_Image_4
©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

Ce dernier arc est vraiment malvenu car jusqu’à présent, on avait des personnages sympathiques qui s’éloignaient du cliché et dont on comprenait le fardeau (même pour le héros qui avait l’air ambivalent), ce qui permettait presque de sauver la série de son animation catastrophique.

Graphiquement, on a un bon style, plus anguleux et épais de la moyenne, qui est en adéquation avec le ton plus sombre et guerrier de la série dont il résulte un bon character design qui donne de la personnalité sans être trop exubérant, même s’il a un peu trop tendance à forcer les traits de démence. Là où le graphisme ne va pas, c’est au niveau des armes, si on excepte les katana, simples mais classes, le design des armes est kitch au possible, les rendant plus risibles qu’épiques.

sword_gai_Image_1
©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

Vient alors le plus gros problème de la série : quelle est la partie la plus importante dans une série d’action ? C’est évidemment l’action et, par extension, l’animation et celle de la série aurait pu être acceptable si elle était sortie en 2005, malheureusement nous sommes en 2018 et ça fait mal à voir. Pas une seule scène d’action n’est correcte et les raisons ne manquent pas. Quand le mouvement n’est que suggéré par la démonstration du début et de la fin de l’action (le milieu n’étant qu’un plan fixe d’un mur, d’une ombre ou d’un plan noir) ça passe, mais quand il s’agit de la même chose sur des personnages fixes sur lesquels on rajoute un effet (lumière ou sang), ça fait pauvre.
De plus, quand des scènes sont animées, soit cette animation n’a aucune force et est grossière, soit il s’agit de boucles ou de personnages frappant la caméra. Les chorégraphies ne sont pas en reste niveau médiocrité et de poncifs avec des coups d’épées garde contre garde, des blocages durant une éternité, des sauts de cabris inutiles et des rayons lasers.
On a aussi le droit à de la 3D pour les transformations, jolie et qui aurait pu sauver l’animation si elle avait été mieux exploitée, même si  le concept d’armures n’est pas spécialement intéressant.

sword_gai_Image_3
©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

Tout cela pour dire que, malgré quelques qualités scénaristiques et graphiques, la série est entièrement détruite par son animation car c’est une série d’action. S’il s’agissait d’une comédie, une faible qualité d’animation aurait eu moins d’impact (comme Ultimate Otaku Teacher anciennement sur ADN, même si les autres points de la série suffisent à la saborder).
Ce n’est pas non plus l’ambiance musicale qui sauvera la série, la bande originale se faisant très vite oublier.

"La fin est proche"

Histoire - 51%
Character design - 63%
Réalisation - 47%
Animation - 25%
Son - 50%
Dans son genre - 18%

42%

Gaï

Swordgai the animation est une série correcte sur de nombreux points mais qu'une animation désastreuse rend vraiment mauvaise, et le pire dans l'histoire, c'est qu'une seconde saison arrive dans l'année...




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.